Une photo postée par des opposants syriens sur la page Facebook S.N.N. "Russie, tes armes tuent nos enfants", peut-on lire sur la pancarte que tient cet enfant.
La Turquie pourrait songer à offrir l'asile à la famille du président syrien Bachar al-Assad dont le pays est secoué par un mouvement de contestation sanglant depuis mars 2011, a affirmé le président turc Abdullah Gül, cité jeudi par la presse turque.
"Il n'y a rien de tel pour l'instant", a répondu M. Gül à des journalistes qui lui demandaient si la Turquie serait éventuellement prête à accueillir les membres de la famille du leader syrien si ces derniers le demandaient, rapporte le journal Radikal. "Mais si une telle demande nous est faite, évidemment nous l'étudierons", a-t-il ajouté.
Ankara a rompu avec son ancien allié syrien du fait de la répression violente des manifestations, qui a fait plus de 6.000 morts.
Mercredi, des sources occidentales ont révélé que les Etats-Unis, des gouvernements européens et des Etats arabes sont en contact sur un possible exil pour Bachar el-Assad.
"Nous entendons que certains pays ont proposé de l'accueillir s'il devait choisir de quitter la Syrie", a dit sous couvert d'anonymat un haut responsable de l'administration Obama. Mais avant cela, il faudrait régler la question d'une forme d'immunité pour le président syrien, comme cela a été fait pour le président yéménite Ali Abdallah Saleh, qui a quitté son pays. "Au final, ces questions seront tranchées par le peuple syrien de conserve avec les partenaires régionaux et internationaux", poursuit-il.
Trois pays seraient disposés à accueillir Assad sur leur sol pour tenter de mettre un terme à la crise sanglante que traverse la Syrie depuis dix mois. Selon deux sources, aucun Etat européen ne serait prêt à héberger le président syrien. Les Emirats arabes unis seraient en revanche ouverts à cette idée.
Pressions diplomatiques
A ce stade de la crise syrienne, aucun signe ne suggère toutefois qu'Assad serait prêt à quitter son pays. Le 10 janvier, il a réaffirmé qu'il ne démissionnerait pas et a promis de frapper "les terroristes d'une main de fer". Son régime a également rejeté l'appel que lui ont lancé les pays de la Ligue arabe, qui l'ont exhorté le 22 janvier à se démettre de ses fonctions et à transférer ses pouvoirs à un vice-président.
Mais la pression diplomatique s'est accentuée ces derniers jours, la Ligue arabe se tournant vers le Conseil de sécurité des Nations unies.
Depuis des semaines, la Maison blanche affirme que les jours d'Assad sont comptés. Il n'est pas certain cependant que les discussions en cours visent à donner au président syrien une dernière chance de placer sa famille et lui-même à l'abri d'un éventuel destin à la Mouammar Kadhafi, traqué et tué l'an dernier en Libye.
L'initiative pourrait en revanche avoir pour objectif d'ouvrir un front au sein du premier cercle de personnalités entourant Assad.
Les différentes sources contactées soulignent que les discussions n'en sont qu'à un stade préliminaire et qu'aucun plan n'a encore été arrêté.
Sur le terrain, une grève générale a été observée jeudi à Hama pour la commémoration du massacre commis par le régime dans cette ville du centre de la Syrie en février 1982, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Le massacre avait coûté la vie à des dizaines de milliers de civils, indique l’organisation basée à Londres.
"Plusieurs rues de la ville ont été repeintes en rouge et sur les norias de Hama on a tagué +Hafez est mort et Hama n'a pas disparu+", indique l'OSDH dans un communiqué.
Construites sur les bords de l'Oronte il y a près de 1.000 ans, les fameuses norias de Hama sont des roues à eau qui permettent d'irriguer les jardins de la ville et d'apporter de l'eau à ses habitants.
Le 30ème anniversaire du massacre de Hama a également été commémoré à Damas et dans ses provinces, selon des vidéos postées par des militants.
Dans la capitale, les manifestants, en majorité des adolescents, sont partis du quartier Al-Maydane et se sont dirigés vers la place de la Liberté où ils ont été attaqués par les services de sécurité, d'après une vidéo postée sur YouTube par un groupe de militants baptisé Conseil de la révolution.
A Daraya, dans la province de Damas, des vidéos montraient également des manifestations d'étudiants, dont de nombreuses filles.
Armes russes
Alors que plusieurs pays membres du Conseil de sécurité pressent Moscou d'accepter une résolution contre le régime syrien et que la répression s'aggrave, le vice-ministre russe de la Défense, Anatoli Antonov, a affirmé jeudi que son pays va continuer d'exporter des armements à la Syrie. "A ce jour, il n'y a aucune restriction sur les ventes d'armes, et nous devons remplir nos obligations" vis-à-vis de Damas, a déclaré M. Antonov, cité par les agences russes.
Allié de la Syrie depuis la période soviétique, la Russie a réaffirmé à plusieurs reprises qu'elle poursuivrait ses ventes d'armes à Damas en dépit des critiques de certains pays occidentaux, notamment les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait déclaré mardi à la télévision australienne que Moscou remplissait ses "obligations commerciales contractuelles" vis-à-vis de la Syrie, assurant que les armes vendues à Damas n'étaient pas utilisées contre les manifestants.
Fuite : "Certains observateurs ont pensé que leur visite en Syrie était un voyage d’agrément"
Dans la presse : Nasrallah sera tenu responsable de ses actes "devant les tribunaux révolutionnaires" syrien, avertit l'ASL
"Il n'y a rien de tel pour l'instant", a répondu M. Gül à des journalistes qui lui demandaient si la Turquie serait éventuellement prête à accueillir les membres de la famille du leader syrien si ces derniers le demandaient, rapporte le journal Radikal. "Mais si une telle demande nous est faite, évidemment nous l'étudierons", a-t-il ajouté.
Ankara a rompu avec son ancien allié syrien du fait de la répression violente des manifestations, qui a fait plus de 6.000 morts.
Mercredi, des sources occidentales ont révélé que les Etats-Unis, des gouvernements européens...



NON ! M Jabbour, vous ne pourrez pas ME dire la même chose, à moins que vous ne décidiez de troquer vos affabulations quotidiennes -somme toute anodines- et auxquelles nous nous sommes d'ailleurs accoutumés, par des propos mensongers, médisants et calomnieux. Vous ne vous en sortirez pas grandi.
13 h 40, le 02 février 2012