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Nos lecteurs ont la parole

Salaire ou ma’ach

Si le mot salaire vient du latin salarium et son origine remonte à une « allocation en monnaie qui permettait aux soldats des légions romaines d’acheter un peu de sel pour conserver leur ration les jours où elle abondait en viande », chez nous malheureusement ni sel ni viande ne sont plus à la portée du petit employé, et le mot est devenu dans notre jargon libanais synonyme de ma’ach (impossible de survivre), quand, passés les premiers dix jours du mois, tout s’évapore et les dettes commencent à s’amonceler. Face à cette crise et avec l’échec cuisant – par trois fois – de notre gouvernement dans son examen de passage pour sortir le pays de l’impasse, pourquoi ne pas penser à des alternatives comme une taxe sur l’immobilier. Celle-ci pourra au moins assurer une partie des grosses indemnités prévues et sauver aussi la nouvelle loi sur les loyers. Par ailleurs, une hausse imminente de la TVA représentera un grave handicap pour la croissance, qui repose pour l’essentiel sur la consommation, et donc pour l’emploi. Enfin, l’écart entre les hausses mesurées par les instances gouvernementales et le vécu des salariés a donné lieu à un litige sans fin. Il est urgent de relever le niveau des salaires en améliorant et d’une façon sérieuse cette fois les garanties dont disposent les employés et que le gouvernement ne veut pas discuter, encore moins reconnaître.

Antoine SABBAGHA
Si le mot salaire vient du latin salarium et son origine remonte à une « allocation en monnaie qui permettait aux soldats des légions romaines d’acheter un peu de sel pour conserver leur ration les jours où elle abondait en viande », chez nous malheureusement ni sel ni viande ne sont plus à la portée du petit employé, et le mot est devenu dans notre jargon libanais synonyme de ma’ach (impossible de survivre), quand, passés les premiers dix jours du mois, tout s’évapore et les dettes commencent à s’amonceler. Face à cette crise et avec l’échec cuisant – par trois fois – de notre gouvernement dans son examen de passage pour sortir le pays de l’impasse, pourquoi ne pas penser à des alternatives comme une taxe sur l’immobilier. Celle-ci pourra au moins assurer une partie des grosses indemnités prévues et...
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