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Nos lecteurs ont la parole

Pour ou contre l’application des lois

Joseph W. ZOGHBI
Tollé général contre le ministre Charbel Nahas parce qu’il a voulu et veut toujours appliquer les lois. Le fameux « maaleich » du Libanais (voir L’Orient-Le Jour du 2 février 2010, page 5) ne nous a conduits qu’à l’état d’anarchie politico-administrative dans laquelle nous nous débattons. Le tollé est occasionné par la loi sur le réajustement des salaires. Alors que les salaires ne sont pas indexés sur l’inflation depuis belle lurette sans que ni gouvernements successifs ni syndicats n’y trouvent à redire, c’est justement le ministre qui est venu donner un coup de pied dans la fourmilière pour faire bouger les choses et rendre aux salariés leurs droits. Dans les pays démocratiques développés, l’indexation des salaires sur la cherté de la vie est automatique alors qu’au Liban, les gouvernements et les syndicats dormaient d’un profond sommeil. De deux choses l’une, ou bien ils étaient en parfaite entente sur la question ou bien ils ne jugeaient pas bon de faire le travail correctement.
Le ministre Nahas a fait bouger les choses ; il s’est « mouillé la chemise », lui. S’il est aux affaires, c’est pour travailler. En fait c’est ce que je constate depuis qu’il est au gouvernement. Il est aussi un homme intègre, intelligent, rigoureux et actif. N’oublions pas qu’il a contribué à transformer le secteur des Télécoms en jetant les bases de son intégration dans la modernité.
On peut critiquer un ministre sur sa prestation et son travail, mais jamais sur son souci d’appliquer les lois et de suivre les normes. Le ministre Nahas est le genre d’hommes qu’il nous faut dans ce pays. Il y a beaucoup d’hommes intègres intelligents mais qui ne sont ni rigoureux ni actifs. Il y a plein d’hommes intelligents, rigoureux et actifs mais qui ne sont pas intègres. Rares sont les personnes qui réunissent les quatre qualités.
Je suis sidéré par les propos de ceux qui tentent d’initier un débat démocratique sur une affaire aussi importante socialement que celle des salaires, pour des motifs personnels ou partisans, comme s’il s’agissait d’un match dans lequel chacun cherche à marquer des points et surtout de faire fi de l’application des lois.
Nous ne nous lasserons jamais de le répéter ; l’application des lois est l’élément essentiel pour arriver à la justice et pour amener la sérénité dans ce pays. Quand les citoyens vivront dans un pays où la justice règne, où elle est vraiment aveugle, les tensions sociales diminueront considérablement, car le sentiment d’injustice disparaîtra.
Ne pas faire le travail dans les normes fait naître immanquablement, à terme, des problèmes plus ou moins graves. Si nous sommes mécontents des lois, nous pouvons toujours les changer dans l’hémicycle mais jamais nous ne devons les transgresser. Ce sont nos seules protections contre l’anarchie. Celui qui trouve un avantage à passer outre la loi pour une raison déterminée trouvera toujours quelqu’un qui en fera de même à ses dépens. La solution est donc l’application stricte des textes et l’assainissement de la vie politique viciée par le fameux « maaleich ».

Joseph W. ZOGHBI
Tollé général contre le ministre Charbel Nahas parce qu’il a voulu et veut toujours appliquer les lois. Le fameux « maaleich » du Libanais (voir L’Orient-Le Jour du 2 février 2010, page 5) ne nous a conduits qu’à l’état d’anarchie politico-administrative dans laquelle nous nous débattons. Le tollé est occasionné par la loi sur le réajustement des salaires. Alors que les salaires ne sont pas indexés sur l’inflation depuis belle lurette sans que ni gouvernements successifs ni syndicats n’y trouvent à redire, c’est justement le ministre qui est venu donner un coup de pied dans la fourmilière pour faire bouger les choses et rendre aux salariés leurs droits. Dans les pays démocratiques développés, l’indexation des salaires sur la cherté de la vie est automatique alors qu’au Liban, les gouvernements et...
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