Je crois qu’il n’y a plus de mots qui décrivent les sentiments que nous éprouvons devant tant d’insultes et de mépris. Il n’y a plus d’adjectifs qui expliquent ce ras-le-bol devant tant de dédain et d’arrogance. Il n’y a plus de qualificatifs qui démontrent toute cette révolte intérieure que nous ressentons face à tant de décadence et d’indignité. Si, il reste peut-être encore un mot. Un seul, qui peut expliquer notre état d’âme et notre dégoût : la honte. Oui, général. La honte devant tous vos mots, vos contre-vérités et vos discours. La honte d’avoir à subir tous les jours votre lot de haine, d’insultes et de rancœur. La honte de savoir que nous sommes menés par des chefs qui conjuguent le verbe haïr à tous les temps. La honte de l’exemple de leader et de responsable que vous donnez à nos enfants. La honte de l’insulte que vous leur faites en voulant effacer de leur mémoire et de leur histoire cette révolution qu’ils ont bâtie avec tant de fierté. La honte devant ces martyrs qui ont payé de leur vie notre liberté et que vous dénigrez si aisément. La honte face à ces autres qui vivent encore, mutilés, meurtris, blessés, et que vous insultez. La honte devant ces soldats que vous avez laissé tomber sans une pensée, sans un remords, eux qui avaient placé leur vie entre vos mains. Oui, général, j’ai honte de dire que vous avez été notre idole, notre mentor et notre espoir. J’ai honte d’avoir tant espéré de vous. J’ai honte d’avoir pu un jour vous admirer et vous écouter. J’ai honte d’avoir été si dupe. Et s’il y a quelqu’un qui doit envahir la rue, s’il y a quelqu’un qui doit descendre crier son ras-le bol et son dégoût, c’est bien ce peuple, général. Pas vous et vos alliés. Ce peuple qui criera « basta ! » à toute cette mascarade. « Basta » à tout ce mépris, ce dédain, ces insultes. Réveillez-vous, général, avant qu’il ne soit trop tard. Réveillez-vous avant que la rue ne se réveille.
Je crois qu’il n’y a plus de mots qui décrivent les sentiments que nous éprouvons devant tant d’insultes et de mépris. Il n’y a plus d’adjectifs qui expliquent ce ras-le-bol devant tant de dédain et d’arrogance. Il n’y a plus de qualificatifs qui démontrent toute cette révolte intérieure que nous ressentons face à tant de décadence et d’indignité. Si, il reste peut-être encore un mot. Un seul, qui peut expliquer notre état d’âme et notre dégoût : la honte. Oui, général. La honte devant tous vos mots, vos contre-vérités et vos discours. La honte d’avoir à subir tous les jours votre lot de haine, d’insultes et de rancœur. La honte de savoir que nous sommes menés par des chefs qui conjuguent le verbe haïr à tous les temps. La honte de l’exemple de leader et de responsable que vous donnez à...
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Merci Lamia .... Je vais partager sans modération et j’espère que Monsieur Jabbour aura le temps de le lire entre une insulte et une autre.
18 h 51, le 01 février 2012