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À La Une - Liban

Pour le gouvernement, un nouveau test d’endurance

La réunion du Conseil des ministres ne sera pas de tout repos aujourd’hui, puisque le gouvernement devra faire face une fois de plus à un test d’endurance en s’attaquant successivement aux dossiers épineux de l’électricité, des télécoms et des frontières libano-syriennes.

Point n’est besoin de prédire le climat qui devrait marquer la séance du Conseil des ministres d’aujourd’hui, tant les sujets à polémiques qui ponctuent la scène politique depuis plusieurs jours sont nombreux et susceptibles de se répercuter sur les discussions au sein du gouvernement.

 

Consacrée en principe à l’examen du budget et du dossier de l’électricité, la réunion du gouvernement pourrait voir son ordre du jour modifié en dernière minute et le projet du budget écarté au profit de l’interminable discussion sur le moyen de financer le projet de l’électricité qui continue de faire des vagues au sein du même gouvernement. Rappelons que la discussion autour de la problématique de ce financement ne fait que reprendre de plus belle puisque c’est ce même point d’achoppement qui avait à l’origine retardé de plusieurs semaines l’adoption de la décision qui avait donné le feu vert à Gebran Bassil pour aller de l’avant dans le règlement du problème de l’électricité.

Retour aujourd’hui à la case départ et à la controverse sur la question de savoir s’il faut oui ou non recourir aux fonds arabes et internationaux pour financer le projet – recours auquel est opposé le ministre de l’Énergie – ou bien puiser dans le Trésor. C’est sur ce point précis que M. Bassil a voulu élaborer hier, en rappelant que le recours aux fonds étrangers suppose, selon lui, un long et fastidieux parcours qu’un projet à caractère d’urgence comme celui de l’électricité ne saurait supporter.

 

C’est d’ailleurs pour prévenir toute controverse en Conseil des ministres et pour paver la voie à une éventuelle entente que le chef de l’État a reçu hier le ministre de l’Énergie avec lequel il a évoqué les plans en gestation et les moyens de trouver une solution immédiate au problème de rationnement électrique qui continue d’alimenter la fronde populaire. Celle-ci s’est encore manifestée hier par des barrages routiers sauvages à l’aide de pneus brûlés au niveau de Nabatiyeh et par des slogans hostiles à l’EDL. Une chose est sûre, le gouvernement semble déterminé à prendre le taureau par les cornes et à trouver une issue au dossier de l’électricité coûte que coûte. Des décisions fermes seraient donc à attendre aujourd’hui.

 

Le chef de l’État a également conféré avec le directeur général des FSI ainsi qu’avec le ministre de l’Intérieur au sujet de la situation sécuritaire, un problème revenu en force à l’ordre du jour avec l’affaire des données des télécoms liée à la tentative d’attentat déjouée contre Achraf Rifi et Wissam Hassan, et que le ministère des Télécoms aurait rechigné à livrer au ministre de l’Intérieur. Le débat, qui se renouvelle d’ailleurs toutes les fois qu’il est question d’obtenir des données de ce type, se situe au niveau des autorités habilitées à contrôler le Centre de surveillance électronique des appels téléphoniques du réseau fixe qui, pour l’instant, reste exclusivement sous la tutelle de Nicolas Sehnaoui. Les sources de l’opposition soutiennent l’idée que le centre, auquel devrait être rattaché le réseau de téléphonie mobile également, devrait plutôt relever du ministère de l’Intérieur, chargé en premier et dernier lieu de la sécurité du pays. C’est sur ce point précis que compte tabler le camp du 14 Mars qui se prépare déjà, via ses députés, à faire campagne au Parlement.

 

Le gouvernement est également appelé à plancher sur un sujet autrement plus délicat, celui du dossier des multiples violations syriennes qui continuent de faire des victimes du côté libanais des frontières et auquel le ministre de l’Intérieur semble désormais prêt à s’attaquer, à en croire des sources proches de M. Charbel. Le Conseil des ministres sera précédé à ce propos d’une réunion du Conseil de sécurité conjoint libano-syrien qui planchera sur les moyens de contrôler les frontières et d’empêcher les débordements.

 

Les attaques lancées il y a quelques jours par le chef du Courant patriotique libre ne seront pas tout à fait absentes de la réunion du gouvernement, une occasion que le chef de l’État entend saisir pour lancer un appel à une trêve verbale entre les différents protagonistes qu’il invitera à calmer le jeu.

 

Quant aux nominations et permutations diplomatiques – autre dossier qui sera soumis aux marchandages politiques –, elles seront une fois de plus reportées, probablement à la semaine prochaine, en tout cas « lorsque le dossier sera prêt à être examiné en Conseil des ministres », selon les propres termes du ministre des Affaires étrangères.

 

Point n’est besoin de prédire le climat qui devrait marquer la séance du Conseil des ministres d’aujourd’hui, tant les sujets à polémiques qui ponctuent la scène politique depuis plusieurs jours sont nombreux et susceptibles de se répercuter sur les discussions au sein du gouvernement.
 
Consacrée en principe à l’examen du budget et du dossier de l’électricité, la réunion du gouvernement pourrait voir son ordre du jour modifié en dernière minute et le projet du budget écarté au profit de l’interminable discussion sur le moyen de financer le projet de l’électricité qui continue de faire des vagues au sein du même gouvernement. Rappelons que la discussion autour de la problématique de ce financement ne fait que reprendre de plus belle puisque c’est ce même point d’achoppement qui avait à l’origine...
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