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À La Une - Repères

Ron Paul, ovni politique chez les Républicains

Joel Page/Reuters

Ron Paul, 76 ans, doyen des candidats républicains à la Maison Blanche, est un ovni politique dont les positions atypiques détonent parmi les conservateurs. Dépénaliser la drogue, fermer la banque centrale, ignorer l'Iran et réduire l'aide à Israël : ses idées soudain populaires donnent la migraine au parti républicain, qui ne sait comment gérer cet électron libre. Ce vieux routier de la politique n'en est pas à son coup d'essai: après 2008 et 1988, il fait campagne pour la troisième fois, ce qui constitue une autre rareté.

 

 

 

Ce gynécologue, élu du Texas (sud) à la Chambre des représentants depuis 1997, se veut en guerre contre l'omniprésence, à ses yeux, de l'Etat fédéral. Il prône la suppression de la Réserve fédérale, la banque centrale des Etats-Unis, et celle de cinq ministères, afin d'économiser l'argent public. Opposé à toute forme d'aide ou d'intervention militaire à l'étranger, il a voté en 2002 contre la guerre en Irak.

 

L'une de ses promesses phare cette année est d'abaisser le salaire du président des Etats-Unis à 39.000 dollars par an, soit le salaire moyen d'un Américain. Avec ce type de programme, il est parfois présenté comme le "parrain intellectuel" du "tea party", ce mouvement anti-impôts apparu en 2009, après l'élection du démocrate Barack Obama.

 

 

Scott Audette/Reuters

 

 

Il a dit...



 - "L'Iran n'a pas de bombe, il n'y a aucune preuve. Réagir avec excès et parler de bombarder l'Iran, c'est trop dangereux." (décembre 2011)

 

- "Je souhaite couper toutes les aides financières internationales. Je définis l'aide financière internationale comme étant le fait de prendre l'argent des pauvres des pays riches, pour le donner aux riches des pays pauvres. Nous ne pouvons plus continuer comme cela. Nous n’avons plus l'argent nécessaire." (décembre 2011)

 

- "Nous devrions honorer notre promesse de refuser toute vente d’armes qui mettrait en péril l'avantage militaire d'Israël dans la région. Mais nous devrions éviter d'interférer avec eux (les Israéliens). Nous ne devrions pas décider ce qu’Israël devrait ou ne devrait pas faire. Nous devrions arrêter d'acheter leur allégeance. Et Israël devrait arrêter de nous sacrifier, à nous ou à tout autre Etat, sa souveraineté d’Etat indépendant, peu importe si cela est motivé par de bonnes intentions." (décembre 2011)

 

- "La loi sur les droits civiques de 1964 (signée par Lyndon Johnson, elle met officiellement fin à la ségrégation raciale) n'a pas seulement violé la Constitution et réduit la liberté individuelle, elle a aussi échoué à atteindre ses objectifs de promotion de l’harmonie raciale et d’une société indifférente à la couleur de peau." (décembre 2011)

 


- "Je vois l'avortement comme un acte violent. A l'instar d'autres actes de violence, comme le meurtre, l'avortement doit être géré au niveau des Etats." (janvier 2012).

 

 

Ron Paul, raciste?

 

En décembre 2011, la presse américaine rappelle les propos racistes et anti-israéliens tenus dans les années 90 par le candidat républicain. Le New York Times a retrouvé des propos racistes et homophobes publiés dans les années 1990 dans des bulletins d'information qui appartenaient au candidat. Ces publications avaient pour titre Ron Paul Political Report, Ron Paul's Freedom Report, Ron Paul Survival Report et Ron Paul Investment Letter. Ces publications ont été diffusées à une époque où Ron Paul ne siégeait pas à la Chambre des représentants. Pour sa défense, le candidat a affirmé il y a quatre ans ne pas savoir qui avait écrit les passages controversés.

Il aurait dit...

 

-"Il suffit de penser à ce qui s'est passé après le 11 septembre. Avant même que l'on sache de quoi il retournait, la joie perçait dans l'administration parce que désormais on pouvait envahir l'Irak."

 

- "Pourquoi avons nous cet automatisme d'envoyer nos enfants et notre argent pour Israël? (...) L'Etat hébreu est un pays "agressif et national-socialiste." 

 

- " La journée de commémoration en hommage à Martin Luther King Jr., une journée de la haine du blanc."

 

 

 

"A Peaceful revolution", un clip de campagne... numérique


Une vidéo "apocalyptique" qui met en scène un Ron Paul numérique prononçant un discours pacifiste et anti-impérialiste tout en rappelant les fondamentaux de la Constitution américaine. "Je ne veux pas dominer le monde, la Constitution ne me donne pas l’autorité de diriger le monde".

 

 

Ron Paul sur Twitter @RonPaul

 

Ron Paul, 76 ans, doyen des candidats républicains à la Maison Blanche, est un ovni politique dont les positions atypiques détonent parmi les conservateurs. Dépénaliser la drogue, fermer la banque centrale, ignorer l'Iran et réduire l'aide à Israël : ses idées soudain populaires donnent la migraine au parti républicain, qui ne sait comment gérer cet électron libre. Ce vieux routier de la politique n'en est pas à son coup d'essai: après 2008 et 1988, il fait campagne pour la troisième fois, ce qui constitue une autre rareté.
 
 

 
Ce gynécologue, élu du Texas (sud) à la Chambre des représentants depuis 1997, se veut en guerre contre l'omniprésence, à ses yeux, de l'Etat fédéral. Il prône la suppression de la Réserve fédérale, la banque centrale des Etats-Unis, et celle de cinq ministères, afin...
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