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Liban

Réconciliation entre les familles politiques de Zahlé en l’absence de Marouni

Une réunion de réconciliation entre les différentes forces politiques s’est tenue hier à Zahlé à l’initiative de l’archevêque de Ferzol, Zahlé et la Békaa pour les grecs-melkites, l’évêque Issam Youhanna Darwiche.
Ont pris part à la réunion le ministre d’État pour les Affaires du Parlement, Nicolas Fattouche, le ministre de la Culture, Gaby Layoun, les députés Tony Abou Khater, Joseph Maalouf, Chant Chinchinian, les anciens ministres Élias Skaff, Khalil Hraoui, Salim Wardy, les anciens députés Georges Kassarji, Élie Ferzli, Camille Maalouf et Salim Aoun. Parmi les absents, le député Élie Marouni (dont le frère avait été assassiné à Zahlé), l’ancien ministre Adel Cortas, l’ancien député Youssef Maalouf et l’ancien ministre Georges Skaff.
À l’issue de la réunion, les participants ont publié un communiqué dans lequel ils expliquent que la réunion devait servir à « créer un climat de rapprochement entre les fils de Zahlé, connus pour leur esprit d’ouverture et de pardon ainsi que pour leur loyauté envers la nation ».
Le communiqué, qui a été lu par Mgr Darwiche, a mis l’accent sur la symbolique du lieu de la réunion, à l’église Notre-Dame du Secours, « aussi bien sur le plan spirituel que national, étant donné le rôle qu’elle a joué au Liban en général, et dans la localité de Zahlé et dans la Békaa, en particulier », précise le texte.
Mgr Darwiche a rappelé au passage la complexité de la situation dans le pays et les défis auxquels sont confrontés le Liban et la région dans son ensemble. « C’est la raison pour laquelle je vous appelle tous à œuvrer afin de préserver notre avenir et notre unité en tant que citoyens, à travers le rôle de la ville de Zahlé et ses spécificités par rapport à son entourage », a-t-il dit.
Le prélat grec-melkite a précisé par la suite que les participants sont parvenus, après discussion, aux conclusions suivantes : « L’attachement de Zahlé à l’unité du Liban, sa liberté, son indépendance et sa souveraineté, ainsi qu’aux institutions légales qui représentent ces valeurs. Ensuite, la ville de Zahlé exprime son attachement à son droit de décider comme elle l’entend de questions concernant son avenir, rappelant que la ville constitue un point de rencontre entre les familles spirituelles. »
Et de souligner un peu plus loin que le véritable défi est de lancer un chantier de développement qui puisse contribuer à la prospérité de la ville et de la Békaa à tous les niveaux.

Conférence de presse de Marouni
L’absence de M. Marouni n’a pas manqué de susciter des commentaires de part et d’autre.
Se dépêchant de justifier son refus de prendre part à la réunion des pôles politiques de sa ville, M. Marouni a tenu une conférence de presse hier matin, à laquelle ont pris part le député Joseph Maalouf, le président de l’Iklim de Zahlé du parti Kataëb, Pierre Moutran, et les proches des victimes de l’attentat de Hoch Zaraïneh qui avait fait, il y a quatre ans, deux morts, Nasri Marouni, frère du député Élie Marouni, et Salim Assi.
Lors de la conférence de presse, Élie Marouni, qui a exprimé son soutien à l’initiative de l’évêque Issam Darwiche et son appui à la réconciliation, a cependant précisé que depuis le début du lancement de l’idée de la réunion « nous lisons des déclarations de la part de l’ancien député Élie Skaff dans lesquelles il accuse les députés de Zahlé d’effectuer des manœuvres, relevant leur incapacité à prendre une décision quelconque (...) et affirmant que la réconciliation doit avoir lieu ailleurs qu’à Zahlé ».
Et M. Marouni d’indiquer que la veille de la réunion, il a rencontré Mgr Darwiche et lui a demandé d’intervenir auprès de M. Skaff « pour que ce dernier publie un communiqué dans lequel il condamne le crime commis et déclare sa solidarité avec les familles éplorées et avec le parti Kataëb ». M. Marouni a conclu en affirmant qu’il n’envisage aucune réconciliation avant que M. Skaff manifeste son intention de faire justice aux familles des victimes.
Commentant les propos de M. Marouni, M. Skaff a indiqué que sa position est « une exploitation politique », soulignant qu’il cherche à exploiter « les sentiments ». L’ancien ministre a rappelé qu’il existe un contentieux judiciaire entre les deux parties parce que M. Marouni « a été trop loin ».
Pour sa part, Mgr Darwiche, qui a démenti avoir été prévenu de l’absence de M. Marouni, a indiqué ne pas être au courant de la demande de ce dernier concernant la condamnation du crime de Hoch Zaraïneh par M. Skaff.
Une réunion de réconciliation entre les différentes forces politiques s’est tenue hier à Zahlé à l’initiative de l’archevêque de Ferzol, Zahlé et la Békaa pour les grecs-melkites, l’évêque Issam Youhanna Darwiche. Ont pris part à la réunion le ministre d’État pour les Affaires du Parlement, Nicolas Fattouche, le ministre de la Culture, Gaby Layoun, les députés Tony Abou Khater, Joseph Maalouf, Chant Chinchinian, les anciens ministres Élias Skaff, Khalil Hraoui, Salim Wardy, les anciens députés Georges Kassarji, Élie Ferzli, Camille Maalouf et Salim Aoun. Parmi les absents, le député Élie Marouni (dont le frère avait été assassiné à Zahlé), l’ancien ministre Adel Cortas, l’ancien député Youssef Maalouf et l’ancien ministre Georges Skaff. À l’issue de la réunion, les participants ont...
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- - La réconciliation de Zahlé est une bonne chose , surtout qu'elle a eu lieu sans le râleur !

JABBOUR André

00 h 18, le 28 janvier 2012

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Commentaires (1)

  • - - La réconciliation de Zahlé est une bonne chose , surtout qu'elle a eu lieu sans le râleur !

    JABBOUR André

    00 h 18, le 28 janvier 2012

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