Le président du RDCL Fouad Zmokhol (à gauche) saluant le président de la CGTL Ghassan Ghosn.
Prenant la parole, Fouad Zmokhol a commencé par rappeler que la relation entre les représentants du patronat et les syndicats n’avait pas toujours été très détendue, mais que désormais, suite à l’accord que les deux parties ont signé le mois dernier au palais de Baabda, M. Ghosn était désormais considéré comme un « allié » dans la lutte pour l’amélioration du niveau de vie des citoyens. Dans son discours, M. Zmokhol a également déploré l’intervention de la/les politiques dans l’économie nationale, une intervention qui, selon lui, a mené à un « bras de fer » qui a duré quatre long mois. Soulignant qu’il est impératif de libérer l’économie de l’hégémonie de la politique, le président du RDCL a tenu à rappeler que « le patronat et les syndicats n’avaient jamais cessé de se rencontrer pour tenter de combler le fossé qui les avait séparés historiquement. Ces rencontres avaient abouti à un accord qualifié d’“historique” sur la hausse des salaires. Rappelons que cet accord, signé le 21décembre, n’avait pu voir le jour qu’un mois plus tard, soit le 18 janvier, suite à maintes contre-propositions avancées par le ministre du Travail Charbel Nahas. « Nous devons tous être partisans d’un état régulateur qui devrait jouer le rôle d’arbitre, de juge, de protecteur de droits, et non d’un État interventionniste qui jouerait le rôle d’un troisième acteur sur la scène économique », a martelé M. Zmokhol. Il a également souligné que les acteurs sociaux doivent œuvrer ensemble pour mettre en place une feuille de route qui aurait pour objectif de traiter les différents dossiers socio-économiques, tels que le transport public, l’éducation, la couverture médicale et le coût de l’énergie et des services urbains.
De son côté, le président de la CGTL Ghassan Ghosn a tenu à mettre en évidence le rôle du RDCL ainsi que celui du Conseil économique et social dans le tissage des liens entre les acteurs sociaux. Il a souligné l’importance de redynamiser l’implication du Conseil socio-économique qui représente « une plate-forme de dialogue pour les partenaires sociaux ». M. Ghosn a salué l’initiative de la CGTL et du patronat quant à l’accord signé le mois dernier en soulignant le fait que cet accord n’est pas une solution de consolation, mais un « accord collectif ». « Il relève désormais de la responsabilité de l’État de faire en sorte que les citoyens puissent accéder aux droits et acquis sociaux les plus basiques », a-t-il ajouté. « Les indicateurs montrent que 8 % des ménages, soit 50 000 familles libanaises, ne mangent pas à leur faim », a déploré le président de la CGTL, qui s’en est pris au « scandale du mazout », ainsi qu’au poids des impôts directs et indirects sous lesquels « croulent les citoyens ».
Parallèlement, M. Ghosn a tenu à souligner que l’accord qui avait été signé avec le patronat prenait en considération la protection de la main-d’œuvre libanaise. « À quoi cela sert-il de hausser les salaires d’une manière aléatoire si la main-d’œuvre libanaise doit être concurrencée par une main-d’œuvre étrangère et non réglementée », s’est enfin demandé le responsable syndical.


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