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Liban - Société

Lancement du « Prix Samir Kassir pour la liberté de la presse 2012 »

Le « Prix Samir Kassir » promeut une liberté d’expression trop souvent bafouée, particulièrement au Moyen-Orient.

Mmes Angelina Eichhorst et Gisèle Khoury-Kassir durant la conférence. Photo Michel Sayegh

Les inscriptions pour l’édition 2012 du « Prix Samir Kassir » sont ouvertes. Par la voix de Mme Gisèle Khoury-Kassir et de l’ambassadrice Angelina Eichhorst, représentantes respectives de la Fondation Samir Kassir et de la Délégation de l’Union européenne qui organisent le concours, c’est la septième fois que le « Prix pour la liberté de la presse » est lancé en hommage au journaliste et historien assassiné en 2005 à Beyrouth. Jusqu’au 30 mars, les journalistes de 18 pays du Golfe, du Moyen-Orient et des flancs de la Méditerranée sont appelés à soumettre soit un « article d’opinion », soit une « enquête/reportage » sur l’État de droit ou les droits de l’homme.
Ce travail devra être en mesure de convaincre un jury de sept personnes qui reste à déterminer, mais qui sera formé par des journalistes, des représentants de la société civile et un observateur de l’Union européenne. Le verdict sera émis le 2 juin, jour anniversaire de la mort de Samir Kassir. Chacun des deux vainqueurs verra alors se profiler une reconnaissance internationale bienvenue et un chèque de 10 000 euros. D’ailleurs, le succès du prix ne devrait pas se démentir cette année : depuis l’apparition du concours en 2006, 634 journalistes ont porté leur sujet au jury. Cela permet une ouverture médiatique salutaire pour un thème central et parfois oublié de la diffusion de la démocratie au Moyen-Orient.

Des enjeux grandissants
Selon Mme Eichhorst, « 2011 n’a pas été une bonne année pour la liberté des médias, ni dans cette région ni dans le reste du monde, comme l’a récemment souligné “Reporters sans frontières” dans son rapport annuel. (...) 66 journalistes ont perdu la vie en 2011, dont 20 au Moyen-Orient, soit deux fois plus qu’en 2010. Par ailleurs, 252 ont été arrêtés, 553 agressés ou menacés et 30 enlevés ». Par ailleurs, un élément est chaque année plus prégnant dans le quotidien des journalistes du Moyen-Orient : la montée des pressions effectuées par des groupes non étatiques, contre lesquelles il est toujours plus difficile de lutter. Sur les plans officiel et officieux, la situation est donc tout à fait préoccupante dans la région.
Or, précisément, un an après le début des mouvements qui ont changé le quotidien de nombreux pays arabes, la question de la liberté du journalisme est cruciale. En effet, ces événements ont montré, grâce à la prise de poids des médias citoyens, qu’une communication fluide pouvait à elle seule renverser des régimes. Reste qu’aujourd’hui, le filtre analytique du journaliste devient un enjeu essentiel de l’apparition de l’information. L’exemple syrien montre clairement le problème, selon Mme Khoury-Kassir, avec certes une production fournie sur les réseaux sociaux, mais une présence cruellement insuffisante de journalistes autorisés sur le territoire des révolutions pour démêler les flux contradictoires.
Car s’ils paraissent dérisoires face à la valeur ajoutée que sa pratique peut engendrer, le métier de journaliste reste encore malheureusement une activité porteuse de risques bien réels.
Cela fait bientôt six ans qu’a explosé la voiture de Samir Kassir dans Achrafieh, ce prix est là pour le rappeler.
Les inscriptions pour l’édition 2012 du « Prix Samir Kassir » sont ouvertes. Par la voix de Mme Gisèle Khoury-Kassir et de l’ambassadrice Angelina Eichhorst, représentantes respectives de la Fondation Samir Kassir et de la Délégation de l’Union européenne qui organisent le concours, c’est la septième fois que le « Prix pour la liberté de la presse » est lancé en hommage au journaliste et historien assassiné en 2005 à Beyrouth. Jusqu’au 30 mars, les journalistes de 18 pays du Golfe, du Moyen-Orient et des flancs de la Méditerranée sont appelés à soumettre soit un « article d’opinion », soit une « enquête/reportage » sur l’État de droit ou les droits de l’homme. Ce travail devra être en mesure de convaincre un jury de sept personnes qui reste à déterminer, mais qui sera formé par des...
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