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Économie - Forum

Davos s’interroge sur la pertinence des réponses apportées à la crise

Pour Merkel, l’Allemagne ne veut pas prendre d’engagement qu’elle ne tiendra pas.

La chancelière allemande Angela Merkel lors de son discours d’ouverture du Forum économique mondial (WEF), hier à Davos. Arnd Wiegmann/Reuters

La chancelière allemande Angela Merkel est restée hier déterminée à maintenir le cap dans la crise qui secoue l’Europe, en dépit des doutes sur la pertinence des réponses apportées jusqu’à présent, exprimées par les participants au 42e forum de Davos (Est).
La dirigeante de la première économie européenne, déjà présente en 2011, a confirmé dans son discours d’ouverture du Forum économique mondial (WEF), que le chemin emprunté jusqu’à présent par l’Allemagne pour résoudre la crise de la dette était le bon. Il n’est ainsi toujours pas question pour la chancelière allemande de desserrer une fois encore les cordons de la Bourse en augmentant la capacité des pare-feux que l’Europe cherche à mettre en place pour éviter la contagion de la crise de la dette à d’autres pays.
Le fonds de secours actuel, le FESF, dispose de quelque 250 milliards d’euros, et son successeur qui, lui, sera un mécanisme permanent, le MES, disposera de quelque 500 milliards d’euros. « Les gens disent que ce n’est pas suffisant, certains disent qu’il faut le double, d’autres le triple, et alors seulement on croira à votre solidarité », a expliqué la chancelière allemande. Mais « je me demande si c’est encore crédible », a-t-elle ajouté. « Nous ne disons pas que nous ne voulons pas de cette solidarité, mais nous ne voulons pas prendre un engagement que nous ne pourrions pas tenir », a-t-elle déclaré devant un parterre d’hommes d’affaires et de responsables politiques, rassemblés à l’occasion du 42e Forum économique mondial.
« Nous avons toujours défendu l’euro », a rappelé la chancelière allemande, mais « l’Europe perdra sa crédibilité » si l’Allemagne ne tenait pas ses promesses.
La situation est pourtant loin d’être réglée. La Grèce, épicentre de la crise, n’en finit pas de s’enfoncer dans la récession et les négociations qu’elle mène avec ses créanciers privés (banques, fonds d’investissement, etc.) ne sont toujours pas bouclées.
Charles Dallara, le directeur général de l’IIF (Institut de la finance internationale), qui représente les créanciers privés, est attendu aujourd’hui à Athènes pour reprendre une nouvelle fois les discussions avec le gouvernement grec sur l’effacement d’une partie de la dette grecque. Mais, l’incertitude persiste toujours quant à un accord final qui éviterait un défaut de paiement « désordonné » de la Grèce.
Dans un entretien avec six journaux européens, rendu public mercredi, Mme Merkel a maintenu qu’il était « absurde de promettre plus d’argent si nous ne luttons pas contre les origines de la crise ». Elle a appelé comme à l’accoutumée les pays en difficulté à intensifier leurs réformes afin de remettre leurs finances publiques dans le droit chemin. « Si nous reculons devant ces efforts, si nous sommes seulement gentils les uns avec les autres, c’est assurément un mauvais service que nous rendons à l’Europe », a-t-elle averti dans cet entretien.
Les inquiétudes persistantes à l’égard de la zone euro sont un des nombreux thèmes abordés cette semaine à Davos. Mais au-delà, c’est tout le modèle capitaliste que certains intervenants, y compris des chefs d’entreprise, remettent en cause.
« Je pense que nous avons trois ou quatre ans dans les pays occidentaux pour améliorer notre modèle économique, et si nous ne le faisons pas rapidement, je pense que nous aurons perdu la partie face au capitalisme des pays émergents ou au capitalisme d’État », en Chine, a résumé hier le patron du fonds d’investissement américain Carlyle, David Rubenstein.
Les thèmes retenus pour cette édition 2012 du Forum en disent long d’ailleurs sur l’inquiétude de ses organisateurs : « Le capitalisme du XXe siècle est-il en train de flouer la société du XXIe siècle ? », « Risques globaux en 2012 : les graines de la désillusion », ou encore « Réparer le capitalisme ».
Toutefois, les patrons de grandes multinationales demeurent optimistes sur les perspectives économiques à long terme. « Nous allons bientôt avoir 3 milliards de personnes supplémentaires sur cette planète (et) nous allons avoir une importante classe moyenne », a indiqué le PDG général d’Alcoa Klaus Kleinfeld lors d’une table ronde au WEF.
Le patron de l’avionneur européen Airbus, Thomas Enders, qui a également participé à cette réunion, a quant à lui insisté sur les tendances positives à long terme et les perspectives de croissance particulièrement fortes en Asie.
Le patron d’Alcoa a, quant à lui, pointé du doigt les dangers de la volatilité des matières premières et des devises. Pour M. Enders, une surrégulation de l’économie risque de freiner la croissance, insistant sur le besoin de déréguler certains secteurs comme le marché du travail.
(Source : AFP)
La chancelière allemande Angela Merkel est restée hier déterminée à maintenir le cap dans la crise qui secoue l’Europe, en dépit des doutes sur la pertinence des réponses apportées jusqu’à présent, exprimées par les participants au 42e forum de Davos (Est).La dirigeante de la première économie européenne, déjà présente en 2011, a confirmé dans son discours d’ouverture du Forum économique mondial (WEF), que le chemin emprunté jusqu’à présent par l’Allemagne pour résoudre la crise de la dette était le bon. Il n’est ainsi toujours pas question pour la chancelière allemande de desserrer une fois encore les cordons de la Bourse en augmentant la capacité des pare-feux que l’Europe cherche à mettre en place pour éviter la contagion de la crise de la dette à d’autres pays.Le fonds de secours actuel,...
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