Le ministre de l’Intérieur présidant la réunion de la commission chargée d’établir les causes du drame de Fassouh. Photo Dalati et Nohra
Le ministre Charbel a présidé la réunion de la commission chargée par le gouvernement d’élucider les causes de l’effondrement de l’immeuble de Fassouh et d’avancer des propositions relatives au problème des anciens bâtiments. La réunion s’est tenue en présence du mohafez de Beyrouth Nassif Kalouch, du directeur général de la Justice, le juge Omar Natour, du directeur de la Défense civile, le général Raymond Khattar, du directeur général de l’Urbanisme Élias Tawil et de représentants de l’ordre des ingénieurs, Issam Bekdache et Salim Chemaly.
M. Charbel a souhaité que « l’on tire des leçons du désastre d’Achrafieh, en prenant des mesures préventives afin que le drame ne se reproduise pas ». Il a déclaré dans ce cadre que « le ministère de l’Intérieur a entamé un ratissage général de tous les bâtiments lézardés ou qui menacent de s’effondrer, afin de déterminer les cas d’évacuation ou de destruction éventuelle des bâtiments en question ». Insistant sur « l’étude approfondie menée par la commission », M. Charbel a précisé que « le rapport final sera transmis au Conseil des ministres dans 15 jours ». C’est également sur l’état des bâtiments que le ministre de l’Intérieur a centré son entretien hier avec le ministre des Télécommunications, Nicolas Sehnaoui.
Il a également passé en revue avec les députés Jamal Jarrah, Amin Wehbé, Ziyad Kadry et Antoine Saad, qui étaient accompagnés d’une délégation des municipalités de la Békaa-Ouest, le sujet des permis de construction, dont l’octroi est actuellement suspendu. Il a reçu en outre l’ancien ministre Salim Wardy, ainsi que les députés Kassem Abdel Aziz et Mohammad el-Hajjar, et les anciens députés Hassan Yaacoub et Talal Merhebi.
M. Charbel s’est en outre entretenu avec la directrice régionale du Haut-Commissariat des réfugiés Ninette Kelley, accompagnée du président de cet organisme. La visite a porté sur les droits des réfugiés au Liban ainsi que sur l’affaire des détenus étrangers ayant expié la durée de leur peine.
L’affaire de Arida
Se prononçant par ailleurs sur l’incident de Arida, le ministre Charbel a assuré que « la région de Arida est confiée à l’armée libanaise, qui contrôle la situation ». Il a en outre précisé que « des contacts ont eu lieu avec la partie syrienne », insistant sur « la primauté du rôle du président de la République Michel Sleiman dans la libération des pêcheurs ». S’agissant des violations de la souveraineté de l’État qui se dégagent de cette affaire, M. Charbel a rappelé « l’obligation d’empêcher toute infiltration à travers les frontières libano-syriennes et dans les deux sens », soulignant que « les deux pays partagent 75 km de frontières communes, dont le contrôle nécessite des effectifs humains et des moyens d’observation ».

