Dans ce cadre, la commission ministérielle chargée par le gouvernement de rédiger un rapport détaillé et final sur les causes de l’effondrement de l’immeuble de Fassouh doit tenir sa première réunion demain, en présence du ministre de l’Intérieur Marwan Charbel. La commission doit également proposer des solutions aux immeubles anciens qui menacent de s’effondrer.
Dans un entretien radiophonique samedi, M. Charbel a estimé que le dossier des immeubles anciens fait intervenir « les rôles du propriétaire, de la municipalité et, surtout, de l’ingénieur du bâtiment ». Appelant toutes les parties à « garder les yeux ouverts pour empêcher que se répète l’incident d’Achrafieh », le ministre de l’Intérieur a estimé que « la municipalité peut, à la lumière des rapports qui lui sont fournis par les ingénieurs, décider d’évacuer le bâtiment concerné, le réhabiliter ou le détruire immédiatement », en attendant la réforme des textes de loi.
Par ailleurs, l’ordre des avocats de Beyrouth a renvoyé la responsabilité de l’incident de Fassouh à l’État. Le conseil de l’ordre a souligné « l’urgence de voter une loi qui réglemente les anciens baux », tout en insistant sur « la nécessité de préserver les bâtiments à caractère traditionnel ».
De son côté, le député des Forces libanaises Antoine Zahra a proposé un texte de loi qui oblige les propriétaires des immeubles à obtenir un document attestant de la sécurité de leur bâtiment pour une durée de cinq ans. Pour sa part, la députée Bahia Hariri, qui suit de près l’affaire des immeubles lézardés à Abra, dans les environs de Saïda, a tenu une réunion en sa demeure à Majdelyoun, à laquelle elle a convié le mohafez du Liban-Sud, Nicolas Bou Daher, ainsi que les présidents des conseils municipaux respectifs de Harat Saïda et de Abra. Dans une initiative similaire, la municipalité de Jounieh dans le Kesrouan a chargé une équipe d’ingénieurs d’examiner l’état des immeubles construits il y a plus de 50 ans, tout en appelant « les propriétaires, locataires et membres de la société civile à faire état auprès de la municipalité des bâtiments qui risquent l’effondrement ».
En parallèle de ces activités, une messe a été célébrée hier pour le repos de l’âme des 27 tués de l’immeuble de Fassouh, présidée par l’évêque maronite de Beyrouth Mgr Boulos Matar, en la cathédrale Saint-Georges à Beyrouth, à l’initiative du courant du Futur (section Achrafieh).



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Ah...la loi sur les loyers...responsable de tout,bien sûr!Virez moi ces locataires modestes que je ne saurais voir...mettez les ailleurs....dans des camps ,peut-être?Non? pourquoi,on sait gérer,non?Franchement,cher ami journaliste,est ce bien la bonne raison qui est invoquée?la loi sur les loyers...ben voyons!Et il faudrait quoi?Que les propriétaires puissent virer ces salauds de pauvres et de gens modestes pour pouvoir réaliser leurs projets immobiliers?Que Beyrouth en général,et Achrafieh en particulier soit réservés aux seuls propriétaires et aux locatires en or?Au point où on en est,on pourrait créer une Quarantina pour eux ,non?Ne laisser dans le "bon" Beyrouth que des blingbligueurs,non?On nous a déjà tué le coeur battant de Beyrouth,çà ne suffit pas?Il faut expulser les Beyrouthins "normaux" maintenant?Aïb!
04 h 39, le 23 janvier 2012