L'accord de Ryad prévoit le départ de M. Saleh du pouvoir au terme d'une élection présidentielle anticipée. Photo archives/
Le Parlement yéménite a approuvé samedi à l'unanimité un projet de loi accordant l'immunité "totale" au président contesté Ali Abdallah Saleh et partielle à ses collaborateurs.
M. Saleh, au pouvoir depuis 33 ans, se voit accorder "l'immunité totale contre toute poursuite légale ou judiciaire", selon le texte de la loi, a rapporté un journaliste de l'AFP.
En outre, les collaborateurs de M. Saleh dans les domaines "civil, militaire et sécuritaire", bénéficieront de l'immunité "pour les actes politiquement motivés, accomplis dans l'exercice de leurs fonctions officielles" mais l'immunité "ne s'applique pas aux actes terroristes", ajoute le texte.
Le vote sur le texte est intervenu après l'amendement jeudi par le gouvernement d'entente nationale d'un premier projet de loi sur l'immunité. La version initiale du projet de loi, soumise à la Chambre le 8 janvier, stipulait que M. Saleh et ses collaborateurs "bénéficient d'une immunité empêchant toute poursuite judiciaire".
Mais cette version avait été vivement contestée par les jeunes protestataires et des organisations non gouvernementales qui réclament la comparution en justice du président et de ses collaborateurs pour la répression de leur mouvement de contestation, qui a fait des centaines de morts depuis janvier 2010.
La loi est prévue par un accord sur une transition politique conclu le 23 novembre à Ryad et prévoyant le départ du président Saleh du pouvoir en échange de l'immunité pour lui-même et ses proches.
L'accord de Ryad, parrainé par l'ONU, les Etats-Unis et l'Union européenne, prévoit le départ de M. Saleh du pouvoir au terme d'une élection présidentielle anticipée, prévue le 21 février et à laquelle le vice-président, Abd Rabbo Mansour Hadi, un homme de consensus, sera le seul candidat pour un mandat intérimaire de deux ans.
Par ailleurs, un haut responsable du parti présidentiel, le Congrès populaire général (CPG), Sultan al-Barakani, a annoncé à l'AFP un prochain voyage de M. Saleh à l'étranger.
Le président Saleh "visitera dans les prochains jours le sultanat d'Oman, puis l'Ethiopie, avant de se rendre à New York pour des soins" liés aux blessures qu'il a subies lors d'une attaque contre son palais début juin à Sanaa, a déclaré M. Barakani. "Une fois qu'il aura terminé ses soins à New York, il rentrera au Yémen pour continuer à diriger son parti, le Congrès populaire général", a-t-il ajouté sans avancer de date pour le début du voyage. Ce séjour aux Etats-Unis est envisagé depuis plusieurs semaines.
"Le bureau politique du CPG a accepté, à la demande de M. Saleh, que ce dernier se rende l'étranger pour des soins", avait indiqué vendredi à l'AFP une source de son parti, sans préciser sa destination.
Fin décembre, M. Saleh avait déclaré qu'il souhaitait faire ce voyage pour "faciliter l'action du gouvernement d'entente nationale et la tenue de l'élection présidentielle anticipée". Mais un de ses proches avait ensuite annoncé l'annulation de ce voyage.
En outre, les collaborateurs de M. Saleh dans les domaines "civil, militaire et sécuritaire", bénéficieront de l'immunité "pour les actes politiquement motivés, accomplis dans l'exercice de leurs fonctions officielles" mais l'immunité "ne s'applique pas aux actes terroristes", ajoute le texte.
Le vote sur le texte est intervenu après l'amendement jeudi par le gouvernement d'entente nationale d'un premier projet de loi sur l'immunité. La version initiale du projet de...


- - Il a perdu de sa superbe Ali et surtout de son arrogance ! Mais il n'est pas encore parti et cette amnistie ne lui est pas destinée , puisque c'est lui qui doit amnistier les autres , en ce qui le concerne I suppose .. Avouez quand même qu'ILS se débrouillent bien entre eux les gens du golfe , de ces pays limitrophes de l'île ou de la presqu'ile Arabique des Saouds .. Pourvou que ça doure ..
05 h 33, le 21 janvier 2012