Le président de la Chambre posant avec la délégation de l’ordre des journalistes : « Il y a urgence. » Photo Hassan Ibrahim
Cette fois, c’est à l’égard de la Syrie que M. Berry semble vouloir que les Libanais prennent leur distance, aussi bien positivement que négativement, ce qui paraît politiquement impossible.
Le chef du mouvement Amal a affiché cette position devant une délégation de l’ordre des journalistes, conduite par le vice-président, Saïd Nassereddine, qui lui rendait visite.
« Le Liban n’est pas une île, a affirmé M. Berry devant ses visiteurs. Il ne peut pas ne pas être affecté par les événements qui se produisent autour de lui, et je ne parle pas seulement de la Syrie. »
M. Berry s’est employé à faire l’apologie de la neutralité positive du Liban. « La politique qui consiste à se tenir à distance, ou à l’écart des événements, est la politique sage qui s’impose dans les circonstances présentes. Le Liban réagit, mais n’agit pas, et puisque nous sommes incapables d’influer sur le cours des événements, au moins restons à l’écart des événements et évitons les conséquences qu’ils peuvent avoir sur nous. »
« La dévastation du Liban est-elle dans l’intérêt de quiconque, au Liban et dans le monde arabe ? Bien sûr que non. Évitons donc tout ce qui peut porter malheur au pays. »
« Et pourquoi pas la neutralité positive, qui nous profite à tous, a ajouté M. Berry, qui a rappelé que, par le passé, les Libanais étaient profondément divisés à ce sujet. »
Les véritables Arabes
« Les véritables Arabes, c’est nous, a enchaîné M. Berry. C’est nous qui sommes parvenus à sauver l’honneur des Arabes face à Israël. Notre résistance a atteint son objectif, et nous sommes parvenus à récupérer la plus grande partie de notre territoire spolié ; et le dernier de ces droits est celui de disposer des eaux du Litani, un projet qui est désormais sur les rails. »
« Nous sommes les véritables Arabes, nous Libanais, a répété le président du mouvement Amal, Les autres sont des Arabes à l’engagement nomade, et ces mots reflètent la vérité : nous avons mal pour les Arabes, et non à cause d’eux. »
Selon Nabih Berry, « le péril confessionnel et sectaire menace tous les pays arabes, et non un seul État », avant de déplorer qu’Israël et les États-Unis soient parvenus à substituer à l’hostilité qui marque les relations des Arabes avec Israël, celle qui marque leur relation avec l’Iran.
Le plan interne
Sur le plan interne, Nabih Berry a affirmé que « le temps est aux nominations » et qu’il exercera le maximum de pressions pour pourvoir aux emplois vacants au sein de l’administration. « Le poste le plus important à pourvoir, selon lui, est celui de président de l’autorité de régulation de l’exploitation pétrolière, un organisme qui détient la clé d’une réelle prospérité d’avenir pour le Liban, et met à la portée des Libanais le développement équilibré des régions prévu par l’accord de Taëf. »
La seconde plus importante démarche interne est le pourvoi aux nominations diplomatiques, « clé du regain de santé de nos chancelleries dans le monde ».
Enfin, M. Berry a précisé que les efforts déployés par les responsables libyens actuels pour retrouver la trace de l’imam Sadre, disparu en Libye en 1978, n’ont encore rien donné.


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Il entend neutralité Fakihiste. C'est ça la neutralité pour eux. Etre sous leur coupe.
05 h 16, le 21 janvier 2012