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Culture - Installation

La révolution dans tous les sens, selon Randa Ali Ahmad

Visuel, olfactif et auditif, le récent accrochage de Randa Ali Ahmad, baptisé « Le printemps arabe », se déroule dans un espace chargé d’émotions au Karagula Building (Minet al-Hosn)* jusqu’au 28 janvier.

Sur un tapis d’eucalyptus, un observateur témoigne. (Photo Michel Sayegh)

Très jeune déjà, Randa Ali Ahmad s’est intéressée à l’art à travers des petites expositions de rues. Elle continuera d’ailleurs par la suite à faire vivre des espaces atypiques à travers ses œuvres dynamiques. Après avoir obtenu la distinction de Sheikh Zayed au cours de ses études à la LAU, elle poursuivra son cursus de «design et studio arts» à Los Angeles avant de revenir vers Paris, puis Beyrouth. L’artiste aime le changement et sait l’illustrer dans son travail.

Une dynamique nouvelle
Pour traduire ce «printemps arabe» qui ne cesse de créer des ondes telluriques tout autour de lui, Randa Ali Ahmad a habillé l’espace de feuilles d’eucalyptus, arbre connu pour symboliser les mutations et le renouveau. En pénétrant ce grand espace aux murs nus, le visiteur est invité d’abord à rejoindre donc, sur le tapis craquant de ces feuilles qui dégagent une odeur forte et capiteuse, une sculpture d’un personnage sans tête. L’artiste explique qu’il s’agit d’un habit qu’elle a plongé dans le plâtre, la résine et la peinture. La sculpture devient, par sa posture assise, cet observateur lambda qui représente tous ceux et celles qui assistent impuissants aux événements de la région du Moyen-Orient.
«Comment ne pas réagir à tout ce qui nous arrive? s’interroge Randa Ali Ahmad. Comment rester passif?» L’artiste est là pour témoigner à sa façon et les œuvres qui entourent cette installation dans un arc de cercle racontent une histoire. L’histoire.
Par une nouvelle technique, toujours aussi vibrante et animée, Randa Ali Ahmad reconfigure d’une manière hypnotique une révolution chaotique. Les ronds qu’elle reproduit à l’infini à l’intérieur de ce magma de couleurs fascinent l’œil et l’invitent à pénétrer dans cette sphère tridimensionnelle.
On se retrouve tantôt dans une salle d’opération, tantôt dans une arène où on a lâché les taureaux. Jamais statique et toujours en mouvement, l’artiste a abandonné les petites fleurs qui essaimaient ses toiles, seule Peaceful Shield témoigne de cette époque-là. Elle aborde une période nouvelle, en marche avec le temps.

* Jusqu’au 28 janvier au Karagulla Bldg (Minet el-Hosn). Sur rendez-vous. Appeler au 03/734444.
Très jeune déjà, Randa Ali Ahmad s’est intéressée à l’art à travers des petites expositions de rues. Elle continuera d’ailleurs par la suite à faire vivre des espaces atypiques à travers ses œuvres dynamiques. Après avoir obtenu la distinction de Sheikh Zayed au cours de ses études à la LAU, elle poursuivra son cursus de «design et studio arts» à Los Angeles avant de revenir vers Paris, puis Beyrouth. L’artiste aime le changement et sait l’illustrer dans son travail.Une dynamique nouvelle Pour traduire ce «printemps arabe» qui ne cesse de créer des ondes telluriques tout autour de lui, Randa Ali Ahmad a habillé l’espace de feuilles d’eucalyptus, arbre connu pour symboliser les mutations et le renouveau. En pénétrant ce grand espace aux murs nus, le visiteur est invité d’abord à rejoindre donc, sur...
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