Rechercher
Rechercher

À La Une - Liban

De Beyrouth, l’avertissement de Ban à Assad

Fait significatif et symbolique : c’est à partir de Beyrouth que le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a adressé un véritable avertissement à Bachar el-Assad, l’appelant à cesser de tuer ses concitoyens et soulignant que « la répression mène à l’impasse ». M. Ban en a profité pour faire l’apologie du printemps arabe, soulignant que l’on assiste à « la chute de l’ordre ancien » dans le monde arabe, celui où « les dynasties familiales se perpétuent ».

Le secrétaire général de l’ONU au cours de son allocution hier à l’Escwa. Mohammad Azakir/Reuters

Dans l’allocution qu’il a prononcée hier à l’ouverture du séminaire sur la démocratie dans le monde arabe, organisé par l’Escwa en présence de nombreuses personnalités régionales et internationales, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a demandé expressément au président syrien Bachar el-Assad d’« arrêter de tuer » ses concitoyens en Syrie, soulignant que tout dirigeant qui usait de la force courait « à sa perte ».

« Aujourd’hui, je redis au président syrien : M. Assad, mettez fin à la violence, arrêtez de tuer vos concitoyens, la répression mène à l’impasse », a affirmé M. Ban dans son discours.

 

« Celui qui exerce le pouvoir en usant de la force ou de la coercition court à sa perte. Un jour ou l’autre son peuple l’abandonnera », a poursuivi le secrétaire général de l’ONU, citant dans ce cadre le célèbre philosophe arabe du XIVe siècle, Ibn Khaldoun.

« Nous devons balayer (...) l’idée dangereuse que la sécurité est en quelque sorte plus importante que les droits de l’homme », a-t-il encore déclaré.

Et de poursuivre : « Les événements marquants de l’an passé ont transformé la région et changé le monde. Cette histoire, c’est le peuple qui l’écrit. Mais elle n’en est qu’au prologue. Tous ceux qui croient à un avenir où liberté et dignité sont respectées doivent maintenant se rassembler et aider les peuples de la région et leurs dirigeants à en écrire les prochains chapitres. »

« Le vent du changement ne cessera de souffler, a ajouté M. Ban. La flamme allumée en Tunisie ne sera pas étouffée. Rappelons-nous ceci : ce n’est pas un changement de régime que réclamaient ceux qui ont déclenché ces bouleversements. Ils réclamaient d’abord et avant tout le respect de leur dignité. Ils veulent que la corruption disparaisse. Ils veulent être maîtres de leur avenir. Ils veulent du travail et ils veulent la justice. Ils veulent la part de pouvoir politique qui leur revient. Ils réclament le respect des droits de l’homme. Trop longtemps, les Arabes sont restés passifs. Ils ont regardé les autres se libérer de la tyrannie en Europe, en Asie et en Afrique. Puis ils se sont demandé : pourquoi pas nous ? Pourquoi cette région du monde, si riche sur le plan humain, est-elle si peu démocratique ? Aujourd’hui, c’est leur tour. »

« On assiste à la chute de l’ordre ancien, celui où un seul homme dirige, où les dynasties familiales se perpétuent, où la richesse et le pouvoir sont le monopole de quelques privilégiés, où la presse est muselée, où les libertés fondamentales – droit naturel des hommes, des femmes et des enfants du monde entier – sont bafouées, a encore déclaré M. Ban. Devant tant d’injustice, les gens ont dit : ça suffit ! Saluons cet élan démocratique. Saluons les Arabes qui se sont soulevés spontanément, à leur manière et sans violence. »

En conclusion, M. Ban a mis l’accent sur l’importance du rôle des femmes et de la jeunesse dans le bouleversement en cours dans le monde arabe.

Dans l’allocution qu’il a prononcée hier à l’ouverture du séminaire sur la démocratie dans le monde arabe, organisé par l’Escwa en présence de nombreuses personnalités régionales et internationales, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a demandé expressément au président syrien Bachar el-Assad d’« arrêter de tuer » ses concitoyens en Syrie, soulignant que tout dirigeant qui usait de la force courait « à sa perte ».
« Aujourd’hui, je redis au président syrien : M. Assad, mettez fin à la violence, arrêtez de tuer vos concitoyens, la répression mène à l’impasse », a affirmé M. Ban dans son discours.
 
« Celui qui exerce le pouvoir en usant de la force ou de la coercition court à sa perte. Un jour ou l’autre son peuple l’abandonnera », a poursuivi le secrétaire général de...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut