Kabbara : Bassil commet un massacre à notre égard
De son côté, le député du bloc du Futur, Mohammad Kabbara, qui avait mis la lumière sur ces promotions lors d’une conférence de presse samedi, a estimé que « nous témoignons ainsi, une fois de plus, du complot du CPL contre la région du Nord, qui veut vider les établissements publics des fils de la région, et précisément des sunnites ». Rappelant « la tentative de nommer une aouniste au poste de directrice de l’Office du téléphone de Tripoli en contournant le mérite des Tripolitains à ce poste », M. Kabbara a dénoncé « le nouveau massacre que le ministre de l’Énergie Gebran Bassil veut mener contre les habitants du Liban-Nord, au niveau de la raffinerie de Tripoli qui est hors de fonction ». Il s’est ainsi étonné du fait qu’un ministre décide de « promouvoir 71 fonctionnaires, dans une institution qui ne travaille pas, à des postes de directeurs (...) alors que la majorité d’entre eux n’ont pas de licences universitaires, pour ne pas dire de baccalauréat ». Il a prévenu enfin M. Bassil, ainsi que « son seigneur et celui à qui ce dernier doit son influence », contre toute mesure visant « les Libanais sunnites (...) de Tripoli, la ville qui défend la coexistence sur la base des accords de Taëf et de l’équité ».
Mais les députés du Liban-Nord n’ont pas manqué de relever également la responsabilité du gouvernement, « présidé par un Tripolitain et comportant quatre ministres de la ville », qu’ils ont appelés à se prononcer sur l’affaire.
Bassil déplore les « entraves au redressement de l’État »
En contrepartie, le ministre Bassil a déploré, à l’issue d’une réunion avec des responsables du CPL au Liban-Nord, « les projets visant à entraver toute initiative de redresser l’État et de développer le Nord et l’ensemble du Liban ». Mettant en garde contre une « discorde qui se prépare, à partir du Liban-Nord », M. Bassil a assuré que « nous poursuivrons la politique d’ouverture ».
Batroun
Par ailleurs, une polémique aussi tendue remue la région de Batroun. Alors que le député de Batroun, Boutros Harb, s’était élevé jeudi contre la décision du gouvernement de confier à une entreprise iranienne l’exécution d’un projet de barrage dans la région de Tannourine, le Courant patriotique libre, à travers sa section de Batroun, a répondu samedi au député de l’opposition. « Celui qui accepte les dons saoudo-haririens pour la construction d’une école à Tannourine (...) et qui a accepté un don koweïtien pour bâtir un hôpital (...) ne fait qu’induire l’opinion publique en erreur, en refusant le don pour le barrage de Balaa, sous prétexte que “Tannourine ne sera pas un environnement qui abrite des armes”. »


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
- - La réponse du Gendre aux perdants et excités du Nord est suffisante , et celle du bureau de la section CPL de Batroun à Cheikh Boutros aussi . Elles sont toutes les deux claires , nettes et sur mesure .
00 h 53, le 16 janvier 2012