Rechercher
Rechercher

Liban - Discours

Nasrallah à Ban : Votre inquiétude nous rassure et nous rend heureux

À l’occasion du quarantième de la Achoura célébrant la mort de l’imam Hussein, le secrétaire général du Hezbollah s’est adressé directement dans son discours de circonstance au secrétaire général des Nations unies qui avait exprimé la veille son inquiétude au sujet de la force militaire du Hezbollah en lui disant : « Votre inquiétude nous rassure et nous rend heureux. »
Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a souligné à l’intention du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, que ce qui compte pour la résistance, c’est justement que Ban Ki-moon soit inquiet et avec lui les États-Unis et Israël. Dans un discours prononcé à l’occasion de la commémoration du quarantième de la mort de l’imam Hussein, le leader du Hezbollah, qui a évoqué les principaux sujets d’actualité, a insisté sur l’importance de la résistance. « Il est étonnant, a-t-il dit, en dépit des réalisations historiques de l’option et de la voie de la résistance, au Liban, en Palestine et en Irak, que certains se demandent encore quelle est l’utilité de la résistance. À ceux-là, je demande : quelle est votre solution de rechange ? Quelle voie comptez-vous emprunter ? ».
Nasrallah a ainsi réitéré son attachement au maintien de la résistance et à son renforcement, car, selon lui, « la résistance aux côtés de l’armée et du peuple constitue la seule garantie pour la sécurité du Liban, sa dignité, sa souveraineté et sa protection ».
« Je le dis au monde entier, a encore martelé sayyed Nasrallah, cette résistance jihadiste et armée restera et ira en se renforçant sur le plan du nombre, du matériel et de la préparation. Elle est de plus en plus convaincue de la justesse de ses choix et de sa cause, car elle en a fait l’expérience au Liban, en Palestine et en Irak, ainsi que dans toutes les régions du monde qui ont vécu l’occupation. La Palestine est sous occupation depuis des décennies. À qui a servi le fait de miser sur la Ligue arabe, les Nations unies, l’Union européenne, le Conseil de sécurité, l’OCI et ainsi de suite ? Des milliers de Palestiniens croupissent dans les prisons israéliennes, des millions de réfugiés palestiniens sont éparpillés dans le monde et la Palestine est toujours occupée, alors que la Jérusalem des chrétiens et des musulmans est salie par les sionistes qui la judaïsent. »
Au sujet du dialogue national, il a rappelé que certains veulent ce dialogue pour examiner uniquement les moyens de désarmer la résistance. « Cet objectif est, selon lui, irréalisable et illusoire. » Mais pour ceux qui veulent un dialogue visant à l’adoption d’une stratégie nationale de défense du Liban, Nasrallah a précisé être favorable à un tel dialogue et vouloir le solliciter, qu’il soit national global ou bilatéral, trilatéral ou plus encore. « Nous sommes prêts au dialogue, a précisé Nasrallah, car nous possédons la logique, les arguments, la vision et l’expérience. Car, quand nous parlons de l’efficacité de la résistance, nous parlons de notre propre expérience, menée par nos fils dans toutes les régions du pays. »
Au sujet du gouvernement, Nasrallah a assuré soutenir le maintien en fonction du gouvernement actuel ; il a aussi souhaité que le chef du gouvernement et les ministres déploient davantage d’efforts pour que le gouvernement soit plus efficace, ajoutant qu’il faudrait donner la priorité aux problèmes sociaux. Selon lui, c’est ce qui rendra le gouvernement populaire et lui vaudra l’appui des citoyens. Nasrallah a salué les efforts du pouvoir pour retrouver la piste et connaître le sort de l’imam Moussa Sadr et celui de ses compagnons. Évoquant la question de la majoration des salaires, il a estimé qu’il est temps que cette question soit réglée, ajoutant qu’elle ne semble plus être un débat juridique. « Nous commençons à avoir des doutes », a lancé le secrétaire général du Hezbollah, qui a ajouté : « Il semble que certains ne veulent pas que ce gouvernement réussisse à régler un problème social de ce niveau »...
Saluant à partir d’un écran géant les fidèles qui se sont regroupés à Baalbeck pour commémorer le quarantième jour après la mort de l’imam Hussein, sayyed Nasrallah leur a déclaré qu’en participant à cette cérémonie, ils expriment leur foi et leur fidélité au Prophète et aux membres de sa famille. Il leur a assuré que tous ceux qui complotent contre « la oumma », ses peuples et ses croyances n’atteindront pas leurs objectifs, « car les moujahidine qui remplissent les places et qui se déploient sur les fronts sont nombreux ».
Nasrallah a réaffirmé son attachement à la sécurité interne et à la paix sociale. Il a toutefois assuré que l’arrestation des malfaiteurs, des fauteurs de troubles et des agresseurs sur l’ensemble du territoire relève de la responsabilité de l’État et du gouvernement, de l’armée et des forces de sécurité. « Nous refusons que l’on nous fasse assumer cette responsabilité et nous invitons l’armée et les forces de sécurité à assumer pleinement leurs responsabilités sur l’ensemble du territoire. Il n’y a aucune raison pour qu’elles ne le fassent pas », a déclaré le secrétaire général du Hezbollah, qui a ajouté qu’aucun conflit politique, qu’il porte sur le Liban ou sur la région, ne doit mettre en cause la sécurité interne et la paix civile.
Au sujet de la Syrie, Nasrallah a affirmé que le Liban est le pays le plus sensible aux développements en Syrie, qu’il le veuille ou non. S’il est vrai que le Liban tente de placer sa situation politique, sécuritaire, gouvernementale et officielle à l’abri des conséquences de ce qui se passe en Syrie, il n’en reste pas moins qu’il est le plus susceptible d’être touché par les événements dans le pays voisin. C’est pourquoi Nasrallah a appelé l’opposition syrienne de l’intérieur et de l’extérieur à répondre aux appels au dialogue du président Bachar el-Assad et à coopérer avec lui pour réaliser les réformes structurelles. Nasrallah a aussi invité l’opposition à déposer les armes et à recourir au dialogue pour régler les problèmes en suspens.
Aux responsables étrangers qui annoncent une guerre confessionnelle dans la région à partir de la Syrie, Nasrallah a déclaré que ce sont l’attitude et les propos de ces responsables qui incitent à la discorde confessionnelle. S’ils veulent vraiment épargner à la Syrie et à la région une guerre confessionnelle, ils doivent revoir leur comportement, leurs déclarations et leur politique. Nasrallah a appelé à déployer tous les efforts nécessaires au niveau des pays arabes et islamiques, à leur tête la République islamique d’Iran et la Turquie, pour contribuer à régler la crise syrienne, car, selon lui, toutes les parties en Syrie sont soucieuses de leur pays, de leur peuple et de la position stratégique de la Syrie dans la région.
Il a aussi invité toutes les parties irakiennes à dénoncer les explosions dans ce pays, ajoutant que les attentats en Iran visent à affaiblir ce pays qui est en train d’effectuer des percées technologiques importantes. Il a encore appelé au dialogue à Bahreïn et a conclu en soulignant qu’au Liban, en Palestine, en Syrie, en Irak et dans toute la région, la voie vers l’indépendance, la liberté et la dignité réside dans l’unité, le dialogue, l’attachement à la résistance et le rejet de la discorde,
Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a souligné à l’intention du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, que ce qui compte pour la résistance, c’est justement que Ban Ki-moon soit inquiet et avec lui les États-Unis et Israël. Dans un discours prononcé à l’occasion de la commémoration du quarantième de la mort de l’imam Hussein, le leader du Hezbollah, qui a évoqué les principaux sujets d’actualité, a insisté sur l’importance de la résistance. « Il est étonnant, a-t-il dit, en dépit des réalisations historiques de l’option et de la voie de la résistance, au Liban, en Palestine et en Irak, que certains se demandent encore quelle est l’utilité de la résistance. À ceux-là, je demande : quelle est votre solution de rechange ? Quelle voie comptez-vous emprunter ? »....
commentaires (2)

Le machin n'est venu que pour sortir israel d'un guêpier dans lequel olmert l'avait engoufré en 2006, telle est la vérité des choses, et olmert paye encore juridiquement la défaite des racistes pour des soit disants faits de corruption. ban machin n'est là que pour s'enquérir de la position du hezb vis à vis des racistes en cas de conflit régional, la réponse est sans équivoque, le Liban sera protégé grâce à son arsenal et pas que ça, à la combativité des ses résistants de qui les petits isréliens ont une peur bleue, qui tourne au marron dans les cas de face à face.

Jaber Kamel

05 h 36, le 16 janvier 2012

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (2)

  • Le machin n'est venu que pour sortir israel d'un guêpier dans lequel olmert l'avait engoufré en 2006, telle est la vérité des choses, et olmert paye encore juridiquement la défaite des racistes pour des soit disants faits de corruption. ban machin n'est là que pour s'enquérir de la position du hezb vis à vis des racistes en cas de conflit régional, la réponse est sans équivoque, le Liban sera protégé grâce à son arsenal et pas que ça, à la combativité des ses résistants de qui les petits isréliens ont une peur bleue, qui tourne au marron dans les cas de face à face.

    Jaber Kamel

    05 h 36, le 16 janvier 2012

  • Le Hezbollah devrait laisser l'Irak, la Syrie et la Palestine aux soins de leurs peuples sans troubler leur union et s'occuper du Liban. Là, comme toujours, son secrétaire général ferme toutes les portes. Comme le président syrien qui voit la planète entière et des milliers de ses citoyens "comploter" contre lui et annonce qu'il les écrasera, sayyed Nasrallah voit partout des "comploteurs contre la résistance" et les menace. "Nos partisans et nos combattants se trouvent sur tous les fronts (?), dit-il, et nous ne vous laisserons pas en paix". Aux forces politiques il concéde cette fois le dialogue sur "la stratégie de défense", dont le Hezbollah a toujours refusé de présenter sa conception, mais leur interdit de parler des armes du Hezb et de son droit exclusif à décider de la guerre avec l'ennemi israélien et déclencher encore une fois sa destruction criminelle du Liban. Vient le tour du secrétaire général de l'ONU, à qui il signifie en fait qu'il n'a cure ni de lui ni de son organisation. Pourtant c'est cette "maudite" ONU qui, par sa fameuse résolution 1701, a établi l'arrêt désespérément attendu de la néfaste guerre de juillet, a permis à Nasrallah d'en transformer l'issue en "victoire divine" et maintient le calme avec un ennemi qui inspire la plus grande méfiance. Quel dialogue et quelle stabilté du Liban sont-ils possibles avec tous ces a priori ?

    Halim Abou Chacra

    22 h 42, le 15 janvier 2012

Retour en haut