Sur le premier volet, le 14 Mars a critiqué l’action gouvernementale et en particulier celle du ministre du Travail, Charbel Nahas, dénonçant une « mascarade » nuisible aux intérêts économiques et sociaux du pays. Au sujet de M. Ban, l’opposition s’en est prise à l’hostilité manifestée par le Hezbollah à l’égard de sa visite.
Dans son communiqué hebdomadaire, le PNL fait part de sa « stupéfaction » face à l’action du gouvernement sur la question du réajustement des salaires. « Il est vraiment surprenant de voir qu’au lieu de s’employer à rapprocher les points de vue entre les partenaires sociaux, le ministre du Travail se retourne, au contraire, contre l’accord que ces derniers avaient conclu ensemble, de sorte qu’ils se sont retrouvés unis face à lui », note le PNL.
« On gaspille du temps en tiraillements stériles pendant que l’inflation devient galopante et que les intérêts des catégories modestes de la population sont sacrifiés à l’autel du populisme, des slogans creux et de l’entêtement », souligne le communiqué, appelant le président de la République et le Premier ministre à prendre les choses en main.
Le PNL critique par ailleurs les prises de position hostiles à la visite du secrétaire général de l’ONU, estimant qu’une telle attitude contribue à créer « un environnement favorable aux auteurs d’attentats » contre la Finul au Liban-Sud, à « mettre le Liban à découvert face à Israël » et à « maintenir un contexte propice à l’exploitation au service de politiques régionales et aux dépens de l’intérêt national supérieur ».
De son côté, le député Atef Majdalani (bloc du Futur) a souligné que le Liban a besoin des Nations unies, se demandant si les déclarations hostiles à la visite de M. Ban « servent l’intérêt du Liban ou font plutôt prévaloir des intérêts extérieurs ».
Sur les salaires, M. Majdalani a estimé que cette affaire tourne à « la mascarade ». « Voilà déjà quatre décisions que le gouvernement a prises à ce sujet et aucune n’est passée, ce qui veut dire que ce gouvernement n’a aucune vision économique et sociale. Sa mission stratégique se limite à la défense du régime syrien », a-t-il dit.
Selon lui, le ministre du Travail « veut transformer le système au Liban en système dirigiste ». Quant au général Michel Aoun, « il désire simplement que sa parole ne soit pas contrariée, sans se soucier des intérêts des gens ».
Joseph Maalouf, député de Zahlé et membre du bloc des Forces libanaises, a dénoncé pour sa part « l’exploitation politique du dossier des salaires », « l’entêtement » de Charbel Nahas et appelé le gouvernement à « assumer ses responsabilités sur ce dossier vital ».
Sur la visite de M. Ban, M. Maalouf a accusé le Hezbollah de mener une campagne destinée à « ébranler les relations du Liban avec la communauté internationale et notamment avec les Nations unies ».
« Le Liban a un rôle historique sur le plan international. Il était un agent de liaison entre l’Est et l’Ouest et tenait un rôle essentiel dans les affaires arabes. Aujourd’hui, les positions prises par une partie libanaise visent à affaiblir cette vocation du Liban tant sur le plan arabe qu’international », a souligné M. Maalouf.
Enfin, dans le contexte des relations entre le Liban et les Nations unies, le député Ziyad Kadri (Békaa-Ouest) s’est élevé hier contre les tentatives du 8 Mars de « noyer le pays dans des polémiques sur la question du renouvellement du protocole du Tribunal spécial pour le Liban ».
M. Kadri a expliqué, lors d’une conférence, que la décision de renouveler ce protocole est « du ressort unique du secrétaire général de l’ONU ». Les consultations que ce dernier doit mener avec le gouvernement libanais à ce sujet « ne sont pas contraignantes » et ne portent que sur « la durée du renouvellement et non pas sur son principe », a-t-il assuré.


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