1. des économistes frileux et superprudents qui refusent de s’engager et de publier leurs opinions dans la crainte de s’aliéner les faiseurs d’opinion ;
2. des membres de la « monocratie » qui refusent d’appuyer une réforme qui risque de nuire à leurs intérêts immédiats et mettrait fin aux monopoles qui les enrichissent. Ces monopoles qui freinent le développement économique, social et environnemental du pays ;
3. des fonctionnaires de l’administration publique qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, qui ignorent tout des principes d’une gestion administrative saine et efficace, et qui cherchent par tous les moyens à protéger leurs petites combines et leur champ d’intérêts étroit ;
4. des membres des plus hautes instances régulatrices qui ont, durant toutes les années passées, fermé les yeux sur le comportement totalement inadmissible de l’administration publique à tous les niveaux et continuent de le faire à ce jour, par peur de mécontenter les forces obscures qui contrôlent ce pays ;
5. de la presse écrite et audiovisuelle qui refuse d’aborder certains sujets « délicats » par peur de s’opposer à la monocratie de l’ombre ;
6. de tous les éducateurs qui, durant les soixante dernières années, n’ont jamais voulu prendre l’initiative de réellement éduquer notre jeunesse, en commençant par leur inculquer les principes d’une bonne citoyenneté. Ils ont failli à leur tâche sous le prétexte fallacieux qu’il faut éviter d’aborder les questions politiques au sein d’un établissement éducationnel. Ils ont été totalement incapables de comprendre et de réaliser que les étudiants doivent apprendre tôt, sur les bancs de l’école, que le citoyen se doit, avant toute chose, d’être un critique impartial et acharné de tous ceux auxquels il confie le pouvoir et la faculté d’user des ressources nationales ;
7. des directeurs d’ONG qui acceptent d’exécuter les programmes qui leur sont imposés par ceux qui les financent, tout en sachant fort bien que ces programmes ne servent pas toujours l’intérêt du peuple libanais ;
8. de tous les membres du gouvernement, aux niveaux exécutif et législatif, qui sont parfaitement au courant des dérives administratives, politiques et financières dans lesquelles la nation est entraînée, mais ne font rien pour les arrêter.
Mais j’en ai surtout marre de ce peuple qui se laisse gruger, berner par ses dirigeants et ses zaïms, sans protester ni réagir.
George SABAT


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef