Des combattants du parti chiite lors d'une parade militaire. Photo archives/
Les autorités thaïlandaises ont arrêté un suspect d'origine libanaise et ont renforcé la sécurité à Bangkok après avoir reçu des informations sur de possibles attaques dans la capitale, a déclaré vendredi le vice Premier ministre Chalerm Yumbumrung.
"Un suspect libanais du Hezbollah a été arrêté par les autorités thaïlandaises et la police poursuit son enquête", avait indiqué le Premier ministre thaïlandais à Reuters. "La police thaïlandaise travaille de concert avec les autorités israéliennes depuis le début de l'année suite aux inquiétudes soulevées par l'ambassade israélienne sur une éventuelle attaque menée par des terroristes libanais à Bangkok", avait-t-il encore ajouté. Une information qui a toutefois été démentie par un haut responsable du Hezbollah, Ghaleb Abou Zeinab.
Plus tôt dans la journée, l'ambassade des Etats-Unis en Thaïlande avait mis en garde contre de possibles attaques de "terroristes étrangers" dans les lieux touristiques de la capitale.
"Ce message avertit les citoyens américains en Thaïlande que des terroristes étrangers pourraient en ce moment envisager de mener des attaques contre des zones touristiques à Bangkok dans un futur proche", a indiqué l'ambassade sur son site internet. L'ambassade américaine appelle ses ressortissants à rester "très vigilants" dans les lieux publics et signaler tout paquet abandonné aux autorités. "Nous vous encourageons également à garder profil bas dans les lieux publics, en particulier les zones fréquentées par les touristes étrangers". "Notre information aux citoyens américains est réelle et spécifique à Bangkok", a insisté l'ambassadrice Kristie Kenney sur le site de micro-blog Twitter.
Le ministre thaïlandais de la Défense, le général Yutthasak Sasiprapha, a confirmé à l'AFP que son gouvernement avait bien été contacté jeudi soir par les Américains "concernant deux terroristes entrés en Thaïlande".
"Ce sont deux musulmans (...), ils sont des ennemis d'Israël (...). Il ne faut pas s'inquiéter", a-t-il ajouté, se disant "confiant" qu'ils seraient arrêtés dès vendredi. "Pour les citoyens thaïlandais, il n'est pas nécessaire d'annoncer une quelconque alerte, parce que cela provoquera la panique et affectera notre tourisme".
Le tourisme avait été victime au printemps 2010 des manifestations du mouvement des "chemises rouges" qui avaient occupé le centre de Bangkok pendant deux mois pour réclamer la démission du gouvernement de l'époque, avant d'être délogés par l'armée. La crise, la plus grave qu'ait connue la Thaïlande moderne, avait fait plus de 90 morts et 1.900 blessés.
L'extrême-sud de la Thaïlande est par ailleurs régulièrement frappé par des attaques à la bombe et des fusillades, qui ont fait près de 5.000 morts depuis 2004. Mais ces attaques sont liées à un conflit de nature politique, même s'il est alimenté par une dimension religieuse avec une population sudiste majoritairement d'ethnie malaise et de confession musulmane, dans un pays à majorité bouddhiste. Mais jusqu'à présent, les attaques n'ont jamais visé d'Occidentaux, ni frappé hors de cette région, frontalière avec la Malaisie.
Les autorités avaient placé Bangkok en alerte pendant les festivités du nouvel an et renforcé la sécurité dans les lieux touristiques et commerciaux, après la découverte d'engins explosifs artisanaux. Certains de ces sites avaient été le théâtre le 31 décembre 2006 d'une série d'explosions coordonnées qui avaient tué trois personnes et blessé plus de 30 autres. Elles n'avaient pas été attribuées.
Plusieurs autres pays d'Asie du Sud-Est ont été frappés ces dernières années par des attentats liés à des groupes islamistes. Le 12 octobre 2002, trois explosions avaient soufflé plusieurs bars, boîte de nuit et restaurants à Bali, haut-lieu touristique de l'archipel indonésien, tuant 202 personnes, dont 88 Australiens. L'Indonésien Riduan Isamuddin, dit Hambali, haut-dirigeant de la Jemaah Islamiyah réputée liée à el-Qaëda et cerveau présumé de ces attentats, avait été arrêté en 2003 en Thaïlande et transféré à Guantanamo.
"Un suspect libanais du Hezbollah a été arrêté par les autorités thaïlandaises et la police poursuit son enquête", avait indiqué le Premier ministre thaïlandais à Reuters. "La police thaïlandaise travaille de concert avec les autorités israéliennes depuis le début de l'année suite aux inquiétudes soulevées par l'ambassade israélienne sur une éventuelle attaque menée par des terroristes libanais à Bangkok", avait-t-il encore ajouté. Une information qui a toutefois été démentie par un haut responsable du Hezbollah, Ghaleb Abou Zeinab.
Plus tôt dans la...


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07 h 38, le 13 janvier 2012