Un véhicule militaire israélien en patrouille sur le plateau du Golan. "Je ne suis pas sûr que le calme va se poursuivre sur le plateau du Golan", a déclaré le chef d'état-major israélien Benny Gantz.
Le chef d'état-major israélien Benny Gantz a déclaré mardi qu'en cas de chute du régime du président syrien Bachar al-Assad, Israël devrait "être prêt" à accueillir des réfugiés alaouites sur le plateau du Golan.
"La chute d'Assad portera atteinte à la communauté alaouite. Nous devons être prêts à accueillir des réfugiés sur le Golan", a expliqué Benny Gantz devant la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Parlement, selon le porte-parole de cette commission.
C'est la première fois qu'un haut responsable israélien évoque la possibilité que des membres de la minorité alaouite, dont fait partie le président Assad, puissent fuir des représailles des autres communautés au cas où le régime actuel syrien chuterait.
"Assad ne peut pas continuer à se maintenir au pouvoir et sa chute provoquera des fissures dans l'axe radical", a ajouté le chef d'état-major en allusion à l'Iran, au Hezbollah et au Hamas. "Il est possible qu'à court terme les événements en Syrie poussent les Syriens à agir contre nous", a également affirmé le général Gantz. "Je ne suis pas sûr que le calme va se poursuivre sur le plateau du Golan", a-t-il ajouté. Des responsables militaires israéliens ont évoqué récemment la possibilité que certains groupes profitent du chaos que pourrait provoquer la chute du président Assad pour se livrer à des "provocations" anti-israéliennes sur le Golan.
Le général Gantz a par ailleurs exprimé la "crainte que des armes passent de Syrie au Liban (à la faveur de l'instabilité), en particulier des roquettes anti-aériennes. Il faut suivre les développements dans ce domaine avec attention". La presse israélienne s'est déjà faite l'écho des craintes de responsables israéliens d'un transfert accru d'armes de la Syrie vers le Liban à la faveur de la crise.
Le 2 janvier, le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, avait affirmé que les jours du régime du président Assad étaient comptés et sa famille n'avait plus que "quelques semaines" au pouvoir. "Il est impossible de prévoir dans la situation actuelle ce qui va arriver au lendemain de la chute de Bachar al-Assad", avait-il ajouté, alors que le régime syrien est confronté depuis la mi-mars à un mouvement de contestation populaire sans précédent qu'il réprime dans le sang.
Le ministre israélien de la Défense avait aussi estimé que la chute du président Assad serait un "coup sévère" pour l'Iran et le Hezbollah, alliés du régime et bêtes noires d'Israël et des Etats-Unis.
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"La chute d'Assad portera atteinte à la communauté alaouite. Nous devons être prêts à accueillir des réfugiés sur le Golan", a expliqué Benny Gantz devant la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Parlement, selon le porte-parole de cette commission.
C'est la première fois qu'un haut responsable israélien évoque la possibilité que des membres de la minorité alaouite, dont fait partie le président Assad, puissent fuir des représailles des autres communautés au cas où le régime actuel syrien chuterait.
"Assad ne peut pas continuer à se maintenir au pouvoir et sa chute provoquera...


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Oh ! Comme elles sont émouvantes la charité et la compassion du chef d'état-major israélien, Benny Gantz, à l'égard des alaouites ! On en a les larmes aux yeux. C'est l'incitation la plus hypocrite et la plus cynique à la guerre sectaire entre sunnites et alaouites en Syrie.
12 h 02, le 10 janvier 2012