Dans le cadre de ses contacts quotidiens par le biais de son compte Twitter, M. Hariri a une nouvelle fois tenu des propos très durs à l’égard du pouvoir baassiste. Interrogé sur les menaces proférées par le régime syrien contre la chaîne de télévision Future News, relevant du courant du Futur, Saad Hariri a déclaré : « Cela est une preuve de faillite et de grande confusion. C’est de cette façon que se comporte le régime syrien. Il fait des reproches aux autres, alors que c’est lui le criminel et le meurtrier. »
À un correspondant qui lui suggérait qu’il devrait préserver ses arrières dans ses rapports avec le régime de Damas, M. Hariri a déclaré : « Je ne veux plus maintenir les ponts avec le régime syrien, ça suffit. »
En réponse à une question sur les raisons de la détérioration des relations entre les dirigeants du Qatar et le président Assad en dépit des rapports étroits qui les liaient, le leader du courant du Futur a déclaré : « Personne ne peut observer le mutisme vis-à-vis de ce qui se passe en Syrie. Telle est la raison » (de la détérioration des relations syro-qataries).
Interrogé sur la véracité des informations de presse selon lesquelles il pourrait retourner à Beyrouth à l’occasion de la commémoration de l’attentat du 14 février 2005 en vue de prôner un projet de réconciliation nationale, M. Hariri a déclaré : « C’est possible. »
Évoquant le dossier du tribunal spécial pour le Liban et la position du Hezbollah qui pourrait s’opposer à la reconduction de l’accord conclu entre l’État libanais et le tribunal, M. Hariri a déclaré : « En définitive, ils (les responsables du Hezbollah) vont accepter, et ils diront qu’ils le font car ils ne veulent pas d’un retour de Saad Hariri. »
Après avoir indiqué que la télévision syrienne l’accuse d’être l’instigateur de l’attentat terroriste qui s’est produit vendredi dernier dans le quartier el-Midane à Damas, M. Hariri a relevé, par ailleurs, que la personne qui a envoyé un message SMS faisant état de son assassinat a été arrêtée et il s’est avéré qu’elle est « proche du régime syrien ».
En ce qui concerne la situation présente sur la scène locale, l’ancien Premier ministre a affirmé que « tout ce qui se passe actuellement au Liban est un écran de fumée qui se dissipera prochainement ». « Les gens et les leaders passent, et le Liban demeure le pays du Cèdre », a-t-il conclu.

