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À La Une - France

Etudiants étrangers : préparation d'une "instruction" visant "des cas précis"

La circulaire Guéant du 31 mai ne va toutefois pas disparaître.

Le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, auteur de la circulaire du 31 mai visant à restreindre l'immigration professionnelle en France. Photo AFP

Le nouveau texte sur les étudiants étrangers très qualifiés, destiné à corriger ce qui a été décrit par Claude Guéant comme les "malentendus" de sa circulaire du 31 mai sur l'immigration professionnelle, sera une "instruction aux préfets", a expliqué mercredi le ministre de l'Enseignement supérieur, Laurent Wauquiez.

Il y a "une réunion de travail cet après-midi" et "l'objectif est d'avoir une instruction aux préfets qui soit uniquement sur le sujet des étudiants étrangers à haut potentiel", a déclaré M. Wauquiez sur RTL. "L'instruction va viser des cas très précis", a-t-il expliqué, car "mon objectif est qu'on lève tous les malentendus".

 

Par exemple, "une entreprise française qui veut se développer en Chine, en Inde, au Brésil, elle a identifié un étudiant qui est venu étudier chez nous, qui connaît bien ces pays parce qu'il en est originaire, ça peut l'aider à développer sa compétitivité et percer sur ces marchés, eh bien on autorisera l'étudiant étranger à travailler dans cette entreprise. Voilà un cas précis, simple, visé dans l'instruction", a détaillé M. Wauquiez. "On la présente cet après-midi aux présidents d'université, donc dans la foulée (elle) sera publiée", a-t-il ajouté.

 

Face à la mobilisation dans les universités et aux réserves au sein du gouvernement et du patronat, Claude Guéant avait promis, le 23 décembre, de revoir sa circulaire controversée, qui restreint la possibilité pour les étudiants étrangers d'obtenir un statut de salarié pour travailler en France au terme de leur formation. "Je note qu'il y a des malentendus, des interrogations. Je suis résolu à avoir une concertation avec les parties prenantes – universités, grandes écoles, patronat – et à faire une circulaire spécifique sur le travail des étudiants étrangers afin que les cas de figures soient examinés et que les choses soient plus claires", avait déclaré le ministre français sur Europe 1.

 

Après la publication de la circulaire, de nombreux diplômés étrangers, dont certains très qualifiés, qui avaient été recrutés dans des entreprises françaises, n'ont pas pu obtenir un changement de statut (d'étudiant à salarié), un sujet d'inquiétude pour les universités et les grandes écoles.

 

La circulaire du 31 mai ne va toutefois pas disparaître, car "elle portait sur toute la politique d'immigration, on ne renonce pas à toute notre politique de maîtrise de l'immigration", a souligné M. Wauquiez aujourd’hui.

 

Outre M. Wauquiez, les ministres de l'Intérieur Claude Guéant et du Travail Xavier Bertrand doivent recevoir mercredi après-midi les présidents de la Conférence des grandes écoles, de la Conférence des présidents d’universités et de la Conférence des directeurs des écoles françaises d'ingénieurs, afin d'aborder l'accès au marché du travail des diplômés étrangers formés en France. Réunis dans un collectif, les étudiants étrangers ont regretté ne pas être invités à cette réunion.

 

Le 28 décembre, le gouvernement français avait décidé de rehausser la taxe sur le renouvellement du titre de séjour pour les étudiants étrangers.

 

Pour mémoire : Guéant vs les étudiants étrangers : troisième round

Le nouveau texte sur les étudiants étrangers très qualifiés, destiné à corriger ce qui a été décrit par Claude Guéant comme les "malentendus" de sa circulaire du 31 mai sur l'immigration professionnelle, sera une "instruction aux préfets", a expliqué mercredi le ministre de l'Enseignement supérieur, Laurent Wauquiez.
Il y a "une réunion de travail cet après-midi" et "l'objectif est d'avoir une instruction aux préfets qui soit uniquement sur le sujet des étudiants étrangers à haut potentiel", a déclaré M. Wauquiez sur RTL. "L'instruction va viser des cas très précis", a-t-il expliqué, car "mon objectif est qu'on lève tous les malentendus".
 
Par exemple, "une entreprise française qui veut se développer en Chine, en Inde, au Brésil, elle a identifié un étudiant qui est venu étudier chez nous, qui connaît...
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