La rentrée universitaire donne l’occasion aux médias de dépeindre une jeunesse libanaise marquée par la violence et l’irresponsabilité, et divisée par la politique. Le phénomène annuel est l’événement majeur des campus. Il est sujet à des interprétations contradictoires, avancées même par des hommes politiques du premier rang. Quelles que soient les analyses, un seul résultat est sûr : notre jeunesse est instrumentalisée ; elle est incapable de produire des idées. J’ai découvert récemment que la jeunesse qui intéresse les médias n’est pas représentative de l’ensemble de la jeunesse libanaise. Au-delà de toute considération politique, la Lebanese American University (LAU) Byblos connaît depuis quelques années l’expansion d’un nouveau club : le Rotaract. À l’instar de son aîné, le Rotary, ce club est fondé sur l’entraide, l’internationalité, la camaraderie, le développement de la bonne volonté, l’importance des règles de haute probité, l’intérêt porté à autrui. J’ai été agréablement surpris d’apprendre qu’il s’agit du premier club Rotaract au monde implanté dans une institution académique. Rotaract-LAU a obtenu le permis de débuter sa mission il y a trois ans. Ils étaient trois : Mmes Adéla el-Haddad et Tatiana Saadé, et M. Fouad el-Haddad. Il a réussi, en un temps relativement court, à sensibiliser les jeunes et les initier à l’action sociale. Ils sont plus de vingt aujourd’hui. Le 27 décembre 2011, le club a organisé un dîner de levée de fonds pour les orphelins du couvent de Mayfouk qui vivent dans des conditions déplorables. L’ambiance était en rupture totale avec l’image des universitaires véhiculée par les médias. J’ai vu là des personnes sur lesquelles le Liban peut compter pour accroître son potentiel humain. J’ai vu des personnes qui se sont montrées plus dignes du Liban que la majorité de ceux qui le représentent. « La valeur n’attend point le nombre des années. » L’espoir du Liban réside dans cette jeunesse qui refuse de demeurer prisonnière du stérile ébat politique. Si la politique ne peut engendrer que la déception, la jeunesse, elle, devrait nous donner l’espoir.
La rentrée universitaire donne l’occasion aux médias de dépeindre une jeunesse libanaise marquée par la violence et l’irresponsabilité, et divisée par la politique. Le phénomène annuel est l’événement majeur des campus. Il est sujet à des interprétations contradictoires, avancées même par des hommes politiques du premier rang. Quelles que soient les analyses, un seul résultat est sûr : notre jeunesse est instrumentalisée ; elle est incapable de produire des idées.J’ai découvert récemment que la jeunesse qui intéresse les médias n’est pas représentative de l’ensemble de la jeunesse libanaise. Au-delà de toute considération politique, la Lebanese American University (LAU) Byblos connaît depuis quelques années l’expansion d’un nouveau club : le Rotaract. À l’instar de son aîné, le Rotary, ce...
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