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Liban - Éclairage

La livre libanaise et le secteur bancaire se portent au mieux...

En ce début d’année plombé par la crise économique internationale, les inquiétudes se tournent essentiellement vers la livre libanaise et vers le secteur bancaire, malmenés récemment par la presse américaine, après l’affaire de la Banque libano-canadienne. Mais le gouverneur de la Banque centrale Riad Salamé s’est empressé de dissiper les rumeurs mettant en cause le secteur bancaire libanais, en affirmant que la crise de la Banque libano-canadienne est terminée depuis le rachat de cette banque par la Société générale et le retrait de sa licence du marché bancaire libanais. Devant ses visiteurs, Riad Salamé insiste sur le fait que la masse monétaire au Liban dépasse les 170 milliards de dollars, entre les avoirs de la Banque centrale en monnaies et en or et ceux des banques libanaises privées, au Liban et à l’étranger. Ce qui fait du Liban un important centre financier en dépit de la crise qui secoue la région et en particulier la Syrie, puisqu’il continue à attirer les capitaux et les investissements étrangers. Selon Salamé, la seule crainte à avoir vient d’Israël qui souhaiterait empêcher le Liban de devenir un centre financier et qui chercherait ainsi à semer le doute sur sa stabilité monétaire.
Salamé fait le lien entre cette hypothèse et le dernier article publié en décembre par le New York Times sur la Banque
libano-canadienne et les soupçons de blanchiment d’argent qui pèsent sur certaines banques libanaises, par le biais de la vente et l’achat de voitures et qui profiterait essentiellement au Hezbollah. M. Salamé confirme l’existence d’une plainte aux États-Unis contre la Banque libano-canadienne. Mais après les contacts menés par le gouverneur de la Banque centrale libanaise et par l’Association des banques du Liban, il est apparu que ce n’est pas le Trésor américain qui a déposé cette plainte, mais bien le département de blanchiment d’argent, et il s’agit donc d’une plainte civile pour obtenir des indemnités, conformément à la loi américaine. C’est l’ambassadeur du Liban à Washington, Antoine Chédid, qui a fait les contacts en ce sens et qui a obtenu les détails de l’affaire. Cette plainte suit son cours normal, mais la crise de la Banque libano-canadienne est terminée, puisque la licence a été retirée du marché.
Devant ses visiteurs, M. Salamé est catégorique, il n’y a aucune campagne visant le secteur bancaire libanais et tout ce qui circule en ville n’est que des rumeurs sans fondements. D’ailleurs, les responsables du Trésor aux États-Unis ont, à maintes reprises, réitéré leur confiance dans la personne du gouverneur de la BDL et dans le montage financier qu’il applique pour mettre le Liban et son secteur bancaire à l’abri de la crise économique mondiale. Les responsables du Trésor américain ont aussi déclaré qu’ils coopèrent avec le gouverneur de la Banque centrale et avec les banques libanaises qui appliquent strictement les circulaires du gouverneur et les dispositions des conventions financières internationales. Selon les informations en provenance de Washington, le secrétaire d’État au Trésor est satisfait du contrôle exercé par la Banque centrale sur les banques de ce pays et il a affirmé qu’il n’y avait aucune sanction ni aucune mesure prise à l’encontre d’une banque libanaise. Les banques locales ne sont donc la cible d’aucune campagne. Et les rumeurs qui circulent à ce sujet sont politiques et visent en fait l’État libanais.
C’est donc dans ce cadre qu’il faut placer les articles parus dans la presse américaine sur les activités de certaines banques libanaises pour le compte du Hezbollah. Le facteur israélien n’est pas non plus à écarter et il pourrait bien être derrière les articles parus dans le but de déstabiliser le secteur bancaire libanais. Surtout que ce secteur est en train de se développer et semble épargné par la crise économique et financière internationale. C’est ce même secteur qui a souvent permis au Liban de se ressaisir et de surmonter les crises et sa dernière action du genre a sauvé le gouvernement de l’implosion avec le financement du TSL (32 millions de dollars).
Le secteur bancaire se porte donc bien, en grande partie grâce à la politique financière du gouverneur Riad Salamé. Mais cela ne signifie pas que les Libanais doivent continuer à se lancer des accusations politiques. Au contraire, ils doivent faire preuve d’un grand sens national et resserrer les rangs autour de leurs institutions publiques, en plaçant l’intérêt général avant les intérêts particuliers.
En ce début d’année plombé par la crise économique internationale, les inquiétudes se tournent essentiellement vers la livre libanaise et vers le secteur bancaire, malmenés récemment par la presse américaine, après l’affaire de la Banque libano-canadienne. Mais le gouverneur de la Banque centrale Riad Salamé s’est empressé de dissiper les rumeurs mettant en cause le secteur bancaire libanais, en affirmant que la crise de la Banque libano-canadienne est terminée depuis le rachat de cette banque par la Société générale et le retrait de sa licence du marché bancaire libanais. Devant ses visiteurs, Riad Salamé insiste sur le fait que la masse monétaire au Liban dépasse les 170 milliards de dollars, entre les avoirs de la Banque centrale en monnaies et en or et ceux des banques libanaises privées, au Liban et à...
commentaires (5)

Kamel, j'ai peur pour toi, mon ami. Tu es si obsedé par ces Bensaoud. Je crois que tu les vois et en rêve et à yeux ouverts, toujours devant toi et partout... Ne crois-tu pas que tu leur donnes plus d'importance, peut-être, qu'ils n'en ont ? Anastase Tsiris

Anastase Tsiris

10 h 00, le 04 janvier 2012

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Commentaires (5)

  • Kamel, j'ai peur pour toi, mon ami. Tu es si obsedé par ces Bensaoud. Je crois que tu les vois et en rêve et à yeux ouverts, toujours devant toi et partout... Ne crois-tu pas que tu leur donnes plus d'importance, peut-être, qu'ils n'en ont ? Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    10 h 00, le 04 janvier 2012

  • Tu n'as pas compris que les racistes ne dépensent rien de leur propre gré, mais ils se servent dans ta poche et celle des autres., bensaoud surtout. Le sens de mon intervention était surtout pour dire que quand il s'agit d'argent les libanais redeviennent solidaires, un peu comme eux.

    Jaber Kamel

    08 h 23, le 04 janvier 2012

  • Kamel, je ne suis pas d'accord avec toi. Nous, Libanais, nous jetons l'argent par la fenêtre. Quand à tes SIO, il faut bien une "KIMMACHÉ" pour tirer un sou de leurs poches... Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    07 h 27, le 04 janvier 2012

  • Ce qui nous rapproche le plus des israéliens c'est bien l'argent. Comme ça, en pleine crise financière et bancaire mondiale, les libanais sont appelés à une solidarité extrême, et que même on la retrouve dans les accusations de blanchiement où pour la 1ére fois on parle de la main des jaloux voisins racistes, il est fait appel à la masse des libanais de ne pas croire ce qui se dit parce que de toute façon nous avons le meilleur Dirlo de banque dans le meilleur pays de la finance. Allez je vous invite tous au cinoche, on va aller voir " Touche pas au grizby".

    Jaber Kamel

    06 h 59, le 04 janvier 2012

  • Ouf!on est rassuré!les Libanais eux se portent de plus en plus mal....mais si le secteur bancaire va mieux,on est content!On va pouvoir le ponctionner!Et rendre leur argent aux Libanais!

    GEDEON Christian

    05 h 56, le 04 janvier 2012

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