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À La Une - Tension

L’Iran reste menaçant malgré de nouvelles sanctions américaines

La République islamique teste de nouveaux missiles dans la région du détroit d’Ormuz.

Un missile Qader lancé lors des manoeuvres iraniennes. Irinn/via Reuters TV/Reuters

L’Iran a testé hier trois missiles de croisière, deux de moyenne et un de courte portée, au dernier jour de manœuvres navales autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le trafic maritime pétrolier. « Le missile sol-mer (...) Ghader a été testé avec succès pour la première fois », a rapporté l’agence IRNA. Ce missile de fabrication iranienne, d’une portée de 200 km, « a réussi à atteindre avec succès sa cible et l’a détruite », a déclaré l’amiral Mahmoud Moussavi, porte-parole des manœuvres navales. « Ghader est un système de missile ultramoderne avec un radar intégré, ultraprécis, dont la portée et le système intelligent antirepérage ont été améliorés par rapport aux générations précédentes », a-t-il ajouté. Un peu plus tard, l’amiral Moussavi a annoncé à la télévision d’État que le missile Nasr (35 km de portée) avait également été « testé avec succès ». La marine iranienne a également testé hier après-midi un missile surface-surface Nour, dont la portée est également de 200 km et qui est dérivé du C-802 chinois (120 à 180 km de portée).
« Ces missiles sont transportables, précis et d’une capacité de destruction très élevée », a déclaré l’amiral Habibollah Sayyari, le commandant de la marine iranienne, cité par la télévision d’État. M. Sayyari a plusieurs fois souligné que l’Iran « contrôle entièrement le détroit d’Ormuz et sa sécurité ». M. Moussavi a en outre affirmé que « les bâtiments de guerre de la marine vont adopter un nouveau dispositif tactique démontrant la capacité de l’Iran à empêcher tout trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, s’il le décidait ». L’Iran a menacé ces derniers jours de fermer le détroit en cas de sanctions contre ses exportations pétrolières, une éventualité envisagée par les États-Unis et certains pays européens.
La France a réagi en affirmant que ces tests étaient « un très mauvais signal adressé à la communauté internationale ». « Nous rappelons que le développement par l’Iran d’un programme balistique constitue un motif de grande inquiétude », a déclaré Bernard Valero, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères. « Ces manœuvres dans le détroit d’Ormuz et les tirs de missiles dans ce même secteur reflètent, à mon avis, avant tout le désarroi de l’Iran après le renforcement des sanctions le visant », a déclaré pour sa part le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak. « Je ne pense pas que l’Iran puisse sérieusement envisager de fermer le détroit d’Ormuz, même en cas de sanctions aggravées, car une telle initiative mobiliserait le monde entier contre lui », a-t-il estimé.
Les États-Unis ont critiqué ces derniers jours le « comportement irrationnel de l’Iran » et affirmé « qu’aucune perturbation du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ne serait tolérée ». Le président américain Barack Obama a promulgué samedi une loi sur le financement du Pentagone qui renforce les sanctions contre le secteur financier de l’Iran, notamment la Banque centrale, dans le but de contraindre ce pays à abandonner son programme nucléaire. Mais Téhéran a annoncé dimanche avoir fait un pas supplémentaire dans son programme nucléaire avec la fabrication de barres de combustibles pour réacteur nucléaire. Et le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a assuré que la Banque centrale iranienne réagirait avec « force » aux sanctions américaines. La Banque centrale peut faire face « aux pressions des ennemis » et « doit, avec force et confiance, avoir la solidité d’éliminer tous les complots des ennemis », a-t-il dit.

Le rial en chute libre
Ces déclarations n’ont pas empêché le rial de continuer à dévisser face au dollar, passant à 17 800 rials pour un dollar hier, soit une baisse de 12 % en un jour et de 66 % de la valeur de la monnaie iranienne depuis un an. Déjà dimanche, jour ouvrable en Iran, le rial avait enregistré une baisse de plus de 5 % face au dollar. Le taux officiel du dollar annoncé par la Banque centrale était hier de 11 180 rials pour un dollar. Second pays de l’OPEP, l’Iran tire 80 % de ses rentrées de devises de ses exportations de pétrole, soit environ 100 milliards de dollars pour l’année iranienne en cours (mars 2010-mars 2011). Le budget du pays a été calculé sur la base d’un dollar à 10 500 rials.
(Source : AFP)
L’Iran a testé hier trois missiles de croisière, deux de moyenne et un de courte portée, au dernier jour de manœuvres navales autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le trafic maritime pétrolier. « Le missile sol-mer (...) Ghader a été testé avec succès pour la première fois », a rapporté l’agence IRNA. Ce missile de fabrication iranienne, d’une portée de 200 km, « a réussi à atteindre avec succès sa cible et l’a détruite », a déclaré l’amiral Mahmoud Moussavi, porte-parole des manœuvres navales. « Ghader est un système de missile ultramoderne avec un radar intégré, ultraprécis, dont la portée et le système intelligent antirepérage ont été améliorés par rapport aux générations précédentes », a-t-il ajouté. Un peu plus tard, l’amiral Moussavi a annoncé à la...
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