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Économie

En bref

L’Inde va ouvrir
son marché financier aux investisseurs étrangers
L’Inde a annoncé qu’elle allait ouvrir son marché financier aux investisseurs particuliers étrangers pour la première fois, dans le cadre d’une importante réforme économique destinée à encourager l’investissement étranger. Cette mesure a été prise « pour élargir la palette des investisseurs, attirer davantage de fonds étrangers, réduire la volatilité du marché et renforcer le marché indien des capitaux », a expliqué le gouvernement dans un communiqué. Elle entrera en vigueur d’ici au 15 janvier, a-t-il précisé. Jusqu’à présent, les investisseurs étrangers n’étaient autorisés à investir en Bourse en Inde qu’à travers des sociétés d’investissement ou des programmes institutionnels. L’économie indienne a connu une forte croissance ces quinze dernières années et de nombreux investisseurs étrangers ont manifesté le souhait d’être présents sur le marché financier de ce pays de 1,2 milliard d’habitants.

La Banque centrale chinoise promet
à son tour une
flexibilité monétaire accrue
Les autorités chinoises ont l’intention d’accroître la flexibilité du taux de change de la devise nationale, le yuan, a assuré ce week-end le gouverneur de la Banque centrale de Chine, suite aux vives critiques exprimées par le Trésor américain.
« À l’avenir, les fluctuations du taux de change vont être plus importantes », a affirmé Zhou Xiaochuan, le gouverneur de la Banque populaire de Chine (banque centrale), dans un entretien à l’hebdomadaire Caixin. Les partenaires commerciaux de la Chine – en particulier les États-Unis qui ont à nouveau âprement critiqué mardi dernier le maintien par Pékin d’un renminbi (nom officiel du yuan) à un niveau « considérablement sous-évalué » – s’irritent régulièrement du niveau de la devise chinoise, jugé artificiellement bas. Celui-ci favorise grandement les exportations de biens manufacturés chinois et alimente de forts déficits commerciaux entre certains pays et la Chine. Mais Pékin défend fermement son régime de taux de change, affirmant qu’il évolue progressivement pour rendre le yuan plus flexible. La variation du yuan est actuellement maintenue dans une bande de fluctuation de 0,5 % au-dessus et en dessous d’un niveau fixé quotidiennement par la Banque centrale. Les propos de M. Zhou indiquent que cette bande de fluctuation pourrait être élargie par les autorités dans le futur, mais pas nécessairement autant que le souhaitent les partenaires commerciaux de la Chine, États-Unis en tête.

La Grèce face à une « très difficile » négociation sur
le prêt de la zone
euro
La Grèce se prépare à une « très difficile négociation » avec ses bailleurs de fonds UE et FMI pour débloquer le nouveau prêt promis par la zone euro fin octobre, a mis en garde hier le porte-parole du gouvernement, Pantelis Kapsis. Il a lancé cet avertissement sur la radio Skaï, dans la perspective du retour attendu le 16 janvier à Athènes de la troïka, la délégation représentant les créanciers de la Grèce (Commission et Banque centrale européennes, Fonds monétaire international). Le ministère des Finances a indiqué compter sur le versement de quelque 85 milliards d’ici à fin février, notamment pour éponger des besoins de financement estimés par les médias à quelque 14 milliards en mars.
« Nous avons un énorme travail devant nous et devons tous être à la hauteur des circonstances car il n’est absolument pas acquis que le danger soit passé », a insisté M. Kapsis, qualifiant également de « très difficile » l’autre négociation menée par la Grèce, cette fois avec ses créanciers privés, pour l’effacement d’une partie de sa dette.

Le déficit espagnol pourrait dépasser
les 8 % du PIB
en 2011
Le ministre espagnol de l’Économie, Luis de Guindos, a déclaré hier qu’il était « possible » que le déficit public du pays « dépasse les 8 % » du PIB en 2011, le chiffre dévoilé vendredi par le gouvernement, déjà bien supérieur à l’objectif visé (6 %). « Il est possible qu’il dépasse les 8 %, mais j’espère qu’il ne sera pas beaucoup » plus élevé, a-t-il dit à la radio privée Cadena Ser. Le nouveau gouvernement de droite a adopté vendredi un plan de rigueur de 8,9 milliards d’euros, ainsi qu’une hausse d’impôts temporaire devant rapporter 6,275 milliards en 2012, justifiant cette annonce par un déficit public bien plus important que prévu, se situant « autour de 8 % » du PIB fin 2011.
« Une partie importante de ce décalage (par rapport à l’objectif de 6 %) est venue des régions », a souligné hier M. De Guindos, et « je crois que les régions vont faire un effort ». Les 17 régions autonomes espagnoles, très endettées depuis l’éclatement de la bulle immobilière en 2008, sont une source d’inquiétude récurrente pour les économistes, et plusieurs d’entre elles ont commencé ces derniers mois à appliquer de durs plans d’austérité.

2011, meilleure
année depuis
10 ans pour la consommation
en Allemagne
La consommation des ménages en Allemagne a connu en 2011 sa « meilleure année depuis plus de 10 ans », a jugé hier dans un communiqué la Fédération allemande des Chambres de commerce DIHK. La consommation devrait avoir augmenté d’au moins 1,2 % cette année à prix constants, selon le DIHK, ce qui pour les Allemands traditionnellement peu portés sur la dépense fait de l’année 2011 « la meilleure depuis plus de 10 ans ». « La situation favorable de l’emploi profite à la demande intérieure », analyse le DIHK. Le chômage est à son plus bas depuis plus de 20 ans en Allemagne, à la faveur d’une reprise très vigoureuse de l’économie depuis mi-2009, et malgré des signes d’essoufflement de la conjoncture sur les derniers mois de 2011. La bonne tenue de la consommation privée est de bon augure pour l’économie allemande, alors que la demande mondiale pour les produits Made in Germany est appelée à fléchir et que les industriels allemands eux-mêmes vont vraisemblablement ralentir quelque peu le rythme de leurs investissements.
L’Inde va ouvrirson marché financier aux investisseurs étrangersL’Inde a annoncé qu’elle allait ouvrir son marché financier aux investisseurs particuliers étrangers pour la première fois, dans le cadre d’une importante réforme économique destinée à encourager l’investissement étranger. Cette mesure a été prise « pour élargir la palette des investisseurs, attirer davantage de fonds étrangers, réduire la volatilité du marché et renforcer le marché indien des capitaux », a expliqué le gouvernement dans un communiqué. Elle entrera en vigueur d’ici au 15 janvier, a-t-il précisé. Jusqu’à présent, les investisseurs étrangers n’étaient autorisés à investir en Bourse en Inde qu’à travers des sociétés d’investissement ou des programmes institutionnels. L’économie indienne a connu une forte...
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