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À La Une - Crime

Deux Libanais sanctionnés par Washington pour trafic de drogue international

Les deux hommes sont installés au Panama.

Les Etats-Unis ont annoncé jeudi des sanctions contre deux Libanais installés au Panama, pays depuis lequel ils mènent selon Washington un trafic de drogue international "en lien avec des cartels de la drogue mexicains et colombiens".
Les deux hommes visés, qui ont également la nationalité colombienne, s'appellent Jorge Fadlallah Cheaitelly, 51 ans, et Mohamed Zouheir El Khansa, 40 ans. Ils dirigent un réseau "qui s'étend sur toute la planète, couvrant le continent américain, le Proche-Orient et Hong Kong", a affirmé le département du Trésor dans un communiqué.


Les sanctions consistent à saisir les avoirs qu'ils pourraient posséder sur le sol américain et à interdire à tout ressortissant américain de commercer avec eux.


Sont frappés des mêmes sanctions neuf de leurs proches et vingt-huit entreprises que les deux hommes et leur entourage possèdent au Panama, dont un restaurant de Panama City appelé Café du Liban, mais aussi en Colombie, et à Hong Kong.

 

"L’action d'aujourd’hui vise des membres essentiels de l’oganisation criminelle colombienne de Cheaitelly et El Khansa, dont Jaime Edery Crivosei, qui blanchit de l'argent à Cali, le trafiquant de drogue basé à Barranquilla Benny Issa Fawaz et Ali Mohamad Saleh qui blanchit de l'argent à Macao. Les associés financiers centraux de Cheaitelly sont également visés, dont ses proches, Jaime Fadlallah Cheaytelli, Guiseppe Ali Cheaitelli Saheli, et Fatima Fadlallath Cheaitilly, ainsi que deux associés basés au Liban, Fawaz Mohamad Rahall et Ahmed El Khansa", peut-on lire dans le communiqué de presse du Trésor.

 


"Ces criminels et les entités qu'ils contrôlent travaillent dans l'ombre, employant des moyens sophistiquées et diverses sociétés écrans pour blanchir le produit du trafic de drogue dans le monde entier", a affirmé la directrice de l'agence de lutte contre le trafic de stupéfiants (DEA), Michele Leonhart, citée dans un communiqué.

 

Il y a deux semaines, les autorités américaines ont porté plainte au civil contre des établissements financiers libanais accusés d’avoir aidé au blanchiment de 483 millions de dollars pour le Hezbollah, via les États-Unis et l’Afrique, en lien avec des opérations de trafic de drogue. Cette plainte vise notamment la Banque libano-canadienne (LCB) et deux établissements financiers basés au Liban, la compagnie de change "Hassan Ayash" et "Ellissa Holding".

L’argent provenant du trafic de drogue était viré depuis le Liban jusqu’aux États-Unis, où il servait à acheter des voitures d’occasion qui étaient ensuite acheminées en Afrique, principalement à Cotonou, au Bénin, où elles étaient revendues sur des parkings, dont l’un appartenait à Ellissa Holding, a précisé le procureur de Manhattan, Preet Bharara, dans un communiqué.

Une partie importante du cash ainsi récolté était ensuite renvoyée au Liban par un système complexe contrôlé par le Hezbollah, passant par le Togo et le Ghana, selon la même source. Une partie de l’argent allait directement au Hezbollah, selon les autorités judiciaires américaines. Ce trafic aurait duré de début 2007 à début 2011.

 

Pour aller plus loin : voir le tableau, dressé par le Trésor US, de l'"organisation criminelle" visée par les sanctions.

Les Etats-Unis ont annoncé jeudi des sanctions contre deux Libanais installés au Panama, pays depuis lequel ils mènent selon Washington un trafic de drogue international "en lien avec des cartels de la drogue mexicains et colombiens".Les deux hommes visés, qui ont également la nationalité colombienne, s'appellent Jorge Fadlallah Cheaitelly, 51 ans, et Mohamed Zouheir El Khansa, 40 ans. Ils dirigent un réseau "qui s'étend sur toute la planète, couvrant le continent américain, le Proche-Orient et Hong Kong", a affirmé le département du Trésor dans un communiqué.
Les sanctions consistent à saisir les avoirs qu'ils pourraient posséder sur le sol américain et à interdire à tout ressortissant américain de commercer avec eux.
Sont frappés des mêmes sanctions neuf de leurs proches et vingt-huit entreprises que les deux...
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