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Nos lecteurs ont la parole

Un salaire décent pour une vie digne

Par Mouna KAMAR MOURAD
Avis aux membres du Conseil d’État : évitez la révolution potentielle des démunis du Liban.
Je vous présente mes vœux de bonne année 2012, agréable et sereine.
En tant que citoyenne, non résignée à nos maux nationaux et consciente des difficultés matérielles dans lesquelles se débat un grand nombre de mes compatriotes, dont les travailleurs à salaire très limité, je me permets d’attirer votre attention sur les faits suivants : la dignité personnelle et familiale de la catégorie des travailleurs(ses), qui n’ont que leur salaire comme ressource pour vivre honnêtement, est fondée sur la possibilité de disposer d’un budget viable pour subvenir à leurs besoins essentiels. Or, le salaire minimum mensuel de 868 000 livres libanaises permet à peine à une famille de 3 à 4 personnes de joindre les deux bouts, dans une société mal gérée depuis notre accession à l’indépendance en 1943, comme vous le constatez.
Malgré quelques éclaircies dues à de vrais hommes d’État, nos institutions publiques, et en moindre proportion nos institutions privées, sont pour la plupart vidées de l’efficacité des services légitimement réclamés par les citoyens et citoyennes. Il est grand temps que les responsables de la gestion du pays réagissent avec efficience contre les dysfonctionnements de certains secteurs de support à la population et entreprennent un processus de réforme à maints niveaux.
À mon sens, le projet de rajustement des salaires présenté par le ministre du Travail Charbel Nahas émane d’une approche équitable de la condition des travailleurs(ses). Il est essentiel pour sauvegarder l’état physique moral et mental de cette catégorie de Libanais. L’argumentation avancée par les tenants des organismes économiques contre le projet déjà mentionné est moins convaincante que celle visant à l’amélioration de la situation de la masse populaire.

Mouna KAMAR MOURAD
Sociologue
Avis aux membres du Conseil d’État : évitez la révolution potentielle des démunis du Liban.Je vous présente mes vœux de bonne année 2012, agréable et sereine. En tant que citoyenne, non résignée à nos maux nationaux et consciente des difficultés matérielles dans lesquelles se débat un grand nombre de mes compatriotes, dont les travailleurs à salaire très limité, je me permets d’attirer votre attention sur les faits suivants : la dignité personnelle et familiale de la catégorie des travailleurs(ses), qui n’ont que leur salaire comme ressource pour vivre honnêtement, est fondée sur la possibilité de disposer d’un budget viable pour subvenir à leurs besoins essentiels. Or, le salaire minimum mensuel de 868 000 livres libanaises permet à peine à une famille de 3 à 4 personnes de joindre les deux bouts,...
commentaires (1)

Bravo Madame! Pourvu que les personnes responsables qui vont decider de la question des salaires lisent votre article si sense!

Michele Aoun

07 h 08, le 29 décembre 2011

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Commentaires (1)

  • Bravo Madame! Pourvu que les personnes responsables qui vont decider de la question des salaires lisent votre article si sense!

    Michele Aoun

    07 h 08, le 29 décembre 2011

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