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Économie - Social

Sarkozy, président-candidat, pressé de contenir la flambée du chômage

Avec 2,84 millions de chômeurs, le nombre des demandeurs d’emploi atteint son plus haut niveau en France depuis 12 ans.

Ni recette miracle ni plan de relance, le président Nicolas Sarkozy va devoir combattre avec des moyens limités l’envolée du chômage en France, préoccupation constante de ses concitoyens qui sera déterminante pour ses chances de réélection en avril et mai.
Son gouvernement a dû se résoudre à « prendre acte » lundi soir de nouveaux chiffres désastreux pour l’emploi. Pendant le seul mois de novembre, 51 800 personnes supplémentaires se sont retrouvées au chômage, si l’on ajoute celles qui ont eu une activité réduite à celles qui n’en ont pas eu du tout.
Avec 2,84 millions de chômeurs (4,24 millions si on inclut ceux qui ont eu une activité réduite), le nombre des demandeurs d’emploi atteint son plus haut niveau depuis 12 ans.
Le président français, qui devrait officialiser en février sa candidature à sa propre succession, a convoqué un « sommet pour l’emploi » le 18 janvier à l’Élysée avec les syndicats et le patronat.
Mais faute de moyens budgétaires, il ne devrait pouvoir proposer que des mécanismes de chômage partiel ou de flexibilité du temps de travail pour éviter au maximum les licenciements.
Ces idées ont été évoquées hier par son ministre du Travail, Xavier Bertrand, qui a mis la dégradation de l’emploi sur le compte de la crise en zone euro.
« Quand les chiffres économiques ne sont pas bons, les chiffres de l’emploi ne peuvent pas être bons », a-t-il dit sur la radio RTL.
Cette crise de la dette, qui devrait provoquer une récession en France et dans les principaux pays de la zone, interdit toute relance par la dépense publique pour soutenir l’activité.
La France vient de présenter deux plans de rigueur en quatre mois et se trouve sous la surveillance des agences d’évaluation financière, qui sont sur le point de la priver de sa note « triple-A », synonyme de conditions d’emprunt favorables sur les marchés. Paris cherche à préserver sa crédibilité car sa lourde dette publique l’obligera à emprunter pas moins de 178 milliards d’euros sur les marchés en 2012.
Aucun ministre ne se risque ainsi à envisager des mesures de soutien à l’économie. Une attitude qui tranche avec 2008, quand Nicolas Sarkozy avait mobilisé un plan de relance de 26 milliards d’euro pour stimuler l’investissement. La priorité était alors à la croissance, elle est aujourd’hui à la réduction des déficits.
« Le chômage n’est pas un problème franco-français. Il n’y a que l’Allemagne qui voit son chômage reculer, parce qu’ils ont fait des réformes de fond sur le marché du travail depuis 10 ans. Nous avons entrepris des réformes depuis quelques années seulement », a justifié Xavier Bertrand.
En France, le taux de chômage était de 9,3 % de la population active au troisième trimestre (dernier chiffre disponible selon les normes du Bureau international du travail). Et le gouvernement va avoir du mal à le maintenir sous la barre des 10 % alors que Nicolas Sarkozy, avant son élection de 2007, promettait de le ramener à 5 %.
« Pour 2012, on s’attend à une année tout à fait catastrophique. On s’attend à finir l’année avec un taux de chômage de l’ordre de 10,7 % », a affirmé à l’AFP-TV Henri Sterdyniak, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), un institut indépendant.
Favori de la présidentielle des 22 avril et 6 mai, le socialiste François Hollande affirme de son côté qu’une autre politique pour l’emploi est possible.
« Le bilan de Nicolas Sarkozy : un million de demandeurs d’emploi supplémentaires en une mandature ! (...) Le gouvernement mène une politique qui ne peut que conduire à la hausse du nombre de demandeurs d’emploi et à l’atonie de la croissance », a commenté son spécialiste de ces questions, Alain Vidalies.

(Source : AFP)
Ni recette miracle ni plan de relance, le président Nicolas Sarkozy va devoir combattre avec des moyens limités l’envolée du chômage en France, préoccupation constante de ses concitoyens qui sera déterminante pour ses chances de réélection en avril et mai.Son gouvernement a dû se résoudre à « prendre acte » lundi soir de nouveaux chiffres désastreux pour l’emploi....

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