Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Crise

Les sadristes réclament la dissolution du Parlement irakien

Cinq morts dans un attentat-suicide contre le ministère de l’Intérieur.
Le groupe parlementaire du chef radical chiite Moqtada Sadr a réclamé hier la dissolution du Parlement afin de procéder à de nouvelles élections, selon un communiqué du chef du groupe, Baha al-Araji. Un responsable du mouvement sadriste à Najaf, la ville sainte chiite au sud de Bagdad où sont basés les bureaux de Moqtada Sadr, a indiqué que les propos de M. al-Araji reflétaient l’opinion de tout le bloc. Lors des dernières élections législatives en mars 2010, l’Alliance nationale, une coalition des partis religieux chiites, est arrivée en tête avec 159 députés, suivie par le bloc laïque Iraqiya avec 82 députés. Le bloc sadriste compte 40 députés.
Un peu plus d’une semaine après le départ des derniers soldats américains stationnés en Irak, le pays est plongé dans une crise politique aiguë entre chiites, majoritaires dans le pays, et sunnites, qui paralyse les institutions et menace le fragile équilibre entre les deux principales communautés du pays. Il y a une semaine, un mandat d’arrêt a été lancé contre le vice-président sunnite Tarek al-Hachémi, accusé d’avoir soutenu et financé des actions terroristes menées par ses gardes du corps. Réfugié dans la région autonome du Kurdistan irakien, M. Hachémi a rejeté toutes ces accusations et s’est exprimé dans plusieurs médias ces derniers jours pour dénoncer le Premier ministre, le chiite Nouri al-Maliki. Il a cependant reconnu que certains de ses anciens gardes du corps avaient pu mener des attentats, mais fermement démenti y avoir été mêlé, tout en évoquant un éventuel exil si sa sécurité personnelle était menacée en Irak. La Turquie a déjà fait savoir qu’elle ne rejetterait pas une demande d’asile. L’envoyé spécial des Nations unies en Irak, Martin Kobler, a cependant indiqué qu’il ne s’attendait « pas à l’éclatement d’une guerre civile », malgré le « blocage politique » et les « importants problèmes de sécurité » du pays.
Parallèlement, le groupe d’insurgés chiites, Assaïb Ahl al-Haq (Ligue des vertueux), responsable de l’enlèvement en 2007 du Britannique Peter Moore et de la mort de plusieurs de ses gardes du corps, a déclaré hier que le départ de l’armée américaine du pays signifiait que la « résistance » n’avait plus de raison d’être, et qu’il souhaitait participer au processus politique du pays.
Par ailleurs, cinq personnes ont été tuées hier, et plus d’une trentaine blessées dans un attentat-suicide à la voiture piégée contre le ministère de l’Intérieur dans le centre de Bagdad, quatre jours après une série d’attentats meurtriers dans la capitale irakienne, et la mort dimanche de six membres des forces de sécurité dans des provinces sunnites.
(Source : AFP)
Le groupe parlementaire du chef radical chiite Moqtada Sadr a réclamé hier la dissolution du Parlement afin de procéder à de nouvelles élections, selon un communiqué du chef du groupe, Baha al-Araji. Un responsable du mouvement sadriste à Najaf, la ville sainte chiite au sud de Bagdad où sont basés les bureaux de Moqtada Sadr, a indiqué que les propos de M. al-Araji reflétaient l’opinion de tout le bloc. Lors des dernières élections législatives en mars 2010, l’Alliance nationale, une coalition des partis religieux chiites, est arrivée en tête avec 159 députés, suivie par le bloc laïque Iraqiya avec 82 députés. Le bloc sadriste compte 40 députés.Un peu plus d’une semaine après le départ des derniers soldats américains stationnés en Irak, le pays est plongé dans une crise politique aiguë entre chiites,...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut