" Il s'agit d'une décision purement politique qui ne prend pas en considération la situation économique", a affirmé le président des organismes économiques, Adnan Kassar
Les organismes économiques ont dénoncé jeudi l'approbation par le gouvernement du projet de Charbel Nahas relatif au réajustement des salaires, exhortant le cabinet à revenir sur sa décision. "Ceci est un coup porté aux institutions économiques et à la stabilité dans ce secteur", a affirmé le patronat à l'issue d'une réunion extraordinaire tenue au lendemain de la décision du Conseil des ministres.
"Ce coup porté contre l'économie aura des répercussions non seulement sur les employeurs mais également sur les employés" a estimé le président des organismes économique, Adnan Kassar. Et de poursuivre, "Il s'agit d'une décision purement politique qui ne prend pas en considération la conjoncture économique". "Les institutions économiques se trouvent donc obligées à ne pas appliquer cette décision", a-t-il souligné.
"Nous exhortons le gouvernement à revenir sur sa décision". "Nous espérons que le Conseil d'État annulera ce projet vu que les institutions industrielles, commerciales et touristiques ne peuvent pas supporter des charges supplémentaires", a-t-il dit.
M. Kassar a par ailleurs renouvelé son appui au projet précédent proposé par le Premier ministre Nagib Mikati, invitant les institutions civiles à se mobiliser afin de faire pression sur le gouvernement.
Le président de l'Union des Chambres de Commerce, de l'Industrie et de l'Agriculture au Liban Mohammad Choukair avait un peu plus tôt affirmé que les organismes économiques s'apprêtent à agir pour protester contre le projet du ministre Nahas. Dans une intervention à la chaîne MTV, Choukair a précisé que toutes les possibilités étaient ouvertes, allant de la grève jusqu'au recours devant le Conseil d'Etat. "Nous refusons de voir le Liban s'effondrer économiquement à cause d'un projet politique précipité", a-t-il dit.
Réuni hier soir à Baabda, le Conseil des ministres a approuvé par 15 voix contre 11 et une abstention le projet de Charbel Nahas sur les salaires. Ce projet fixe le salaire minimum mensuel à 868 000 livres libanaises, frais de transports inclus. Le projet Nahas prévoit en outre une augmentation de 18 % sur la tranche de salaire s’étendant jusqu’à 1,5 million de LL et une hausse de 10 % sur la tranche supérieure à 1,5 million de LL, avec un plafond de 2,5 millions de LL. Quant aux bourses scolaires, elles sont fixées à 40 000 LL par enfant et par mois, avec un plafond (mensuel) de 160 000 LL.
"Ce coup porté contre l'économie aura des répercussions non seulement sur les employeurs mais également sur les employés" a estimé le président des organismes économique, Adnan Kassar. Et de poursuivre, "Il s'agit d'une décision purement politique qui ne prend pas en considération la conjoncture économique". "Les institutions économiques se trouvent donc obligées à ne pas appliquer cette décision", a-t-il...


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Tout le monde monte au créneau en décriant l'aspect anticonstitutionnellement (pourquoi c'est pas moins long?) incorrect du vote du projet du ministre Nahas. On demande au peuple de se réveiller. Mais Messieurs, ce que le peuple veut c'est justement cela. Ne pas avoir un salaire de misère, manger à sa faim, nourrir ses enfants, ne pas devoir commencer à demander une avance sur son salaire dès le 10 du mois. Le peuple s'en fout de toutes ces formalités dont vous vous formalisez. Il veut vivre tout simplement. Il était temps qu'un ministre ne pense pas en capitaliste. Y avez-vous pensé?
05 h 01, le 23 décembre 2011