Des étudiants libanais et syriens ont manifesté à Beyrouth contre le régime de Bachar el-Assad "Damas refuse la dictature du tyran", peut-on lire sur l'affiche.
Encore une nouvelle mise en garde de Washington à Damas. La Maison blanche a en effet averti le président Bachar el-Assad que les États-Unis prendraient de "nouvelles mesures" internationales à l’égard de la Syrie si le régime persistait à "violer de façon flagrante" le plan arabe de sortie de crise.
Les "actes révoltants et déplorables" commis contre les populations civiles lors de la répression de la révolte contre le pouvoir syrien démontrent que M. Assad "ne mérite pas de gouverner la Syrie", a ajouté dans un communiqué le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney.
Dans le même sens, le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu a estimé, un peu plus tôt, que les nouvelles violences meurtrières survenues en Syrie étaient inacceptables. "En dépit de la signature du protocole, de nombreuses personnes ont été tuées en Syrie, c'est inacceptable", a déclaré M. Davutoglu, après un entretien à Ankara avec l'ancien Premier ministre libanais Saad Hariri. "Le principal objectif était de faire cesser immédiatement les effusions de sang. Mais malgré la signature (du protocole) les gens continuent d'être tués. Nous suivons la situation de près. (...) Nous continuerons de soutenir la Ligue arabe. Nous espérons que ce massacre va s'arrêter", a poursuivi le ministre.
Même son de cloche du côté de la France qui a dénoncé les tueries "sans précédent", appelant la Russie à "accélérer" les négociations au Conseil de sécurité sur son projet de résolution. "Tout doit être mis en œuvre pour faire cesser cette spirale meurtrière dans laquelle Bachar el-Assad entraîne chaque jour davantage son peuple", a souligné le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Bernard Valero.
Dans la soirée, le chef de l'ONU Ban Ki-moon s'est dit "extrêmement inquiet" de l'augmentation des violences,et a appelé Damas à "coopérer pleinement" pour l'application du plan de sortie de crise de la Ligue arabe, a indiqué son porte-parole. "Le secrétaire général est toujours extrêmement inquiet de l'escalade de la crise et de l'augmentation du nombre de morts en Syrie. Comme nous l'avons dit à de nombreuses reprises, la violence et les tueries doivent cesser", a indiqué Martin Nesirky à des journalistes. "Il est maintenant très important que le gouvernement syrien coopère pleinement avec cette mission d'observateurs", a cependant ajouté M. Nesirky.
Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal al-Maqdad a signé lundi au Caire un protocole pour la protection des civils, proposé par la Ligue arabe, qui prévoit notamment le déploiement d'observateurs arabes dans le pays, où la répression a fait plus de 5.000 morts, selon l'ONU.
En dépit de cette signature, la journée de mardi a été l'une des plus meurtrières depuis le début de la révolte, avec un lourd bilan s’élevant à 123 tués d'après des militants.
Face à ces tueries, le Conseil national syrien (CNS), qui rassemble la majorité des courants d'opposition, a réclamé des réunions d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU et de la Ligue arabe. "A la lumière des massacres horribles" perpétrés par le régime du président Bachar el-Assad contre des "civils non armés, en particulier dans les montagnes de Zaouia, à Idleb (nord) et à Homs (centre)", le CNS appelle à une réunion d'urgence de la Ligue arabe et du Conseil de sécurité, selon un communiqué.
L'Observatoire syrien des droits de l'homme a parlé d'un "massacre" commis la veille à Kafroueid, où 111 civils ont été tués par les forces de sécurité alors qu'ils tentaient de fuir ce village situé dans la région de Jabal al-Zaouia, dans la province d'Idleb.
Le régime syrien accuse, pour sa part, l'opposition de vouloir saboter la mission d'observation de la Ligue arabe, qui doit débuter jeudi. "Depuis que la Syrie a signé le protocole, elle est pleinement engagée à faciliter la mission de la Ligue arabe à venir voir la réalité de la crise", a affirmé Jihad Makdissi, le porte-parole du ministère syrien des Affaires étrangères. "Malheureusement, l'opposition syrienne tente sans cesse de saboter le protocole et de chercher à pousser à une intervention étrangère au lieu d'accepter l'appel à un dialogue", a-t-il ajouté.
Sur le terrain, vingt-deux personnes ont été tuées mercredi lors de nouvelles violences dans la province de Deraa a rapporté l'OSDH). À Homs, cinq ingénieurs iraniens travaillant à un projet de centrale électrique ont été enlevés mercredi , a annoncé l'ambassade d'Iran à Damas qui a appelé les autorités syriennes à prendre des "mesures sérieuses" pour les libérer et identifier leurs ravisseurs.
Dans le même temps, un journaliste travaillant à Damas pour le quotidien libanais prosyrien as-Safir, a été arrêté mardi alors qu'il couvrait une manifestation hostile au régime, selon un responsable du journal.
Ces événements interviennent à la veille de l’arrivée d’une équipe d’observateurs arabes dans le pays. Le numéro 2 de la Ligue arabe, Ahmed Ben Helli, a annoncé mardi qu'une équipe dirigée par Samir Seif al-Yazal, assistant du secrétaire général, se rendrait à Damas jeudi.
Alors que le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, avait expliqué lundi que les observateurs pourraient "accéder aux points chauds mais pas aux points militaires sensibles", Human Rights Watch a appelé Damas à leur garantir "un accès total".
Ces observateurs doivent suivre l'application d'un plan de sortie de crise qui prévoit l'arrêt de la répression, la libération de personnes emprisonnées lors de manifestations et le retrait de l'armée des villes.
Dans le même sens, le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu a estimé, un peu plus tôt, que les nouvelles violences meurtrières survenues en Syrie étaient inacceptables. "En dépit de la signature du protocole, de nombreuses personnes...



Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Déjà l'ingérence Iranienne en Syrie est confessée. On le savait déjà, mais il y avait certains doutes. Qu'ils n'aillent pas pleurnicher demain, et crier aux complots, si les ingérences étrangères arriveraient jusqu'à eux, et sur leur sol national, car, s'étant déclaré partie, en actes, en Syrie, ils mettent en danger la paix régionale et internationale, et toute déflagration leur incomberait. Ils donnent des raisons et des excuses, free of charge, aux éperviers pour foncer sur la région... Anastase Tsiris
10 h 45, le 21 décembre 2011