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Économie - Liban - Rapport

Le Liban à la 94e place mondiale en termes de démocratie

Dans un classement de l’Economist Intelligence Unit (EIU), sur 167 pays dans le monde, le Liban est arrivé au 94e rang en termes de démocratie. L’étude a en outre indiqué que la région demeure la plus répressive de la planète avec seulement cinq pays à ne pas être classés parmi les régimes autoritaires en dépit des derniers mouvements qui prônent des régimes plus démocratiques.

Dans un classement de l’Economist Intelligence Unit (EIU) sur 167 pays dans le monde, le Liban est arrivé au 94e rang en termes de démocratie et à la deuxième place parmi 20 pays arabes. L’année dernière, le pays du Cèdre s’était classé au 86e rang mondial et à la première place régionale. Le Liban s’est en outre rangé à la 26e place parmi les pays à revenus moyens supérieurs (PRMS) inclus dans l’étude. L’indice de l’EIU prend en compte soixante indicateurs regroupés en cinq sous-catégories : les processus électoraux et le pluralisme, les libertés civiles, le fonctionnement du gouvernement, la participation électorale et la culture politique des citoyens. Chaque catégorie est notée sur une échelle allant de 0 à 10, l’indice global étant calculé par la moyenne des cinq sous-catégories. L’étude a par ailleurs classé les pays en cinq familles de libertés politiques : les démocraties complètes, les démocraties imparfaites, les régimes mixtes et les régimes autoritaires.
Dans le monde, le Liban se classe ainsi avant la Bosnie-Herzégovine, l’Ouganda et le Venezuela, mais se place juste après le Sénégal, la Tunisie et le Nicaragua. Parmi les PRMS, le Liban s’est également rangé devant la Bosnie-Herzégovine, l’Albanie et le Monténégro. Il s’est ainsi vu attribuer un score de 5,32 points, une note qui se situe en dessous de la moyenne mondiale de 5,55 et de celle des pays à revenus moyens supérieurs, de 5,8 points, mais bien au-dessus de la moyenne des pays arabes, de 3,49 points. Le Liban a ainsi perdu huit points, tandis que son score a baissé de 8,6 % par rapport à l’étude de 2010. Le pays du Cèdre fait ainsi partie des quatre systèmes politiques arabes dans la région à s’être vu classer dans la catégorie des régimes dits « mixtes » alors que le reste des pays de la région ont été qualifiés de « régimes autoritaires ».
Dans la sous-catégorie sur la participation à la vie politique, le Liban est arrivé à égalité avec sept autres pays inclus dans l’étude, dont la Finlande, les États-Unis et la Corée du Sud, s’est classé avant l’Allemagne, l’Italie et la Tunisie, mais derrière l’Australie, le Canada et la Suisse. Il est également arrivé à égalité avec l’Afrique du Sud dans cette catégorie et à la première place parmi les PRMS, tandis qu’il est arrivé deuxième, devançant la Palestine, dans les pays de la région. Dans la catégorie informant sur les libertés civiles, le Liban s’est vu attribuer le même score que neuf autres pays dont le Népal et le Kenya, a devancé la Mauritanie et le Niger, mais s’est placé après l’Arménie et la Malaisie sur cet indice-là. Dans la catégorie indiquant le niveau de culture politique des citoyens, le Liban est arrivé à égalité avec 29 autres pays dont la Slovaquie et la Turquie, il s’est rangé avant la Pologne et le Brésil, mais après Myanmar et Chypre.
Concernant le sous-indice « fonctionnement du gouvernement », le Liban est arrivé à égalité avec Madagascar et la Géorgie, s’est classé avant la Sierra Leone et le Kirghizistan, mais après les Comores et le Gabon.
Le rapport de l’Economist Intelligence Unit a enfin indiqué que la région Moyen-Orient Afrique du Nord (MENA) demeure la région la plus répressive de la planète avec seulement cinq pays à ne pas être classés parmi les régimes autoritaires en dépit des derniers mouvements prodémocratiques et de l’amélioration de la moyenne régionale dans le classement 2011 sur la démocratie.
Dans un classement de l’Economist Intelligence Unit (EIU) sur 167 pays dans le monde, le Liban est arrivé au 94e rang en termes de démocratie et à la deuxième place parmi 20 pays arabes. L’année dernière, le pays du Cèdre s’était classé au 86e rang mondial et à la première place régionale. Le Liban s’est en outre rangé à la 26e place parmi les pays à revenus moyens supérieurs (PRMS) inclus dans l’étude. L’indice de l’EIU prend en compte soixante indicateurs regroupés en cinq sous-catégories : les processus électoraux et le pluralisme, les libertés civiles, le fonctionnement du gouvernement, la participation électorale et la culture politique des citoyens. Chaque catégorie est notée sur une échelle allant de 0 à 10, l’indice global étant calculé par la moyenne des cinq sous-catégories....
commentaires (4)

L'ossature du monde arabe, se place entre la 122eme et la 161eme place, celle qui donne des leçons de démocratie aux autres arabes jugés récalcitrants, c'est à s'écrouler de rire. Ne pas publier ce genre d'ineptie aurait fait une économie de paperasse au journal.

Jaber Kamel

16 h 30, le 21 décembre 2011

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Commentaires (4)

  • L'ossature du monde arabe, se place entre la 122eme et la 161eme place, celle qui donne des leçons de démocratie aux autres arabes jugés récalcitrants, c'est à s'écrouler de rire. Ne pas publier ce genre d'ineptie aurait fait une économie de paperasse au journal.

    Jaber Kamel

    16 h 30, le 21 décembre 2011

  • Ben... si le Hezb se débarrasse de ses armes et que par exemple, les sio nous occupe, nous passerons illico à 3ème place mondiale selon " l’Economist Intelligence Unit ". Et même mieux que ça, si par la suite on donne le pouvoir à l'axe du bien Geagea-Hariri, nous pourrions prétendre à la tête du Podium... Mais bon, soyons optimistes, voyons le coté plein du verre, nous sommes parmi les plus démocrates du monde des arabes et que dans le fond du verre (renversé), se trouvent agglutinés les arabo-saoudien, bizarrement amis de l'axe du bien cité plus haut! Chercher l'erreur...

    Ali Farhat

    10 h 53, le 21 décembre 2011

  • On nous a quand même mis à la 94e place. C'est bien. Mais, de quelle démocratie ? Si on parle de la démocratie-anarchique, ou de l'anarchie tout court, car tel est le vrai nom, on aurait dû nous classer premier, devant tout le monde. Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    09 h 37, le 21 décembre 2011

  • A bon entendeur salut . Espérons que nos ministres et députés puissent en tirer les conclusions de cette régression dans la démocratie pour pouvoir sortir enfin du système tribal et confessionnel. Nazira.A.Sabbagha

    Sabbagha A.Nazira

    08 h 54, le 21 décembre 2011

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