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Nos lecteurs ont la parole

Le cri dans le corps d’Alexandre Paulikevitch

Par Tania HADJITHOMAS MÉHANNA
Ce ne sont pas les spectacles qui manquent dans notre pays et l’activité artistique ne s’est jamais aussi bien portée. Mais quand une représentation vous prend aux tripes, vous coupe le souffle et vous étrangle d’émotion, il faudrait rendre hommage à l’artiste. C’est du fond de mon fauteuil rouge du théâtre Tournesol que j’ai eu l’impression, en voyant un homme danser, qu’une main invisible m’avait agrippé le cœur. Dans quatre tableaux et un crescendo émotionnel intense, Alexandre Paulikevitch, danseur professionnel, a littéralement scotché son public. C’était beau, c’était fort, c’était incroyable et surtout d’une technicité admirablement maîtrisée. Ça parlait d’osmose avec la ville de Beyrouth, quand la rue vous happe, vous insulte, vous agresse ou vous dévore. Ça parlait de destruction et de frustration, de ce désir intense de ne faire qu’un avec la ville et en même temps la profonde conviction qu’il faille s’en protéger. Le corps d’Alexandre, offert en pâture à la rue de Beyrouth, a su exprimer tout cet amour éprouvé, cette souffrance partagée, cette hargne à en faire partie, cette rage à vouloir en sortir. Tajwal, un spectacle rare, unique, que quelques privilégiés ont partagé la gorge serrée. Une histoire de ville, une histoire de rue, une histoire d’un homme dans la rue de la ville, une ville qui nourrit ses enfants, une ville qui mange ses fils, un corps qui bouge, un corps qui subit, un corps qui exprime, une émotion qui étreint. Chapeau, l’artiste.
Ce ne sont pas les spectacles qui manquent dans notre pays et l’activité artistique ne s’est jamais aussi bien portée. Mais quand une représentation vous prend aux tripes, vous coupe le souffle et vous étrangle d’émotion, il faudrait rendre hommage à l’artiste. C’est du fond de mon fauteuil rouge du théâtre Tournesol que j’ai eu l’impression, en voyant un homme danser, qu’une main invisible m’avait agrippé le cœur. Dans quatre tableaux et un crescendo émotionnel intense, Alexandre Paulikevitch, danseur professionnel, a littéralement scotché son public. C’était beau, c’était fort, c’était incroyable et surtout d’une technicité admirablement maîtrisée. Ça parlait d’osmose avec la ville de Beyrouth, quand la rue vous happe, vous insulte, vous agresse ou vous dévore. Ça parlait de destruction...
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