Tous ceux qui ont commenté la phrase « ma chaussure est plus respectable que vous », adressée par M. Moussaoui au député du Metn, et ponctuée d’accusations de « collabo » ont déploré une dégradation sérieuse du niveau du débat parlementaire. « Ce qui s’est passé doit attirer l’attention sur le fait qu’il n’est pas permis que ceux qui détiennent des armes illégales adressent des accusations, des insultes, et de manière indirecte, des menaces à des membres du Parlement qui ne partagent pas leur point de vue », s’est exclamé le député Boutros Harb, qui a relevé « la gravité » de cet état des choses. Jugeant nécessaire une intervention de la présidence de la Chambre, pour remettre les pendules à l’heure, M. Harb a déclaré : « Nous craignons que certains ne croient, qu’en multipliant les menaces et l’intimidation, ils peuvent effrayer d’autres. Le seul résultat de ce genre de comportement, que nous refusons, sera une détérioration grave de la situation dans le pays ». Il a insisté sur le fait que les excuses du parlementaire « ne peuvent pas effacer ce qui s’est passé », tout en notant que ces excuses n’ont pas été adressées à M. Gemayel.
La même remarque a été faite par le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, qui s’est interrogé sur le point de savoir « comment un député représentant le peuple peut être aussi violent à l’égard d’un de ses collègues ». « Toute réponse à des propos tenus doit porter sur leur contenu. Dans ce cas précis, nous n’avons toujours pas su la réponse » à la question adressée par M. Gemayel au sujet du réseau parallèle de Tarchiche.
Membre du bloc du Changement et de la Réforme, M. Sélim Salhab a affirmé « ne pas comprendre comment une personne peut dépasser les limites de la courtoisie, surtout au Parlement », alors que M. Jamal Jarrah a constaté que la prise de bec de mercredi, place de l’Étoile, « renforce notre conviction selon laquelle le problème des armes doit être réglé ». « Il est quand même dangereux que des Libanais puissent porter un regard condescendant et irrespectueux à l’égard de leurs compatriotes et se permettent de tenir ce genre de langage », a-t-il observé, en insistant sur le fait qu’« il n’est pas possible d’espérer un retour à la normale, tant que le dossier des armes illégales n’est pas réglé ».
Son collègue Mohammad Hajjar a considéré que les propos injurieux de M. Moussaoui portent préjudice au Parlement et à l’action parlementaire et « ne servent en rien la résistance ». « Celle-ci hypothèque les compétences de l’État. C’est ce que M. Gemayel a relevé en évoquant le réseau des télécommunications », a-t-il dit, en demandant à savoir « qui a donné au Hezbollah le droit d’installer ce réseau et d’imposer son point de vue aux autres ».
M. Hajjar a en outre mis l’accent sur la nécessité que les opérations de défense soient du seul ressort de l’État avant de plaider pour la mise en place d’une stratégie de défense, mettant les armes du Hezbollah sous le contrôle de l’État.


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Tasso,André est pas de bonne humeur...c'est qu'il a été drôlement contrarié ces derniers temps...on fait temps mort hein?façon de parler ,bien entendu.Mais il est vraiement pas de bonne humeur...
13 h 22, le 16 décembre 2011