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À La Une - Grève

Liban : les écoles fermées, les enseignants dans la rue

"Si cette foule n'intéresse pas Nagib Mikati, alors il ne représente pas le peuple libanais".

Des centaines d'enseignants unis contre la décision du gouvernement concernant le réajustement des salaires. Sharif Karim/

Un vaste mouvement de grève a été lancé par les enseignants, jeudi matin, en signe de protestation contre le réajustement des salaires décidé mercredi dernier par le gouvernement. Le Conseil des ministres avait porté le salaire minimum à 600.000 LL (au lieu de 500.000 LL), avec une majoration de 30 % pour les salaires entre 500.000 LL et un million de LL, et 20 % au-delà, plafonnée à 275.000 LL. Ce réajustement est toutefois contesté par l’ensemble du mouvement syndical.

 

A l’initiative du comité de coordination syndicale, qui regroupe notamment les syndicats des enseignants des écoles privées et publiques ainsi que le comité supérieur des professeurs de l’enseignement technique et professionnel et d’autres syndicats d’employés, les cours ont été suspendus aujourd’hui dans la grande majorité des établissements scolaires. 

 

Une marche pacifique a débuté vers 11h. Elle s’est ébranlée du rond-point Béchara el-Khoury, dans le secteur de Sodeco, et s'est dirigée vers le Grand Sérail, place Riad el-Solh, dans le centre-ville. Des grèves et des marches symboliques étaient également prévues dans d’autres régions du pays.

Devant le Sérail, entouré d'une centaine d'instituteurs, le président du syndicat des enseignants des écoles privées, Nehmé Mahfoud, a choisi d'envoyer un message direct au Premier ministre Nagib Mikati : "Si cette foule ne l’intéresse pas, alors il ne représente pas le peuple libanais", a-t-il déclaré, qualifiant le mouvement d'un des "plus réussis" dans le secteur privé. M. Mahfoud a par ailleurs critiqué certains directeurs d'écoles privées qui ont menacé leurs enseignants grévistes. Se voulant rassurant, il a déclaré à ses collègues : "N'ayez pas peur, personne ne pourra toucher à un seul de vos cheveux".

 

Plus tôt, Nehmé Mahfoud avait appelé tous les enseignants à rejoindre le mouvement, assurant qu'"aujourd'hui n'est pas un jour de congé, mais une journée de contestation". "Nous déciderons des étapes à suivre selon la position du gouvernement et la décision du Conseil d’État" sur le réajustement des salaires, avait-il déclaré à la station Radio Liban libre.

 

Hanna Gharib, président du syndicat des enseignants des écoles publiques, a également appelé le gouvernement à revoir sa décision sur le réajustement des salaires, assurant que "les ministres ont déçu ceux qui se croyaient représentés par eux".

Un vaste mouvement de grève a été lancé par les enseignants, jeudi matin, en signe de protestation contre le réajustement des salaires décidé mercredi dernier par le gouvernement. Le Conseil des ministres avait porté le salaire minimum à 600.000 LL (au lieu de 500.000 LL), avec une majoration de 30 % pour les salaires entre 500.000 LL et un million de LL, et 20 % au-delà, plafonnée à 275.000 LL. Ce réajustement est toutefois contesté par l’ensemble du mouvement syndical.
 
A l’initiative du comité de coordination syndicale, qui regroupe notamment les syndicats des enseignants des écoles privées et publiques ainsi que le comité supérieur des professeurs de l’enseignement technique et professionnel et d’autres syndicats d’employés, les cours ont été suspendus aujourd’hui dans la grande majorité des...
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