Hamadi Jebali (droite), numéro deux du parti islamiste tunisien Ennahda, a été nommé chef du gouvernement aujourd'hui par le président Moncef Marzouki. Fethi Belaid/AFP
"Le président de la république tunisienne Moncef Marzouki a décidé de charger M. Hamadi Jebali de la formation du gouvernement", a annoncé aujourd’hui la présidence tunisienne dans un communiqué.
Numéro deux du parti islamiste tunisien Ennahda dont il est l’actuel secrétaire général, M. Jebali, 62 ans, a passé 15 ans dans les geôles du régime Ben Ali pour "appartenance à une organisation illégale et complot". Son nom avait été avancé pour le poste de chef de gouvernement dès le lendemain des élections du 23 octobre, remportées par Ennahda.
La liste des membres du gouvernement est toujours "en discussion" entre la troïka majoritaire à l'Assemblée constituante (Ennahda et ses deux alliés de gauche CPR et Ettakatol), et devrait être finalisée dans les deux jours, ont indiqué des sources politiques à l'AFP. Elle sera soumise à l'approbation des élus de l'Assemblée réunis en séance plénière en début de semaine prochaine, selon ces sources.
Cette nomination intervient au lendemain de la prestation de serment de Moncef Marzouki qui a pris ses quartiers hier au palais présidentiel de Carthage, près d'un an jour pour jour après le début de la révolution qui chassa Zine Abidine Ben Ali du pouvoir. L'ancien opposant de gauche et défenseur des droits de l'Homme avait été élu président lundi par l’Assemblée constituante.
Devant cette même assemblée, M. Marzouki, vêtu d'un burnous traditionnel recouvrant une veste bleue et une chemise blanche, s'est engagé, hier, la main sur le Coran, à être le "garant des intérêts nationaux, de l'Etat de loi et des institutions". "Je serai fidèle aux martyrs et aux objectifs de la Révolution", a déclaré, fier et solennel, M. Marzouki qui accède à la présidence après des années d'engagement militant et de combat contre l'ancien régime. Il a promis d'être le "président de tous les Tunisiens" et de "n'épargner aucun effort" pour améliorer la vie de ses compatriotes.
M. Marzouki, très ému, a ensuite rendu hommage aux "martyrs de la Révolution" qui a chassé le président Ben Ali. "Sans leur sacrifice, je ne serais pas là à cet endroit", a-t-il dit les larmes aux yeux, avant de "prier aussi pour les peuples syrien et yéménite". Il a également lancé un appel à l'opposition pour "qu'elle participe à la vie politique du pays et ne se contente pas d'un rôle d'observateur".
Numéro deux du parti islamiste tunisien Ennahda dont il est l’actuel secrétaire général, M. Jebali, 62 ans, a passé 15 ans dans les geôles du régime Ben Ali pour "appartenance à une organisation illégale et complot". Son nom avait été avancé pour le poste de chef de gouvernement dès le lendemain des élections du 23 octobre, remportées par Ennahda.
La liste des membres du gouvernement est toujours "en discussion" entre la troïka majoritaire à l'Assemblée constituante (Ennahda et ses deux alliés de gauche CPR et Ettakatol), et devrait être finalisée dans les deux jours, ont indiqué des sources politiques à...

