« Certaines parties veulent précipiter le Liban vers la confrontation et la guerre civile », a accusé le chef du PSP.
« Nous avons reçu (dans la nuit de dimanche à lundi) le message des roquettes. Il s’agit d’un message dangereux qui pourrait être adressé par les voisins (la Syrie) à la France, au détriment non seulement de la stabilité de la partie sud du pays, mais aussi de celle de tout le Liban », a déclaré M. Joumblatt dans le discours qu’il a prononcé hier à la cérémonie organisée par le PSP en l’honneur de ses vétérans.
M. Joumblatt a dénoncé un complot sur les plans local, régional et international visant à déstabiliser le Liban, déplorant la facilité avec laquelle les tirs sont attribués à l’organisation terroriste el-Qaëda par les services de renseignements. « Certains veulent inciter la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban) à quitter le Liban », a-t-il déclaré, accusant ces parties de vouloir précipiter le pays vers la confrontation et la guerre civile.
M. Joumblatt a appelé le Hezbollah à « prendre conscience de cette situation dangereuse » et à « mettre l’intérêt libanais au-dessus de toute autre considération ».
Le chef du PSP, qui s’est longuement attardé sur certains épisodes de la guerre civile « au cours de laquelle nous avons été tous des instruments », a estimé que le Liban a connu sa « période d’or » entre 2005 et 2008 « lorsqu’il a emprunté le chemin, taché de sang, de la liberté ». « Mais notre système politique et les États engagés dans un bras de fer sur notre territoire nous ont imposé l’accord de mai 2008 », a-t-il rappelé, soulignant qu’il ne regrette pas le revirement qu’il a opéré. « J’entreprendrai d’autres démarches si nécessaire pour empêcher une éventuelle discorde, étant donné la tension qui prévaut malheureusement au Liban », a encore dit M. Joumblatt.


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