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À La Une - Syrie

L’ONU s’alarme : Probablement plus de 5 000 morts en Syrie

Le Conseil de sécurité "doit agir", affirme Berlin.

Le dernier bilan de l'ONU s'élevait à 4 000 morts. Interrogé sur ce bilan, le président syrien Bachar el-Assad avait mis en doute la crédibilité des Nations unies.

"Probablement plus" de 5 000 personnes ont été tuées dans la répression des manifestations en Syrie selon une dernière estimation donnée lundi par la haut commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Navi Pillay. Mme Pillay a donné ce bilan devant le Conseil de sécurité, selon des diplomates qui ont assisté à la réunion.

Dans le texte de son discours dont l'AFP avait pris connaissance peu de temps auparavant, la responsable onusienne parlait encore de "près de" 5 000 morts.

L'ONU a des informations selon lesquelles plus de 200 personnes ont été tuées depuis le 2 décembre par les forces du président Bachar el-Assad. Avec les morts de ce week-end, "mon estimation est que le nombre total de personnes tuées depuis le début des manifestations est maintenant proche de 5 000. Cette situation est intolérable" avait dit Mme Pillay.

Plus de 14 000 personnes ont en outre été arrêtées et 12 400 ont fui le pays depuis mars dernier, selon le nouveau bilan.


Le Conseil de sécurité, rappelle-t-on, n'arrive pas à se mettre d'accord sur une résolution qui condamnerait la répression en Syrie, malgré les pressions occidentales notamment de la France, de la Grande-Bretagne et de l'Allemagne. Un double veto russo-chinois a torpillé le 4 octobre un projet de résolution en ce sens.

"Je pense qu'il est nécessaire pour les pays qui hésitent encore de changer d'avis. Je suis réellement choqué par ce que j'ai entendu des atrocités en Syrie", a indiqué le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle.  "Je pense que c'est ce que nous devons à ceux qui connaissent une telle répression en ce moment. Et nous le devons à ceux qui ont perdu la vie", a-t-il dit après avoir rencontré Mme Pillay au siège des Nations unies à New York.

Le dernier bilan de l'ONU était jusque-là de plus de 4 000 morts. Interrogé sur ce bilan, le président syrien Bachar el-Assad avait mis en doute la crédibilité des Nations unies.

 

Par ailleurs les Syriens se sont rendus aux urnes lundi pour élire leurs représentants dans les municipalités du pays. Il s'agit du premier scrutin organisé depuis le début du mouvement de contestation contre le régime. Ces municipales ont été organisées en vertu de la nouvelle loi électorale adoptée pour "renforcer le principe de la décentralisation", selon les autorités.

 "Les élections se déroulent dans le calme, dans un climat démocratique et il y a une bonne affluence", a déclaré le chef du haut Comité des élections, Khalaf al-Ezzawi.


Parallèlement, la grève générale se poursuivait dans toute la région de Deraa (sud), berceau de la contestation, alors qu'elle était largement observée dans la ville de Douma, près de Damas. Selon les militants, cette grève marque le début d'une campagne de désobéissance civile qui doit se poursuivre sous d'autres formes : fermeture de routes, sit-in, grèves dans les universités ou les transports, coupures volontaires des téléphones portables.


Sur le terrain, les violences se sont poursuivies. Des affrontements opposaient des déserteurs à des forces de sécurité dans deux hauts lieux de la contestation, Idleb (nord-ouest) et Deraa, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
Quatre civils ont été tués par des tirs des forces de sécurité dans la province de Homs, et trois autres ont en outre été tués à Idleb, a précisé l'OSDH dans un communiqué. Selon cette organisation, "les autorités ont contraint des dizaines de citoyens à aller voter à Idleb".

"Probablement plus" de 5 000 personnes ont été tuées dans la répression des manifestations en Syrie selon une dernière estimation donnée lundi par la haut commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Navi Pillay. Mme Pillay a donné ce bilan devant le Conseil de sécurité, selon des diplomates qui ont assisté à la réunion.
Dans le texte de son discours dont l'AFP avait pris connaissance peu de temps auparavant, la responsable onusienne parlait encore de "près de" 5 000 morts.
L'ONU a des informations selon lesquelles plus de 200 personnes ont été tuées depuis le 2 décembre par les forces du président Bachar el-Assad. Avec les morts de ce week-end, "mon estimation est que le nombre total de personnes tuées depuis le début des manifestations est maintenant proche de 5 000. Cette situation est intolérable" avait dit Mme...
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