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Liban - Diplomatie

Feltman demande l’aide de Raï pour arrêter « la sauvagerie syrienne »

Le sous-secrétaire d’État américain pour les Affaires du Proche-Orient, Jeffrey Feltman, a rencontré plusieurs responsables libanais à l’exception du chef de l’État, qui a prétexté son départ pour l’Arménie. Lors de son entretien avec le patriarche maronite, M. Feltman l’a incité à « soutenir les efforts internationaux visant à mettre un terme à la sauvagerie du régime syrien ».
Comme à chacune de ses visites express, l’escale libanaise de Jeffrey Feltman n’est pas passée inaperçue, d’autant que les pourparlers qu’il a eus avec ses interlocuteurs libanais ont principalement porté sur la Syrie, un sujet qui continue de diviser profondément les Libanais.
Comme à chaque fois également, le passage du responsable américain n’a pas manqué de susciter de vives réactions dans les milieux proches du 8 Mars, quand bien même M. Feltman a inclus le président du Parlement, Nabih Berry, dans ses rendez-vous.
Autre fait notoire dans le programme de visites du responsable américain, le refus non déclaré du président de la République, Michel Sleiman, de recevoir son visiteur, qui a prétexté le manque de temps à cause de son voyage prévu en Arménie. Une décision qui pourrait être une réaction au fait que les dirigeants américains avaient conditionné une rencontre avec le président libanais, lors de sa dernière visite aux États-Unis, au financement par le Liban du TSL. L’émissaire américain a toutefois été accueilli par le patriarche maronite, Béchara Raï, lequel n’avait pas été non plus accueilli par les responsables US lors de son périple américain.
M. Feltman est arrivé mercredi à Beyrouth pour une visite de quarante-huit heures. ll s’est entretenu mercredi au Sérail avec le Premier ministre, Nagib Mikati, à qui il a remis une lettre de la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton. L’entretien s’est déroulé en présence de l’ambassadrice des États-Unis, Maura Connelly.
Le responsable US a également rencontré le président de la Chambre Nabih Berry, avec lequel il a évoqué la situation en Syrie, un sujet sur lequel les points de vue des deux hommes ont divergé, si l’on en croit les informations de la NBN. Les scandales révélés par WikiLeaks auraient également été évoqués lors de la rencontre, selon la MTV.
M. Feltman s’est ensuite rendu chez le leader druze Walid Joumblatt, avec lequel il a examiné les développements politiques au Liban et dans la région à la lumière notamment des révoltes arabes.
Selon un communiqué publié par le Parti socialiste progressiste, M. Joumblatt a insisté devant son visiteur sur « l’importance du dialogue interne au Liban comme unique voie de règlement des différends et pour sortir de l’impasse actuelle ». Des propos sur lesquels aurait convenu l’émissaire américain.
Toujours accompagné de Mme Connelly et de l’attaché militaire à l’ambassade US, M. Feltman s’est rendu auprès du commandant en chef de l’armée, Jean Kahwagi, avec lequel il a évoqué la coopération militaire entre les deux pays et les aides américaines prévues à l’armée.
C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre la déclaration à partir de Washington du ministre des Finances, Mohammad Safadi, qui a indiqué devant des membres du Congrès américain que la régression du rôle militaire du Hezbollah « est liée à la capacité de l’armée libanaise de faire face à toute éventuelle agression ». M. Safadi a réitéré la nécessité d’équiper l’armée libanaise.
La coopération sécuritaire a également été au centre des entretiens du sous-secrétaire d’État américain avec le directeur général des FSI, le général Achraf Rifi. Les deux hommes ont examiné les aides américaines octroyées à l’institution et le programme de formation dont elle bénéficie.
La visite de M. Feltman a englobé l’ancien ministre de la Défense, Élias Murr, avec lequel il s’est entretenu durant une heure, évoquant les récents développements sur les scènes interne et arabe.
Le responsable US s’est ensuite rendu à Bkerké, où il a rencontré tour à tour le patriarche Raï, puis son prédécesseur, Mar Nasrallah Boutros Sfeir. Devant M. Raï, le responsable US a évoqué le principe selon lequel les droits de l’homme universels de l’ensemble des religions et au sein de toutes les sociétés doivent être respectés par leurs gouvernements respectifs. Il a également incité le patriarche à « soutenir les efforts internationaux visant à mettre un terme à la sauvagerie du régime syrien », précise un communiqué publié par l’ambassade US.
M. Feltman était ensuite attendu à dîner en compagnie des ténors du 14 Mars. Les deux parties ont passé en revue la situation découlant des révoltes arabes et en particulier le dossier syrien.

« Al-Joumhouriya »
M. Feltman avait déclaré plus tôt dans une interview publiée aujourd’hui par le quotidien al-Joumhouriya que la décision du Premier ministre Mikati de financer le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) s’inscrit dans l’intérêt du Liban et non dans celui des États-Unis.
L’émissaire américain a également espéré que le Liban approuvera les décisions de la Ligue arabe, des États-Unis ainsi que de l’Union européenne qui, à travers des moyens pacifiques, tentent de mettre fin « à la sauvagerie » en Syrie.
Parmi les premières réactions à la visite de l’envoyé américain, celle du chef du mouvement al-Tawhid, Wi’am Wahhab, qui a qualifié M. Feltman à l’issue de sa rencontre avec le numéro deux du Hezbollah, de « semeur de zizanie ». « J’espère que le ministre des Affaires étrangères (Adnane Mansour) en qui nous avons confiance prendra connaissance des entretiens (de M. Feltman) au Liban, car cet homme n’apparaît qu’accompagné d’un projet de discorde. Nous refusons que le Liban fasse partie (des auteurs) du siège imposé à la Syrie », a-t-il dit.
Commentant à son tour le passage de M. Feltman au Liban, le député d’Amal, Ali Khreiss, a dénoncé le projet américano-israélien dans la région qui, a-t-il dit, « mise sur l’effritement (de la région), voire sur la partition d’un même État en plusieurs ».
Comme à chacune de ses visites express, l’escale libanaise de Jeffrey Feltman n’est pas passée inaperçue, d’autant que les pourparlers qu’il a eus avec ses interlocuteurs libanais ont principalement porté sur la Syrie, un sujet qui continue de diviser profondément les Libanais.Comme à chaque fois également, le passage du responsable américain n’a pas manqué de susciter de vives réactions dans les milieux proches du 8 Mars, quand bien même M. Feltman a inclus le président du Parlement, Nabih Berry, dans ses rendez-vous. Autre fait notoire dans le programme de visites du responsable américain, le refus non déclaré du président de la République, Michel Sleiman, de recevoir son visiteur, qui a prétexté le manque de temps à cause de son voyage prévu en Arménie. Une décision qui pourrait être une réaction au...
commentaires (11)

Cher Ali, de grands mots : Tu connais le contenu de ses mallettes, et tu sais même la couleur de sa culotte ? Je ne te savais pas tellement proche de ce mec, toi, l'incorruptible anti Sio/Ricains... Anastase Tsiris

Anastase Tsiris

07 h 19, le 10 décembre 2011

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Commentaires (11)

  • Cher Ali, de grands mots : Tu connais le contenu de ses mallettes, et tu sais même la couleur de sa culotte ? Je ne te savais pas tellement proche de ce mec, toi, l'incorruptible anti Sio/Ricains... Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    07 h 19, le 10 décembre 2011

  • On a pas besoin de vos armes, ni de vos conseils, ni de vos incitations quelque soit la quantité de dollars que vous portez dans vos mallettes. Votre CIA est devenue quasiment aveugle chez nous par contre nous connaissons désormais la couleur et la marque de votre culotte! Il arrivera un jour où vous recevrez des tomates pourries vous aussi car nous sommes justes et il n' y a pas de raisons que seul ce "pauvre" Ambassadeur Ford les prenne pendant que vous êtes assis à siroter votre café derrière un bureau à Washington!

    Ali Farhat

    16 h 40, le 09 décembre 2011

  • Mais pourquoi impliquer notre patriache dans les affaires des autres?? Ce n'est pas le rôle du patriache maronite d'interferer dans les affaires des autres. Les USA croient que le patriache sera écouté par Bachar?? Qu'ils aillent voir les imams alaouite en syrie, qu'ils voient avec qui il veulent...En syrie...Mais laissez le Liban en dehors de tout ceci. Nous avons déjà assez de mal avec ces têtes brulées chez nous, qui ont d'ores et déjà annoncé qu'ils appuient Assad et combattront jusqu'à la mort pour son régime totalitaire. Qu'ils aillent au Diable avec lui s'ils le souhaitent tellement....Mais qu'on laisse tranquille les autres libanais et le Liban. Laissez notre patriache s'occuper de ses ouailles et des Libanais. Mais NIET pour la syrie. Les citoyens syriens ont vécu dans le calme durant les 15 ans de guerre au liban..Il faudra appliquer le même principe pour le Liban durant toute la guerre en syrie ( qui prendra du temps à mon avis). C'est égoiste en apparence mais dans le fond, je cherche l'intérêt des citoyens de mon pays avant celui des autres pays.

    Jean-Pierre EL KHOURY

    06 h 57, le 09 décembre 2011

  • Pourquoi M. Feltman ne parle pas de la "sauvagerie" d'Israel au Liban et de celle des Etats-Unis et de la Syrie pendant les quinze annees de guerre civile au Liban? Pourquoi les Americains ne s'etaient-ils pas offusque et n'avaient pas fait bouge le monde entier pour condamner et surtout, faire cesser les tueries au Liban comme ils le font aujourd'hui pour la Syrie, pour soi-disant "proteger" le peuple syrien? Bottom line: on en a assez de vous les Americains! Foutez-nous la paix vous et Israel!

    Michele Aoun

    05 h 42, le 09 décembre 2011

  • J'espère que Monseigneur Raï ne va pas tomber dans ce piège tendu par Feltman qui cherche à nous opposer les uns aux autres encore plus que nous le sommes. Le rôle du patriarche n'est pas du tout de jouer au stratège politique ou de guerre, que ce soit chez nous ou ailleurs.

    Robert Malek

    04 h 49, le 09 décembre 2011

  • Vous êtes vraiment gonflés vous les Amerloques. Vous allumez les mèches de la discorde, de la guerre et des révolutions un peu partout dans le monde, ensuite vêtus de votre habit de justicier hypocrite, vous appelez à la paix. Vous y tenez? Alors foutez-nous la paix et voyez comme elle reviendra au galop. Hit the road Jeff!

    Tina Chamoun

    04 h 07, le 09 décembre 2011

  • M. Feltman encore une fois avec sa visite au Liban nous laisse vraiment croire que les jambes de la diplomatie américaine ne sont pas bien solides, et ses yeux ne sont pas toujours clairvoyants. Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    04 h 07, le 09 décembre 2011

  • Il vient demander/quémander et ne veut pas écouter ! C'est plus comme ça que ça se passe fetman, il faut écouter ceux qui ont envi de vous dire you are wrong sur tous les points de votre politique de discorde et de zizanie, on vous a démasqué de tous les côtés de la facette, si vous voulez aider à équiper l'armée, pas besoin de parler ni de venir nous enquiquiner, faites comme on vous exigera de le faire, cad des armes , des vrais adaptées à la barbarie israélienne, et on sait ce qu'on veut, et seulement et après on décidera de savoir si la résistance du hezb n'a plus lieu d'être. Retournez chez vous faire vos home works. Il y a du pain sur la planche avant qu'on se fâche.

    Jaber Kamel

    03 h 38, le 09 décembre 2011

  • Monsieur Feltman. Monsieur Feltman. Débarrassez-nous de l'occupation israélienne à Chebaa et Kfarchouba. Laissez tout le reste à nos soins, nous Libanais. Vous n'en serez que bien satisfait et heureux. Et nous n'oublierons jamais ce que les Etats-Unis auront fait pour nous.

    Halim Abou Chacra

    02 h 24, le 09 décembre 2011

  • - - Quel culot , il n'a pas froid aux yeux cet envoyé responsable des troubles chez nous et ailleurs .. Bravo au président de la République de l'avoir zappé et royalement ignoré , Sa Béatitude n'aurait pas dû le recevoir , surtout que c'est l'architecte des malheurs des Maronites , de Taef , et celui , qui a annulé sa visite à la maison blanche !! Qu'il reste avec ses (Z) amis ; nous n'attendrons pas Wikileaks pour connaître la couleur et la dose du poison versé des deux côtés cette fois .

    JABBOUR André

    00 h 03, le 09 décembre 2011

  • Faites Monsieur Feltman votre politique étrangère, et donnez vos conseils, là où vous voulez, vous-même. Ne mêlez ni notre Patriarche et ni notre gouvernement ou nos politiciens dans vos manoeuvres et vos manigances régionales ou autres. Nous avons, chez nous, assez de préoccupations qui nous rongent, et de chats à fouetter. Cela nous suffit. Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    19 h 16, le 08 décembre 2011

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