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À La Une - La Femme De La Semaine

Dilma Rousseff : "Ce que la vie demande, c’est du courage"

L’ex-guérillera a mis en place une Commission vérité chargée d'enquêter pour la première fois sur les violations des droits l'Homme commises sous la dictature militaire.

Dilma Rousseff, fin novembre 1970, devant les juges du tribunal militaire de Rio de Janeiro, en pleine dictature. Une photo inédite qui a été reproduite récemment dans une biographie de la présidente brésilienne intitulée "La vie demande du courage". Sur cette photo, Dilma, âgée de seulement 22 ans, qui a déjà subi une vingtaine de jours de torture, répond, menton levé et regard de défi, aux questions des juges. Des militaires qui, eux, cachent leur visage pour ne pas être reconnu. Une photo qui a fait le tour du Brésil.

"Ce que la vie demande c’est du courage", a dit Dilma Rousseff lors de son discours d’investiture, le 1er janvier 2011, citant ainsi une phrase du grand écrivain brésilien Guimaraes Rosa. Un courage incontestable qui a permis à cette ex-guérillera, âgée aujourd'hui de 63 ans, de devenir la première femme à être élue à la tête du Brésil.

 

Dilma n'a que 16 quand elle commence à militer contre la dictature. Rapidement, elle rejoint plusieurs organisations armées clandestines, avant d'intégrer, dans les années 60, le mouvement de résistance à la dictature brésilienne. Dilma devient même membre du Commando de libération nationale (extrême-gauche), qui sera rebaptisé, plus tard, VAR-Palmares.

 

Au Brésil, la dictature a commencé avec le coup d'État du 31 mars 1964, mené par le maréchal Castelo Branco. Un coup d'Etat qui a entraîné le renversement du président élu João Goulart et de la deuxième république et l'instauration d'un régime militaire qui va durer jusqu'à l'élection de Tancredo Neves en 1985.

 

En 1970, alors qu’elle n’a que 22 ans, la "guérillera" Dilma est arrêtée à Sao Paulo et condamnée par un tribunal militaire. Elle est détenue pendant près de trois ans et torturée pendant 22 jours. Ses tortionnaires cherchent à lui arracher le nom d'autres militants. Mais la jeune femme ne lâche rien. "J’ai été sauvagement torturée, et je peux vous dire que mentir sous la torture n'est pas facile. Et j'en suis fière car j'ai sauvé la vie de mes compagnons", dira Dilma Rousseff en 2008. Alors qu'elle est incarcérée, Dilma est surnommée la "Jeanne d'Arc de la guérilla".

 

Quarante ans plus tard, cette ex-militante, devenue président du Brésil, est toujours engagée. En novembre 2011, Dilma Rousseff a mis en place une Commission vérité chargée d'enquêter pour la première fois sur les violations des droits de l'Homme commises sous les régimes militaires et de faire la lumière sur les cas de disparitions forcées. Une première dans ce pays qui est le seul de la région à n'avoir ni ouvert d'enquête ni jugé les responsables de ses régimes militaires.

"Ces violations ne seront plus jamais à l'abri du secret", a déclaré Dilma Rousseff. "Il est fondamental que la population, surtout les jeunes et les générations futures, connaissent notre passé, quand tant de gens ont été faits prisonniers, torturés et tués. La vérité sur notre passé est fondamental pour que ces faits qui ont entaché notre histoire ne se reproduisent jamais".

"Ce que la vie demande c’est du courage", a dit Dilma Rousseff lors de son discours d’investiture, le 1er janvier 2011, citant ainsi une phrase du grand écrivain brésilien Guimaraes Rosa. Un courage incontestable qui a permis à cette ex-guérillera, âgée aujourd'hui de 63 ans, de devenir la première femme à être élue à la tête du Brésil.
 
Dilma n'a que 16 quand elle commence à militer contre la dictature. Rapidement, elle rejoint plusieurs organisations armées clandestines, avant d'intégrer, dans les années 60, le mouvement de résistance à la dictature brésilienne. Dilma devient même membre du Commando de libération nationale (extrême-gauche), qui sera rebaptisé, plus tard, VAR-Palmares.
 
Au Brésil, la dictature a commencé avec le coup d'État du 31 mars 1964, mené par le maréchal Castelo Branco. Un...
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