Le but de mon écrit est d’exprimer ma révolte devant les insultes répétées de certains critiques français atteignant les convictions religieuses. C’est avec un grand respect pour la seconde patrie de mon cœur que j’expose mon indignation et mon inquiétude.
Cette France que j’aime, où est-elle donc passée ? Je ne la retrouve plus dans les abus, les excès, les licences de langage et surtout le manque de respect des croyances qui va jusqu’au déni du sacré. Si la république, par opposition à la monarchie absolue, a institué le culte de la déesse raison, jusqu’à la déraison, elle a, en séparant l’Église de l’État, presque déchristianisé les tendances populaires...
Pour nombre de Français, la laïcité est la référence absolue, et tout ce qui a rapport à la religion, tout ce qui représente les symboles du christianisme ou de l’islam, est considéré comme un crime de lèse-république. Que deviennent donc cette liberté et cette fraternité ? Subsistent-elles à travers les polémiques qui se succèdent, toutes plus scandaleuses les unes que les autres et qu’il serait trop long de citer.
Je m’attarderai sur un des derniers scandales. Un soir, j’ai eu la malchance, ou la chance je ne sais trop, d’assister à une émission « à coucher dehors » où l’on ne craint pas de massacrer les autres en se gargarisant de mots, sans aucun respect pour l’humain et le religieux, avec des plaisanteries douteuses et irrespectueuses, alors que ce qu’il y a de plus divin est immolé sur l’autel de la syntaxe et de la rhétorique. Il y a cet écrivain (dont je ne citerai pas le nom, il se reconnaîtra sûrement, s’il vient à lire ces lignes) qui déclarait, à propos de la pièce de théâtre dans laquelle on éclabousse d’excréments le visage du Christ (créant une controverse parmi des milliers de chrétiens, traités par ailleurs de « fondamentalistes » ) : « Mais la liberté d’expression, c’est sacré ! » Je lui demande donc : cette liberté est-elle plus sacrée que le Christ ? La preuve irréfutable qu’il existe un manque de Dieu c’est justement le fait que les gens se tournent vers ces églises à but lucratif, offrant une simili-spiritualité à coup d’euros ; et qui voient plus tard leur aventure se terminer en dislocation de la famille, en ruines et très souvent en suicide. Lorsque l’on élimine la religion des institutions publiques, on risque de pousser le peuple vers le déni de Dieu et vers l’athéisme. Qu’adviendra-t-il des générations montantes sans la référence morale de la religion? Quel sera l’avenir d’une société sans le cadrage spirituel de l’esprit de Dieu ? (Tous ces crimes commis dans les écoles françaises ne sont-ils pas causés par le manque de morale religieuse ?) Comment ne pas comparer cet espace public commun, qui rejette toute marque personnelle de conviction religieuse, et où le Christ divin est traité comme un simple gourou, avec notre pays ; où se côtoient le voile et la croix, avec naturel et en toute amitié ?
Si la préciosité du langage dans le théâtre de Molière frise le ridicule, la diarrhée verbale de certains critiques des chaînes télévisées, qui utilisent les symboles spirituels dans un but de persiflage et de cynique débat, tend à la médisance et à la diffamation. Toujours sous le couvert d’une liberté d’expression et sous prétexte de traduire un réalisme indécent, le rire se transforme en une scandaleuse vulgarité, quand certains animateurs, écrivains, journalistes défigurent les valeurs françaises. Ils devraient se remettre en question, dans une autocritique, et revoir les priorités de leur pays, dans le monde francophone, qui prône un universalisme humanitaire et culturel. La liberté, l’égalité et la fraternité ont besoin du respect de l’autre, et de ses croyances pour se propager dans les sociétés mixtes et métissées. Alors que la France porte bien haut le flambeau de ces lumières diffusées depuis le XVIIIe siècle (siècle des lumières), certains Français devraient s’y conformer et ne pas trahir ce message de finesse, d’intelligence et de savoir-vivre qu’elle transmet.
En cette ère de la mondialisation et de l’Internet, il n’existe plus de plateau de chaîne déterminée. La scène devient la surface de la terre et les spectateurs tous les habitants de la planète.
Molly SELWAN


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef