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Couverture spéciale de la révolte en Syrie - Révolte

Damas affiche son mépris face aux Arabes et... 40 morts

Washington accuse l’Iran de soutenir et de faciliter le meurtre de Syriens
La communauté internationale cherche « des moyens pacifiques » pour mettre fin aux « assassinats et à la brutalité » en Syrie, a déclaré hier le sous-secrétaire d’État aux Affaires du Proche-Orient, Jeffrey Feltman.
« Puisque notre objectif à tous est de trouver des façons de mettre fin aux assassinats et à la brutalité, nous recherchons des moyens pacifiques pour y parvenir », a-t-il ainsi indiqué à Amman lors d’une tournée régionale. « Autoriser les observateurs à entrer (en Syrie), permettre aux médias d’y être, ça c’est un moyen pacifique de faire cesser le cycle soutenu des violences qu’Assad semble déterminé à imposer à la Syrie », a-t-il poursuivi.
M. Feltman a aussi, et surtout, accusé l’Iran de soutenir la répression. « L’Iran soutient et facilite le meurtre de Syriens. Il apporte son aide à Assad. Il fournit une assistance technique pour intercepter les communications de l’opposition », a-t-il précisé. « L’Iran est impliqué activement et essaie d’aider Assad à écraser les manifestations pacifiques en Syrie. Je ne peux pas imaginer que cela soit une bonne chose pour les relations à long terme entre l’Iran et la Syrie, et c’est très bien pour nous », a-t-il estimé. Rappelons toutefois que Téhéran avait critiqué la répression violente des manifestations par le régime, tout en accusant les États-Unis et Israël d’encourager les troubles, et condamné la décision de la Ligue arabe de suspendre la Syrie de l’organisation panarabe.

Encore un non aux Arabes...
Plus encore, les responsables syriens ont laissé passer une nouvelle chance d’éviter davantage de sanctions arabes en ignorant hier le délai donné par la Ligue pour accepter l’envoi d’observateurs dans le pays où, selon l’ONU, la répression a fait 4 000 morts en huit mois et demi.
Un comité ministériel arabe avait annoncé samedi soir que la Syrie avait jusqu’à hier pour signer ce fameux protocole sur l’envoi d’observateurs chargés de surveiller les faits sur le terrain et éviter davantage de sanctions. Mais aucune délégation syrienne ne s’est rendue à Doha pour parapher le document, Damas ayant demandé de « nouveaux éclaircissements » par rapport à « ce qui lui est proposé », a indiqué un haut responsable au Qatar sous le couvert de l’anonymat. Un analyste à Damas a en effet estimé qu’il y avait « très peu de chances » que le régime accepte la venue d’observateurs selon les conditions proposées par la Ligue arabe, laquelle, après les sanctions occidentales visant à faire cesser la répression, avait accru encore l’isolement du régime syrien en prenant à son tour des sanctions, entrées en vigueur le 27 novembre.
Dans ce même contexte, la Turquie a estimé que la Syrie a nui à ses propres intérêts en suspendant l’accord de libre-échange bilatéral en rétorsion aux sanctions prises par Ankara contre Damas, a rapporté hier l’agence turque Anatolia, citant un communiqué gouvernemental. Rappelons que la Turquie, l’un des principaux partenaires économiques de la Syrie, avait emboité mercredi le pas à la Ligue arabe et annoncé une série de sanctions économiques contre le régime syrien, dont un gel des transactions commerciales et un gel des transactions entre les banques centrales turque et syrienne.

Défections
En attendant, sur le terrain, la machine de guerre du régime ne s’est pas arrêtée. Quarante personnes ont été tuées rien qu’hier par les forces de sécurité et les « chabbiha », dont trois enfants de 11, 14 et 16 ans, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) basé à Londres. Près d’Idleb (Nord-Ouest), un chauffeur a été tué par des balles tirées sur son minibus depuis un barrage. Les trente autres victimes ont été tuées à Homs, un haut lieu de la révolte dans le centre du pays, assiégé par les forces de sécurité depuis plus de deux mois, selon la même source. Samedi, au moins 23 personnes avaient été tuées à travers le pays, dont 11 civils, a rappelé l’OSDH.
Par ailleurs, une dizaine d’agents de la police secrète syrienne (les renseignements...) auraient fait défection dans la nuit de samedi à dimanche à Idleb, près de la frontière turque, toujours selon l’opposition. C’est la première fois depuis le début des troubles en mars dernier qu’un nombre aussi important de membres des forces spéciales de sécurité changent de camp, a-t-on précisé de même source.
De même, le Conseil national syrien (CNS), qui regroupe tous les opposants, a appelé hier à la grève générale, à partir du 11 décembre, en protestation contre la répression dans le pays. Cette grève devrait aller crescendo pour atteindre la désobéissance civile et inclurait les universités, les écoles, les télécommunications, les commerces, les transports ainsi que les employés gouvernementaux.
Enfin, la blogueuse syrienne Razan Ghazzawi a été arrêtée hier par les autorités syriennes à la frontière syro-jordanienne. Elle était en route pour un séminaire à Amman sur la liberté de la presse dans le monde arabe.
(Sources : agences et rédaction)
La communauté internationale cherche « des moyens pacifiques » pour mettre fin aux « assassinats et à la brutalité » en Syrie, a déclaré hier le sous-secrétaire d’État aux Affaires du Proche-Orient, Jeffrey Feltman. « Puisque notre objectif à tous est de trouver des façons de mettre fin aux assassinats et à la brutalité, nous recherchons des moyens pacifiques pour y parvenir », a-t-il ainsi indiqué à Amman lors d’une tournée régionale. « Autoriser les observateurs à entrer (en Syrie), permettre aux médias d’y être, ça c’est un moyen pacifique de faire cesser le cycle soutenu des violences qu’Assad semble déterminé à imposer à la Syrie », a-t-il poursuivi. M. Feltman a aussi, et surtout, accusé l’Iran de soutenir la répression. « L’Iran soutient et facilite le meurtre de Syriens. Il...