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À La Une - Révolte

Répression syrienne sans frontières : plusieurs Libanais blessés

Tirs syriens contre les localités de Wadi Khaled et de Arida.

Sur cette photo datée de mai 2011, la région sunnite de Wadi Khaled, au Akkar, est envahie par les réfugiés syriens qui fuyaient les tirs et les bombardements dans leur pays. Photo archives Michel Hallak/an-Nahar

L’armée syrienne, qui mène depuis 8 mois une répression sanglante contre les manifestants anti-régime, a ouvert le feu sur plusieurs localités frontalières, faisant au moins cinq blessés libanais.

 

Une femme a été atteinte dans la localité de Wadi Khaled par des tirs de soldats syriens en provenance du côté syrien de la frontière, a déclaré à l'AFP Mahmoud Khazaal, un ancien maire de la région. Une source médicale a fait état d'un autre blessé, un Syrien, par les tirs en territoire libanais, qui a été hospitalisé.

Selon des habitants de Wadi Khaled, le bruit des combats, notamment les tirs d'obus, dans la ville syrienne de Tall Kalakh située à la frontière entre les deux pays, pouvait être entendu jusqu'à leur localité.

 

M. Khazaal a expliqué que les tirs en direction de Wadi Khaled, qui ont duré une heure, avaient commencé après le rassemblement de réfugiés syriens du côté libanais de la frontière pour dénoncer le bombardement de Tall Kalakh par les forces du régime chargée de la répression de la révolte populaire en Syrie. L'armée syrienne a tiré de manière indiscriminée, a-t-il dit.

 

Selon des témoins, toutes les habitations proches de la frontière dans cette région ont été évacuées. Des milliers de Syriens ont fui ces derniers mois la répression à Tall Kalakh et dans d'autres régions frontalières pour se réfugier au Liban.

 

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), des dizaines de personnes ont été blessées vendredi à Tall Kalakh par des tirs de mitrailleuses lourdes de l'armée. "Le pilonnage de Tal Kalakh aux mitrailleuses lourdes et moyennes se poursuit dans cette localité encerclée par des dizaines de véhicules militaires blindés" depuis mercredi, a précisé l'OSDH dans un communiqué.

Ces attaques "sont menées conjointement par l'armée syrienne, les services de sécurité et les chabbiha", les milices loyales au régime, a-t-elle ajouté.

Jeudi, les déserteurs avaient quitté la ville pour lui éviter une opération militaire d'envergure, a indiqué l'OSDH en relevant que les habitants n'avaient pu fuir vers le Liban "en raison du déploiement des forces syriennes sur toute la frontière" avec le Liban.

 

La région libanaise de Arida aurait également été la cible de tirs syriens, selon les chaînes Al-Arabiya et MTV. Trois personnes ont été blessées, dont une femme. Les habitants appellent l'armée à intervenir, faute de quoi ils ont annoncé qu'ils se défendraient eux-mêmes.

 

Si les Libanais ont été touchés, aujourd'hui, par les débordements de la crise syrienne, les dissidents syriens réfugiés au pays du Cèdre sont depuis plusieurs mois rattrapés par la répression. Nombre d'entre eux vivent dans la peur d’être enlevés ou arrêtés. Selon le Conseil national syrien (CNS), qui regroupe la majorité des courants de l'opposition en Syrie, au moins treize opposants syriens ont été enlevés au Liban au cours des derniers mois.

 

"Nous avons été informés de dizaines de cas supplémentaires de Syriens enlevés au Liban, frappés ou menacés, simplement parce qu'ils sont opposés au régime syrien", indiquait, fin novembre, Omar Idlibi, un porte-parole des Comités locaux de coordination (LCC), autre formation de l'opposition syrienne. "Beaucoup d'entre eux nous ont demandé de ne pas révéler leur nom ou quoi que ce soit sur ce qui leur est arrivé, car ils ont le sentiment qu'ils ne seront absolument pas protégés par l'Etat libanais", ajoutait M. Idlibi, basé à Beyrouth.

 

Parmi ces cas d'enlèvements, M. Idlibi a cité l'exemple de cinq militants syriens ayant traversé la frontière avec le Liban pour être aussitôt arrêtés par les forces de sécurité libanaises et remis aux Syriens.

Autres cas concrets: ceux de Chebli al-Ayssami, 86 ans, un opposant disparu au Liban depuis mai, et de trois frères d'une même famille, portés disparus depuis mars après que l'un d'entre eux a été vu en train de distribuer des tracts à Beyrouth appelant à une manifestation anti Assad.

 

Par ailleurs, deux comédiens syriens, Mohamed et Ahmed Malas, des jumeaux de 29 ans connus pour leurs pièces satiriques à l'égard des autorités, ont indiqué à l'AFP le mois dernier avoir quitté Beyrouth, où ils s'étaient réfugiés dans un premier temps, pour s'installer en Egypte, par crainte d'arrestation ou d'enlèvement.

 

Le chef des FSI, Achraf Rifi, avait indiqué le mois dernier à une commission parlementaire avoir des preuves de l'implication de l'ambassade de Syrie et d'officiers de sécurité libanais dans l'enlèvement d'Ayssami et la disparition des trois frères. L'ambassade a nié.

 

D'après les autorités libanaises, près de 5.000 Syriens, dont des opposants et des soldats insoumis, se sont réfugiés au Liban depuis la mi-mars, date du début de la contestation contre le régime syrien qui a fait, selon l'ONU, plus de 4.000 morts.

 

Aussi dans l’actualité : Pétrole, ministres, médias … la liste des sanctionnés syriens par l’UE s’allonge

 

L’armée syrienne, qui mène depuis 8 mois une répression sanglante contre les manifestants anti-régime, a ouvert le feu sur plusieurs localités frontalières, faisant au moins cinq blessés libanais.
 
Une femme a été atteinte dans la localité de Wadi Khaled par des tirs de soldats syriens en provenance du côté syrien de la frontière, a déclaré à l'AFP Mahmoud Khazaal, un ancien maire de la région. Une source médicale a fait état d'un autre blessé, un Syrien, par les tirs en territoire libanais, qui a été hospitalisé.
Selon des habitants de Wadi Khaled, le bruit des combats, notamment les tirs d'obus, dans la ville syrienne de Tall Kalakh située à la frontière entre les deux pays, pouvait être entendu jusqu'à leur localité.
 
M. Khazaal a expliqué que les tirs en direction de Wadi Khaled, qui ont duré une...
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Ils tiraient des alouettes, à coups de mitrailleuses, du côté syrien de la frontière, mais les balles ricochaient vers le Liban. Chasse oblige ! Anastase Tsiris

Anastase Tsiris

12 h 55, le 02 décembre 2011

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Commentaires (5)

  • Ils tiraient des alouettes, à coups de mitrailleuses, du côté syrien de la frontière, mais les balles ricochaient vers le Liban. Chasse oblige ! Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    12 h 55, le 02 décembre 2011

  • Juste une question...c'est quoi ces bâtiments énormes ?je pensais que Wadi Khaled ,c'était un peu plus modeste...étonnant Liban!

    GEDEON Christian

    11 h 15, le 02 décembre 2011

  • - - Rectification ; Dommages collatéraux , Collateral damage ( sic ) Donald Rumsfeld guerre d'Irak !!!

    JABBOUR André

    09 h 29, le 02 décembre 2011

  • Le régime syrien, aux abois, cherche petit à petit à nous embarquer dans sa galère qui prend l'eau davantage jour après jour. Aux Libanais et à leur gouvernement de ne pas tomber dans ce piège, nous avons assez donné, surtout à la Syrie pendant 29 ans. Le Liban n'a besoin que d'une seule chose, c'est qu'on lui foute la paix. Ainsi nos dirigeants pourront enfin songer à s'occuper de leur pays.

    Robert Malek

    09 h 21, le 02 décembre 2011

  • - - Ce titre et cette guerre , répression Syrienne sans frontières , me rappellent l'armée américaine , quand elle pourchassait les " terroristes " Sadamistes .. !! en engageant une guerre sans frontières contre eux , avec des victimes collatérales des trois côtés de la frontière Irakienne ! d'où la fameuse déclaration du ministre US de la défense de l'époque , Mr Donald Rumsfeld , quand il répondait à une question sur les victimes " soit disant innocentes " , il disait , qu'il n' y avait pas de guerre sans dommages collatérales .. Et c'est une armée étrangère qui faisait la guerre aux Irakiens chez eux ! Mais en Syrie , c'est le pouvoir Syrien et l'armée Syrienne , qui mettent de l'ordre chez eux , contre une invasion terroriste fanatique , qui cherche à leur faire subir la même chose , qu'ils NOUS ont fait subir à nous Libanais au Liban , pendant 30 ans de guerre , face à de fanatiques mercenaires arabo-slafo-wahabites , qui sont les mêmes aujourd'hui en Syrie , entrain de faire un Remake de notre guerre civile , pour arriver à LEUR TAEF SYRIEN .... Suivez mon regard .

    JABBOUR André

    09 h 10, le 02 décembre 2011

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