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Liban - Ligne Bleue

Les diplomates s’inquiètent, les milieux politiques s’indignent

« Pas de stabilité tant que les armes illégales n’ont pas été ramassées », a averti M. Samir Geagea.

Au lendemain de la chute d’obus sur la Galilée et de la riposte israélienne, un calme prudent régnait à la frontière sud du pays où l’État hébreu a renforcé sa présence militaire et ses patrouilles.
Au niveau politique, les tirs d’obus vers Israël ont soulevé une vague d’indignation, notamment au sein des composantes du 14 Mars, alors que dans les milieux diplomatiques l’incident a été considéré comme « inquiétant ».
Le coordinateur spécial par intérim de l’ONU au Liban, Robert Watkins, a dénoncé le réchauffement provisoire du front du Liban-Sud, déplorant « un incident extrêmement regrettable » et exprimant l’espoir qu’il s’arrêtera là. L’ambassadeur de France, Denis Pietton, qui a rendu visite hier à cheikh Afif Naboulsi, a exprimé le souhait d’un maintien de la stabilité dans la partie méridionale du pays, rappelant que la Finul se trouve dans ce secteur, sur base de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, afin d’y préserver la paix et la sécurité.
Dans le communiqué qu’il a publié au terme de sa réunion, le secrétariat général du 14 Mars a condamné les tirs de roquettes en direction d’Israël à partir du Liban-Sud, qui constituent « une violation flagrante de la résolution 1701 et mettent de nouveau le Liban face à l’éventualité d’une guerre avec l’ennemi israélien, ce qui place l’ensemble de la société libanaise, et les habitants au Liban-Sud en particulier, à découvert face à de sinistres aventures ». « Cette violation – qui intervient à une étape particulièrement délicate au niveau régional, le régime syrien menaçant d’une conflagration régionale et le Hezbollah exprimant son soutien répété à ce régime syrien chancelant – constitue une tentative de ramener le Liban à la logique de l’arène de combat, alors qu’il lui faut désormais passer à celle de l’État possédant le monopole de la violence et de la décision de guerre et de paix, note le communiqué du 14 Mars. L’État libanais, toute hiérarchie constitutionnelle confondue, du président de la République, qui est le garant de la Constitution, au Premier ministre et au gouvernement, assume collectivement les conséquences de tels actes irresponsables. Le secrétariat général appelle à faire la lumière sur les circonstances de cette violation grave et à prendre les mesures nécessaires pour empêcher de nouvelles violations. La persistance des armes et des îlots de sécurité qui échappent au contrôle de l’État ouvrent la voie à la récurrence de tels incidents », ajoute le communiqué du 14 Mars.

Geagea, les armes illégales et le dialogue
Le chef du parti des Forces libanaises, Samir Geagea, a pour sa part critiqué « ceux qui tentent de minimiser l’importance de l’incident de la nuit de lundi à mardi dans la zone d’opération de la Finul » et a fait assumer la responsabilité de cet incident à l’armée, à l’État libanais et à la force internationale. Selon lui, le tir de roquettes « met de nouveau en relief la nécessité du retrait de toutes les armes détenues illégalement, que ce soit par les intégristes ou autres, notamment dans les régions de Halwa, Kossaya, Sultan Yaacoub, sans compter les camps palestiniens et les armes du Hezbollah ». « Sinon, a-t-il averti, le Liban ne connaîtra jamais la stabilité. »
M. Geagea a, en outre, considéré qu’une relance de la conférence nationale de dialogue « est inutile dans les conditions actuelles, puisque la partie concernée (le Hezbollah) refuse d’engager un dialogue autour du dossier dont nous nous plaignons », à savoir les armes.
L’ancien Premier ministre, Sélim Hoss, a de son côté fait paraître un communiqué, au nom du Forum de l’action nationale, pour dénoncer le tir de roquettes. « Cet acte irréfléchi a donné à Israël un prétexte pour bombarder le Liban », a-t-il déploré, estimant que « la résistance contre Israël ne s’opère pas à travers un pilonnage improvisé du territoire israélien, mais à travers une action méthodique et réfléchie, menée par des organisations qui assument la responsabilité de leurs actes et qui peuvent les justifier ». Il a aussi insisté sur le fait que le Liban ne doit pas être seul le porte-étendard de la résistance, partant du principe que celle-ci ne sera efficace que si elle est menée par tous les Arabes, ou du moins par les pays riverains, soit le Liban, la Syrie, la Jordanie et éventuellement l’Irak.
Au lendemain de la chute d’obus sur la Galilée et de la riposte israélienne, un calme prudent régnait à la frontière sud du pays où l’État hébreu a renforcé sa présence militaire et ses patrouilles.Au niveau politique, les tirs d’obus vers Israël ont soulevé une vague d’indignation, notamment au sein des composantes du 14 Mars, alors que dans les milieux diplomatiques l’incident a été considéré comme « inquiétant ».Le coordinateur spécial par intérim de l’ONU au Liban, Robert Watkins, a dénoncé le réchauffement provisoire du front du Liban-Sud, déplorant « un incident extrêmement regrettable » et exprimant l’espoir qu’il s’arrêtera là. L’ambassadeur de France, Denis Pietton, qui a rendu visite hier à cheikh Afif Naboulsi, a exprimé le souhait d’un maintien de la stabilité dans la...
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