Hillary Clinton à son arrivée hier en Birmanie. Saul Loeb/Pool/Reuters
Juste avant d’arriver en Birmanie, Mme Clinton a souligné hier que les États-Unis espéraient que les efforts de réformes se traduiraient par un véritable « mouvement pour le changement, qui bénéficiera au peuple ». Elle a indiqué qu’elle déterminerait par elle-même « quelles sont les intentions du gouvernement actuel en ce qui concerne la poursuite des réformes, politiques et économiques ». Elle doit également insister pour la libération de tous les prisonniers politiques – qui seraient entre 500 et plus de 1 600 selon les estimations – et pour la résolution des conflits avec les minorités ethniques, qui n’ont jamais pacifié leurs relations avec le pouvoir central depuis l’indépendance en 1948. Selon des responsables américains, Mme Clinton n’annoncera pas la levée des sanctions économiques, étape qui nécessiterait l’approbation du Congrès. Mais les diplomates américains de haut rang entreprennent rarement un tel voyage sans être prêts à offrir quelque encouragement.
La secrétaire d’État doit rencontrer aujourd’hui le président Thein Sein, ancien général et Premier ministre de la junte, qui pousse désormais pour les réformes, avant de partir pour un entretien à Rangoun avec Aung San Suu Kyi, incontournable interlocutrice des capitales occidentales. Un haut responsable qui l’accompagne a indiqué s’attendre à ce que les dirigeants birmans fassent un geste concernant un des domaines d’inquiétude des Américains : les accusations de coopération avec la Corée du Nord sur un programme d’armement nucléaire. Il a ainsi évoqué la possible future signature par Naypyidaw d’un accord qui permettrait à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) un contrôle renforcé.
De son côté, Mme Suu Kyi a annoncé hier son intention de se présenter aux prochaines élections législatives partielles. « Je participerai certainement aux élections quand elles auront lieu », a lancé la Prix Nobel de la paix au cours d’une visioconférence entre la Birmanie et Washington. Le parti de Mme Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), dissoute par les militaires, a décidé de se réenregistrer et de présenter des candidats aux prochaines élections partielles. L’entourage de l’opposante avait indiqué qu’elle était décidée à conquérir un siège de député. « Nous espérons qu’en ayant certains des nôtres au Parlement, nous pourrons faire deux fois plus de travail que ce que nous faisons (actuellement), parce que nous aurons des activités au Parlement et en dehors », a expliqué l’opposante. « J’espère que la visite de la secrétaire d’État Clinton ouvrira la voie à une relation meilleure (...) et qu’il y aura une sorte d’entente qui profitera à l’avancée des réformes », a encore déclaré Mme Suu Kyi.
(Source : AFP)


Le pays le plus pauvre du monde. Ils s'achètent facilement. Les salaires variaient entre dix et vingt dollars par moi dans les années 90. Je ne crois pas que ça a changé. Il serait bon comme tremplin pour de futures décollages d'attaques aériennes ou de base de missiles. Anastase Tsiris
07 h 38, le 01 décembre 2011