Le Liban appliquera les sanctions imposées par la Ligue arabe à la Syrie voisine même s'il n'a pas appuyé ces mesures punitives, a déclaré à l'AFP mercredi le ministre de l'Economie Nicolas Nahas. "Nous sommes engagés par la mise en application des sanctions de la Ligue arabe", a-t-il dit tout en soulignant l'absence d'échanges commerciaux entre le gouvernement syrien et le Liban.
Dimanche, la Ligue arabe a adopté des sanctions sévères contre la Syrie, les premières de cette ampleur à l'encontre de l'un de ses membres, pour contraindre le régime à faire cesser la répression sanglante de la révolte populaire. Elles prévoient un gel des transactions commerciales avec le gouvernement syrien et de ses comptes bancaires dans les pays arabes, une interdiction de voyager dans les pays arabes pour des responsables syriens ainsi que la suspension des liaisons aériennes entre les pays arabes et la Syrie. La date de l'entrée en vigueur de cette dernière mesure sera fixée prochainement.
"L'Etat libanais n'a pas d'échanges commerciaux ou de transactions financières avec le gouvernement syrien ou la Banque centrale", a dit M. Nahas dont le gouvernement est dominé par le Hezbollah, un allié du pouvoir syrien. Mais il a ajouté que les banques libanaises ne traiteraient pas avec la Banque centrale syrienne ou toute personne visée par les sanctions. Il a également souligné que la Ligue arabe avait clairement signifié que ces sanctions ne s'appliquaient pas au secteur privé.
Le gouverneur de la Banque centrale du Liban (Bdl), Riad Salameh, avait affirmé lundi que Damas n'avait pas de fonds déposés à la Bdl.
La Syrie a pendant trois décennies exercé une tutelle sur son voisin libanais, avant d'être contrainte en 2005 de retirer ses troupes sous la pression de la rue libanaise et de la communauté internationale après l'attentat qui a coûté la vie à l'ancien Premier ministre Rafic Hariri.
Mais elle a toujours de puissants alliés au Liban, et la révolte populaire en Syrie a accentué les divisions entre l'opposition dirigée par Saad Hariri, l'ancien Premier ministre libanais et fils de Rafic Hariri, et le bloc pro-syrien emmené par le Hezbollah.
Dimanche, la Ligue arabe a adopté des sanctions sévères contre la Syrie, les premières de cette ampleur à l'encontre de l'un de ses membres, pour contraindre le régime à faire cesser la répression sanglante de la révolte populaire. Elles prévoient un gel des transactions commerciales avec le gouvernement syrien et de ses comptes bancaires dans les pays arabes, une interdiction de voyager dans les pays arabes pour des responsables syriens...


C'est la journée des scoops, dites donc ! TSL, sanctions, mariage civil... En tout cas ça bouge, et c'est bien. (non, attendez Jabbour, ce n'est pas grâce à GMA-CPL).
08 h 22, le 30 novembre 2011