Sur cette photo transmise par l'agence de presse officielle syrienne SANA, les funérailles d'un policier tué lors des affrontements avec les contestataires. SANA/AFP
Six personnes, dont un adolescent de 12 ans, ont été tuées par les forces de sécurité syriennes dans la région d'Idleb (nord-ouest) alors que dans le sud, à Daël, théâtre de "violents affrontements entre forces de sécurité et déserteurs", sept agents de sécurité ont péri dans l'explosion de leur car, selon des militants syriens.
En dépit des sanctions qui pleuvent de toutes parts contre lui, le régime du président syrien Bachar al-Assad restait mercredi inébranlable dans sa volonté de faire taire la contestation.
Après l’Union européenne, les Etats-unis, la Ligue arabe, c’était au tour de la Turquie, ancien allié du régime de Assad, d’annoncer, aujourd’hui, des sanctions contre Damas. Les sanctions turques comprennent un gel des transactions commerciales avec le gouvernement syrien ainsi qu'un gel similaire entre les banques centrales turque et syrienne, a précisé le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu. Ankara va aussi suspendre sa coopération stratégique avec Damas, bloquer toute livraison d'armes à la Syrie et interrompre les crédits turcs destinés à ce pays.
Parallèlement, une commission de la Ligue arabe examinait aujourd’hui au Caire la liste des responsables du régime syrien interdits de voyage vers les pays arabes et dont les comptes bancaires seront gelés, a-t-on appris auprès de l'organisation. Ce comité spécial, composé de hauts fonctionnaires et de responsables arabes, doit aussi déterminer la date de la suspension des liaisons aériennes entre les pays arabes et la Syrie. Il doit ensuite dresser une liste des produits nécessaires au peuple syrien qui seront exclus de la décision des ministres arabes de suspendre les transactions commerciales avec la Syrie.
Le gouvernement syrien s'est réuni mardi soir pour "discuter" des sanctions internationales adoptées contre le régime et élaborer des mécanismes susceptibles d'en réduire l'impact, ont annoncé les médias officiels à Damas.
En outre, le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU doit tenir vendredi une session spéciale sur la Syrie. La commission internationale d'enquête mandatée par le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a publié lundi un rapport accablant, concluant que les autorités syriennes avaient commis des crimes contre l'humanité dans leur répression des manifestations d'opposants au régime depuis mars. Le rapport évoque notamment des dizaines de cas d’enfants torturés.
A l'ONU, un projet de résolution préparé par l'UE prévoit par ailleurs de condamner "les graves violations systématiques des droits de l'Homme" commises par Damas, et demande que le rapport de la commission d'enquête soit soumis à l'Assemblée générale et au Conseil de sécurité.
Dans le même temps, l'Organisation de coopération islamique (OCI) a tenu une réunion à Jeddah (Arabie saoudite) sur la Syrie, en présence du ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem. Le chef de l'OCI, le Turc Ekmeleddin Ihsanoglu, a proclamé son rejet d'une internationalisation de la crise en Syrie, rappelant son "opposition à une intervention militaire" dans ce pays, mais aussi que l'option policière avait "prouvé son échec à contenir la crise".
A l'issue de la réunion, les ministres des Affaires étrangères de OCI ont appelé le régime de Assad à "répondre aux décisions de la Ligue arabe".
Parallèlement, la télévision publique a annoncé la libération de "912 détenus impliqués dans les événements en Syrie et qui n'ont pas de sang sur les mains". Depuis début novembre, les autorités ont déjà annoncé avoir libéré 1.733 détenus. Selon l'OSDH, plusieurs dizaines de milliers de personnes sont passées par les prisons syriennes depuis le début du mouvement de contestation.
En dépit des sanctions qui pleuvent de toutes parts contre lui, le régime du président syrien Bachar al-Assad restait mercredi inébranlable dans sa volonté de faire taire la contestation.
Après l’Union européenne, les Etats-unis, la Ligue arabe, c’était au tour de la Turquie, ancien allié du régime de Assad, d’annoncer, aujourd’hui, des sanctions contre Damas. Les sanctions turques comprennent un gel des transactions commerciales avec le gouvernement syrien ainsi qu'un gel...


